Politique

Nostalgiques d’un passé sans gloire, hantés par la perte de ses emprises Ouest-Africaines, dépassés par ce vent de souveraineté qui souffle sur notre pays, les dirigeants de la France contemporaine et leurs sbires continuent leur fantasme sur une hypothétique déstabilisation de notre pays et une suspension de l’élan patriotique du peuple mobilisé autour du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Pour ce faire, ils utilisent certains médias, les leurs, pour vulgariser un narratif partial et partiel de la situation qui prévaut dans notre pays en distillant des fausses informations sorties de leur imagination si fertile en mensonge.

Il y a quelques jours, en effet, une fausse nouvelle, faisant état d’un prétendu accord entre le Niger et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la durée de la transition en cours dans notre pays, avait été distillée par certains médias français, dont principalement RFI et France 24, et relayée par des acteurs des médias sociaux partisans du système déchu et par certains compatriotes, probablement par naïveté.

Comme il fallait s’y attendre et à juste titre d’ailleurs, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et le gouvernement ont apporté un démenti catégorique à cette allégation sans fondement mais qui a un mobile et une source.

En effet, le mobile de cette désinformation, cette intoxication, n’est rien d’autre que la volonté manifeste de la France, de ses sujets sous régionaux et de ses valets locaux d’interrompre brutalement l’élan patriotique pris par le peuple et la dynamique souverainiste qui s’est emparée de la Nation dans l’affirmation de sa dignité, la sauvegarde de la patrie et la reconquête de la souveraineté nationale à travers la remise en cause des intérêts français et la dénonciation des accords qui lient le Niger à ce pays.

En représailles contre cette détermination du peuple souverain de prendre son destin en main  et  s’affranchir du diktat du pays du Général Charles De Gaule qui avait, on se souvient, fait recours, à partir de 1944, aux bras valides et soldats de l’Afrique Occidentale Française (AOF) dont beaucoup de nos compatriotes pour libérer son pays, les dirigeants contemporains de la France néo-colonialiste ont décidé d’entreprendre une campagne d’intoxication contre notre pays par le canal de ses médias et par la voix de certains acteurs de l’information acquis à leur malheureuse cause.

La source de toute cette cabale médiatique contre la Niger est justement ce groupe de médias français, RFI et France 24, dont, en vérité, les sièges sont de véritables hôtels de police où se côtoient des agents inquisiteurs, et barbouzes, affublés du titre de journaliste « spécialiste de l’Afrique », qui ne sont pas dans l’information, mais plutôt dans les renseignements.

Le code de conduite propre à ces médias français est simple : la manipulation des esprits pour une déstabilisation du Niger qui s’est extirpé du giron français grâce à la ténacité et la détermination du CNSP et du gouvernement, soutenus par le peuple souverain. L’objectif de ces médias est tout aussi clair : rendre impopulaire le CNSP, diviser les fils et filles de la Nation et les amener à se désolidariser du CNSP.

Il revient donc, à chacun de nous, fils et filles de la Nation, d’avoir la capacité de cerner les objectifs de ces médias français, d’annihiler toute velléité de manipulation des masses par ces médias et de déconstruire leur narratif délibérément erroné dans le but de porter atteinte à la cohésion nationale et saper toutes les actions de mobilisation et d’adhésion aux idéaux du CNSP.

Alou Moustapha (ONEP)

La deuxième réunion du Groupe Multipartite de Concertation (GMC) du Dispositif National de mise en œuvre de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) au Niger au titre de l’exercice 2023 s’est tenue, hier mardi 26 décembre 2023, à la Primature. C’est le directeur de cabinet du Premier ministre, président du GMC, M. Laouali Chaïbou qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux.

Les réflexions au cours de cette rencontre ont planché sur l’état de la mise en œuvre de l’ITIE ; l’examen et l’adoption des termes de référence et règlement intérieur du GMC ; la mise en place des commissions thématiques et divers.

Suite aux évènements du 26 juillet 2023, le Conseil d’Administration de l’ITIE International a, le 9 octobre 2023, décidé de placer le Niger « sous surveillance active pour une période se terminant le 9 janvier 2024 pour suivre de près l’engagement du Niger envers les Principes et Exigences de l’ITIE et ses progrès en matière de respect de celles-ci. S’il devient évident que des aspects importants des principes et exigences de l’ITIE ne sont pas respectés à la fin de la période de suivi, le Conseil d’Administration envisagera de suspendre le Niger conformément à l’article 8.2 de la section 1 de la partie 2 de la norme ITIE 2023 ».

Pour préserver les progrès réalisés et démontrer le respect des principes et exigences de l’ITIE, le Secrétariat Exécutif a, selon le président du GMC, préparé une feuille de route qui s’articule autour des points suivants : réaffirmer l’engagement de l’Etat à mettre en œuvre l’ITIE à travers une correspondance adressée à la présidente du Conseil d’Administration de l’ITIE International ; reconstituer le collège des représentants de l’Etat en tenant compte de la nouvelle architecture gouvernementale et la suspension et/ou la suppression de certaines institutions; organiser immédiatement la réunion du nouveau GMC pour examiner la situation de la mise en œuvre afin d’identifier les défis et dégager les perspectives.

Ainsi, le Premier ministre a, par lettre n°078 du 20 novembre 2023 adressée à la Présidente du Conseil d’Administration de l’ITIE International, réaffirmé l’engagement du Niger à poursuivre la mise en œuvre de l’Initiative. Il a ensuite signé l’arrêté n°0200 du 05 décembre 2023, fixant la composition du Groupe Multipartite de Concertation. « Cet arrêté a pris en compte les observations du comité de validation de l’ITIE International relative à la participation des représentants du Gouvernement aux sessions et activités du GMC », a expliqué M. Laouali Chaïbou. Il appartient désormais aux membres réunis au sein du GMC, a-t-il soutenu, d’identifier les défis et dégager les perspectives pour d’une part, capitaliser les progrès réalisés et d’autre part, dégager des pistes pour améliorer la mise en œuvre.

Selon le secrétaire exécutif de l’ITIE, M. Abdoul-karim Aksar, le Niger comme le Gabon a été mis sous surveillance active par décision du Conseil d’Administration de l’ITIE International. Cette surveillance implique un suivi régulier des actions et déclarations du gouvernement et des parties prenantes relatives aux Industries extractives et à l’espace civique. A ceux-là, s’ajoutent les publications d’informations reçues de certains organismes internationaux. Ces publications et informations sont vérifiées par des appels aux parties prenantes membres ou non du GMC. « A l’issue de cette période de surveillance notre pays doit faire preuve de son engagement à mettre en œuvre l’ITIE à travers l’existence, entre autres, d’un groupe fonctionnel », a précisé le secrétaire exécutif.

Aïchatou Hamma Wakasso (ONEP)
Source : https://www.lesahel.org

Au début du XIXe siècle, quand à l’instigation d’Ousmane dan Fodio, Brahima Seydou Birmali baptisait son Emirat du nom de Liptako, dans un espace rassemblant des portions de terre du Niger, du Burkina Faso et du Mali actuels, l’esclavage, les traites négrières orientale et occidentale avaient déjà entamé l’humanité de nos peuples, en amont. En aval, s’étendant sur deux siècles, le colonialisme et le néocolonialisme, par l’arbitraire de leurs crimes, par la tyrannie de leurs exactions, par la rapacité de leur exploitation, travaillaient à les subjuguer, et à leur ôter toute dignité.

Quels peuples, sur la surface de la terre et en tout temps, pris entre tragédie et drame, ont su, comme les nôtres résister et se reproduire pour combler le déficit démographique ?

Voici l’Afrique après six siècles de dépeuplement et de dépopulation, vive et féconde, disputant à l’Asie la première place, et présentant au monde la population la plus jeune et la plus active, malgré les ponctions esclavagistes opérées dans le vivier humain, malgré les razzias, malgré les millions de morts : les uns ensevelis sous les sables du Sahara, les autres engloutis sous les eaux de l’Atlantique, de la mer Rouge, de l’Océan indien ; en dépit des guerres de conquête meurtrières, des massacres planifiés et des génocides ordonnés.

Greniers incendiés, rapts de bétail, déplacements forcés, hécatombes en cours, au lieu où les frontières du Mali, du Burkina Faso et du Niger se confondent. Là se trouve le Liptako, debout, luttant contre le terrorisme commandité par la France indécrottablement colonialiste, assurément perdante dans la guerre déclarée au Sahel central.

L’augure était dans les termes, inscrit dans le nom, ancré dans le destin.

Liptako insaisissable,

Liptako indomptable,

Liptako qu’on ne terrasse pas.    

Ce que je dis n’est pas que palabre. Par un acte authentique : la Charte, tu graves dans la terre ancestrale, ton droit incessible à l’enracinement, et par l’alliance de tes parties, tu fondes la trinité primordiale.

La bataille du nombre est remportée, reste à gagner, dans la guerre, celle de la dignité.

La Charte et l’Alliance sont filles de la guerre et de la nécessité, comme l’idée de fédération née au Lipako. Il a fallu que le Liptako, suivant la prophétie de Monsieur Kaziendé Léopold devienne « le Katanga de la Haute-Volta, du Niger et du Mali », pour que les trois pays amorcent un rapprochement salvateur. C’est le besoin impérieux de protéger leurs vies, leurs biens et leurs territoires contre les bras armés de l’impérialisme français : les rébellions séparatistes et le terrorisme dit djihadiste, qui les persuade d’opter pour un pacte de défense collective et d’assistance mutuelle.

L’intervention des Forces Armées françaises qui soutenaient plus qu’elles ne combattaient la rébellion et le terrorisme dans la région, les tentatives belliqueuses, mais désespérées de la France de conserver sa zone d’influence, son désir insensé d’affirmer ou de restaurer son ascendant colonial sur les pays de son ancien empire dans un contexte mondial multipolaire, sa volonté de perpétuer la servitude monétaire et économique par le franc CFA, de même que son dessein d’accaparement des ressources minières et énergétiques abondantes de la région, font du conflit du Liptako une guerre de libération et d’indépendance.

L’institution, le 16 septembre 2023 de l’Alliance des Etats du Sahel a relancé la vieille idée de fédération panafricaine. Les réalités objectives du Liptako depuis une décennie au moins, jointes aux enseignements livrés par l’histoire des organisations fédératives permettaient de croire que les trois pays du Sahel central finiraient par mutualiser leurs forces pour combattre l’ennemi commun, et que de cette solidarité agissante sortirait une forme d’organisation qui garantirait l’intérêt général.

L’idée d’une union fédérale africaine n’est pas neuve, elle a été prônée dès le XIXe siècle par le mouvement panafricanisme. Celui-ci a connu des mutations au cours des deux derniers siècles. Du XIXe siècle au XXe siècle, l’idée a été d’abord portée par l’élite de la Diaspora : Henry Sylvester William (Trinidad), William Edward Burghard Du Bois (Etats-Unis), George Padmore (Trinidad), Marcus Garvey (Jamaïque) ; puis par l’élite du continent : Kwame N’Krumah (Ghana), Jomo Kenyatta (Kenya), Modibo Keita (Mali), Djibo Bakary (Niger), Nazi Boni (Haute-Volta), Gamal Abdal Nasser (Egypte), Julius Nyerere (Tanzanie), Sékou Touré (Guinée), Mohamed V (Maroc), Cheikh Anta Diop (Sénégal), Théophile Obenga ((Congo). Le mouvement est aujourd’hui porté par les peuples et animé par la jeunesse africaine.

Si l’objectif ultime demeure l’union d’Etats « africains fédérés au sein d’un gouvernement central démocratique, des côtes libyques de la Méditerranée au Cap, de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien », l’urgence, aujourd’hui, est dans la constitution d’un noyau fédératif primordial.

A y regarder de plus près, le panafricanisme des anciens était un vœu qui s’est consumé dans de multiples déclarations, manifestes et résolutions au fil des Conférences (Paris, 1900) et Congrès (1919 Paris ; 1921 Londres, Bruxelles et Paris ; 1923 Londres et Lisbonne ; 1927 New-York ; 1945 Manchester ; 1974 Dar es Salam ; 1994 Kampala ; 2014 Johannesburg). La démarche fédérative des Etats du Sahel central, plus qu’un vœu, est une nécessité.

En 2022, dans mon ouvrage : Désensorceler l’Afrique. Sens et Devenir, j’écrivais que les conditions objectives et psychologiques de l’unité fédérale sont réunies dans le Sahel central. Cette région comprend le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les trois pays sont depuis plus d’un siècle sous domination politique, économique et militaire de la France. De plus, dans ces pays dont le sous-sol regorge d’immenses ressources naturelles, se déroule une guerre dite contre le terrorisme, qui est en réalité une guerre coloniale ou de recolonisation, qui, de proche en proche deviendra une guerre de libération et d’indépendance. L’extraversion des économies nationales, la mainmise sur les ressources naturelles, la position quasi monopolistique des entreprises françaises dans les secteurs essentiels, le contrôle de la monnaie par le trésor français, l’intervention dans la vie politique locale, dans les élections, la désignation des dirigeants par le truchement de la Françafrique notamment, la présence des bases militaires françaises, témoignent de cette domination multiforme.

Le terrorisme transfrontalier, le vécu commun des horreurs de la guerre d’une part et d’autre des frontières, de même que le rejet de l’hégémonie française ont renforcé le sentiment d’appartenance à un espace commun. Ces facteurs ont aussi rendu possible une unité d’action.

Les manifestations de la jeunesse malienne ayant contribué au départ des forces françaises du pays, celles de la jeunesse burkinabè qui ont d’abord ralenti le convoi de la force Barkhane à Bobo Dioulasso et à Ouagadougou, et l’ont mobilisé à Kaya pendant une semaine, les manifestations de la jeunesse nigérienne qui ont arrêté le même convoi à Téra, au prix de nombreux morts et blessés, au cours du mois de novembre 2021, témoignent à la fois du refus de la domination française, de la conscience d’entreprendre des actions communes pour se libérer de cette domination. Ces sentiments sont portés par une jeunesse qui se réclame du panafricanisme. Ce panafricanisme nouveau n’est pas celui des élites, il n’est pas celui des intellectuels, même si on y trouve des réminiscences de ceux. C’est un panafricanisme pragmatique, celui des peuples, dont la jeunesse est le porte-flambeau sur le terrain.

Pour toutes ces raisons je ne concluais que les pays du Sahel central : le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourraient constituer le noyau central auquel d’autres pays mus par la nécessité viendront se joindre. La constitution de la fédération américaine montre qu’il a fallu qu’un petit nombre d’Etats (13) forment le cœur de l’union, pour que le grand nombre (37) viennent s’y connecter pour constituer un grand corps vivant au même rythme.

La démarche prospective n’a pas failli, la signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel confirme ces prévisions, la réunion des ministres de l’Economie et des Finances  des trois pays tenue à Bamako, le 25 novembre 2023, afin d’examiner, des questions d’intérêt général, notamment celle de la monnaie, puis, cinq jours plus tard, dans la capitale du Mali, la réunion tripartie des ministres des Affaires Etrangères étendant les compétences de l’Alliance aux domaines politique et économique, et envisageant la création d’institutions, confortent ces convictions.

Au Liptako, les conditions de la fédération sont remplies. Il y a eu, comme cela s’est rarement produit dans notre histoire, une rencontre fusionnelle entre les peuples et les dirigeants : les uns agissant dans le sens de l’intérêt général avec une vision de l’avenir, les autres les soutenant et voulant le changement, tous en communion, œuvrant pour la liberté, l’indépendance, la souveraineté, la dignité.

L’erreur fatale du panafricanisme ancien que l’Alliance des Etats du Sahel a su éviter, est d’avoir tenté de construire en commençant par le haut, c’est-à-dire en accordant la préséance à la superstructure au détriment de l’infrastructure. Ici, au contraire, la démarche est ascendante et précautionneuse. L’économie considérée comme la base, repose elle-même sur un socle – la sécurité et le défense – qui la précédé et la soutient. La politique constitue le 3e étage de l’édifice.

Il est dit en physique, c’est connu depuis la troisième loi de Newton, que les forces s’opposent, que lorsqu’un corps A exerce une force sur un corps B, le corps B exerce une pression sur le corps A, on reconnait là le principe d’action-réaction. Cela est également vrai dans le champ social et politique. Or, l’Alliance des Etats du Sahel est une force qui émerge au milieu d’autres forces. En vertu de cette loi, ces forces (internes et externes) exercent des pressions sur l’Alliance, tout comme l’Alliance exerce une pression sur ces forces, selon le principe de l’action-réaction.

Les Etats du Sahel central auront donc, dans leur mouvement fédératif, à résister aux pressions des forces extérieures qui, depuis six siècles s’activent à maintenir l’Afrique sous leur étreinte, mais aussi à celles des forces endogènes rivées au passé ou fixées au statu quo, et de toutes les forces habituées à la soumission et à la servilité, au point de ne point vouloir en sortir.

La souveraineté est le terme de la résistance. Au bout de la résistance se trouve notre indépendance par rapport aux autres Etats et forces internationales qui, jusqu’ici nous tiennent à leur merci ; s’y trouvent aussi le pouvoir de créer nous-mêmes nos lois et nos institutions, la liberté de disposer de nos richesses, et la faculté de décider du sens à donner à notre existence. Au regard d’un tel avenir, aucun sacrifice n’est trop grand.

Ce qui se joue au Liptako concerne le Sahel au-delà des trois frontières, et interpelle l’Afrique entière. Ici se sont succédé depuis les temps antiques, le Ghana et le Mali, le Songhay et le Kanem, le Dahomey et le Mossi, le Cayor et le Gobir, Kong et Kaarta, Oyo et Rano, Kano et Sokoto. Cette terre est gardienne de la mémoire de nos royaumes et Empires. Ici, à la lumière des enseignements retenus, une reviviscence dont le Liptako est l’épicentre, et l’Alliance des Etats du Sahel la manifestation, irradiera le continent.

Les Maliens, les Burkinabé, les Nigériens : peuples et dirigeants, travaillant à l’émergence de la Fédération des Etats du Sahel auront accompli une tâche utile pour leurs pays, une œuvre grandiose pour l’Afrique. Aux générations à venir, ils auront évité l’agenouillement. Ils auront enfin délesté l’Africain du fardeau des six derniers siècles, et restauré sa dignité. Et, lorsqu’ils ne seront plus, l’Histoire les couvrira encore de gloire.

Farmo M.

 

Le 16 Mai 1974, le Capitaine Adamou Moumouni Djermakoye, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération et membre du Conseil Militaire Suprême (CMS), qui venait de prendre le pouvoir au Niger, un mois auparavant, annonçait à l’opinion nationale et internationale la décision des autorités de notre pays de demander le départ du détachement de l’armée française stationné à Niamey.

« -Considérant que pour être fructueuse et pérenne, cette coopération doit s’inscrire dans le cadre de la souveraineté de chaque Etat et l’égalité des partenaires.

-Considérant que le stationnement de troupes étrangères sur le territoire d’un pays constitue une atteinte à sa souveraineté.

-Demande au gouvernement français le départ dans les meilleurs délais du détachement français du 4ème RIAOM stationné à Niamey » clamait le Porte-parole du régime en place sur les ondes de la Voix du Sahel qui venait juste de naitre sur les cendres de Radio-Niger.

Sans murmure ni hésitation, mais la mort dans l’âme, la soldatesque de la France colonialiste, non sans détruire et détraquer le matériel existant, plia ses bagages, pour libérer le camp Leclerc qui sera baptisé quelques jours plus tard camp Bagagi Iya.

Le vendredi 22 décembre 2023, derechef, l’armée française débarrassa le plancher, quitta le Niger, libéra notre sol, chassée et emportée par une bourrasque  souverainiste, un torrent de contestations populaires, un tourbillon de plaintes et complaintes d’un peuple décidé à prendre son destin en main sous la guidance du Général de Brigade Abdourahamane Tiani, de ses compagnons d’armes du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie(CNSP) et du Gouvernement dirigé par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine .

A l’inverse du départ des troupes françaises sur notre sol de 1974, demandé d’autorité par le régime en place à l’époque, le désengagement de leurs cadets opéré vendredi dernier, dont certains étaient en villégiature, d’autres en ballade de plaisance et la plupart, des géologues et ingénieurs de tout acabit accoutrés de la tenue militaire française, en mission d’exploration et d’extraction de minéraux et autres richesses minières dont regorge abondamment notre sous-sol béni, était une exigence nationale, une revendication populaire, une question de survie gérée de main de maitre par le peuple souverain.

Chassées en 1974, les troupes françaises d’occupation qui sont en vérité les alliés objectifs des forces terroristes qui écument la zone des trois frontières et partout où la France a des intérêts sur notre sol, étaient revenues se réinstaller sur nos terres, à la grande surprise des populations et au grand dam de nos vaillantes forces de défense et de sécurité, à partir de 2011 grâce à une alchimie inavouée parce qu’inavouable, insolite et machiavélique de l’ordre ancien dont les animateurs, au plus haut sommet de l’Etat, sont inféodés et agissent pour et au nom de la France tutélaire.

Obnubilés et mystifiés par l’Elysée, ces dirigeants du système qui s’est écroulé, heureusement, le 26 Juillet 2023, ont permis à la France de « déverser » ses soldats et pousse-cailloux dans notre pays pour s’adonner à tout sauf la mission pour laquelle officiellement ils étaient présents et qui a été un prétexte pour leur imposture.

Curieusement, les forces obscures qui endeuillaient nos populations étaient montées en puissance, leurs sinistres prouesses se multipliaient de jour en jour et leurs logistiques étaient devenues plus performantes à l’arrivée de ces colonnes françaises.

Devant cette fourberie de l’armée française, au surplus face à la complicité doublée de duplicité active de l’ordre ancien, les populations des villes et des campagnes de toutes les régions du pays se sont levées comme un seul Homme pour exiger le départ des troupes colonialistes.

Les forces de défense et de sécurité, émanation de la Nation, partie intégrante du peuple, témoins de l’hypocrisie de l’armée française voire de sa franche collaboration avec les forces terroristes qu’elle parraine et sponsorise, ont décidé de prendre en compte le desiderata du peuple souverain, d’écouter le cri de cœur de la Nation qui assiste impuissante à la mort de ses fils et filles sous les balles criminelles des imposteurs encadrés, informés et renseignés par la France.

La contestation populaire contre la présence des troupes françaises au Niger et plusieurs autres maux qui minaient jusqu’au pourrissement total le régime déchu ont fini par convaincre nos valeureuses forces de défense et de sécurité de prendre le pouvoir pour sauver la patrie.

Après moult indélicatesses, maintes provocations, plusieurs tentatives d’humiliations voire de déstabilisation de notre pays, en collision avec des traitres à la Nation, fugitifs notoires, fieffés combinards contre leur propre pays, et quelques conglomérats sous régionaux, mais face à la volonté du peuple souverain d’en découdre avec n’importe quel maitre-chanteur ou partenaire perfide, la France a finalement accepté de quitter toutes ses emprises sur notre sol à travers le respect strict du processus de désengagement total entamé depuis quelques mois et parachevé  vendredi dernier  en présence des pays garants.

Sans nul doute, le 22 décembre 2023, le peuple souverain a remporté une bataille dans la grande guerre pour la reconquête de sa souveraineté et est plus que jamais conscient que le chemin est long d’où la nécessité pour les fils et filles de la Nation de rester vigilants, solidaires, unis, pour poursuivre ensemble l’œuvre exaltante de la sauvegarde de la patrie et de construction nationale.

Sans conteste, les partenaires du Niger d’aujourd’hui et de demain, surtout ceux qui avaient profité du copinage et des amitiés personnelles, sont, maintenant, conscients que « la présence des troupes étrangères doit être passée par des textes, on ne se lève pas du jour au lendemain pour venir s’assoir dans un pays avec des armes et des chars », comme le disait le Général de Corps d’Armée Salifou Mody, Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et le Gouvernement ont réagi à des allégations diffusées par les médias français RFI et France 24 concernant un prétendu accord entre le Niger et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la durée de la transition. Ils considèrent ces informations comme de la désinformation orchestrée par les autorités françaises pour semer la confusion au sein de la population nigérienne et la diviser.

Les autorités nigériennes rappellent que RFI et France 24 ont été suspendues de diffusion au Niger depuis le 3 août 2023 en raison de leur partialité et de la diffusion d'informations mensongères. Ils affirment que ces médias sont des instruments de promotion de la politique étrangère de la France en Afrique.

Le CNSP et le Gouvernement démentent catégoriquement les allégations de RFI et France 24, soulignant que depuis leur prise de pouvoir le 26 juillet 2023, ils ont choisi de communiquer directement avec le peuple nigérien, notamment à travers des entretiens exclusifs accordés à des journalistes nigériens des médias publics.

En conclusion, le CNSP et le Gouvernement réaffirment l'engagement du président du CNSP, le général de brigade Abdourahamane Tiani, à prendre en compte les propositions du peuple nigérien souverain. Ils soulignent que la durée de la transition en cours sera déterminée dans l'intérêt du Niger et de son peuple, à travers un dialogue national inclusif.

Le communiqué a été émis à Niamey le 24 décembre 2023.

Aïssa Altiné (Nigerdiaspora)

Lire ci-dessous le communiqué officiel

Source : https://www.facebook.com/Presidence.du.Niger 

 

 

 

C’était le 18 décembre 2023 que le Niger célébrait le 65ème anniversaire de la Proclamation de la République. Ne dérogeant pas à la tradition, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani s’est adressé à la nation à travers un discours qui était attendu quand on sait les enjeux du moment. Ce discours intervenait à un moment où le pays traverse une crise qui lui fait prendre des décisions majeures sous la houlette d’une nouvelle transition militaire qui ouvre de nouvelles perspectives au pays. Dans ce discours, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani abordait différentes préoccupations de l’heure pour toucher du doigt les sujets brûlants du pays. On n’est plus à l’époque des discours-fleuve pour aborder des thématiques qui servent plus l’agenda de l’impérialisme et la géopolitique internationale et où on nous abreuvait de sujets comme le dividende démographique, la migration, etc. Mais, ce discours, avant toute chose, est d’abord un procès, un réquisitoire contre l’élite nigérienne qui, par la démocratie qu’elle prétend mieux gérer, a fini par trahir ses principes et dégoûter les Nigériens de cette démocratie importée, souvent inconvenante aux réalités et aux besoins du peuple nigérien.

Mettre au pilori la gestion désastreuse des dernières décennies

Voici au moins quatre coups d’Etat que le Niger a connus depuis qu’il entrait en démocratie : ce qui témoigne du manque de culture démocratique chez les hommes politiques nigériens , un manque de fair-play et la preuve des égoïsmes qui les poussent à ne vouloir tout que pour eux seuls, ne pouvant venir en politique pour l’intérêt général et pour la construction nationale. Notre démocratie a échoué, ses acteurs surtout. C’est pourquoi, dira-t-il, « Sans vouloir verser dans un bilan rétrospectif, force est de reconnaitre que les dernières décennies, en raison d’une mauvaise gouvernance, n’ont pas permis à notre peuple d’asseoir son légitime espoir d’un développement durable dans un espace de paix et de sécurité pour TOUS ». La démocratie a d’autant déçu que les règles sont dévoyées, personne ne veut perdre une élection quand il les gère ; et surtout quand, pour éteindre toute adversité dans la démocratie, l’on ne trouve de place à ses concurrents politiques que dans la prison ou l’exil. Comment ne pas s’en indigner quand « […] alors que le système démocratique doit rimer avec la bonne gouvernance et la justice, notre pays a été malheureusement otage des tenants politiques qui ont fait de la politique un fonds de commerce, piétinant allègrement les règles minimales d’éthique et de déontologie consacrées pourtant par les textes de la République » ? Comment ces gens peuvent-ils reconnaitre que le Niger a besoin d’institutions fortes, non d’hommes forts, et faire tout le contraire d’une telle vision pour vouloir s’imposer faisant la culture de la personnalité ?

On ne peut donc pas gouverner sans écouter tout le monde dans le pays, y compris ceux qui, pensant d’opinions différentes, ont refusé de voter en votre faveur dans une élection. Mais, il n’en est rien ; depuis quelques années, l’on vient au pouvoir pour écraser d’autres, pour les empêcher de se sentir chez eux, pour les anéantir, pour les empêcher d’émerger même avec leurs atouts, leurs compétences avérées, les rangeant au statut de parias. Le Niger, surtout depuis la dernière décennie, est méconnaissable. Au lieu de nous pousser à nous aimer davantage, l’on nous a poussés, au nom d’une adversité frelatée, à nous détester, à nous vouer des haines inextinguibles. Il y a un Niger pour les Nigériens de première classe et un autre pour les Nigériens de seconde zone. Ces derniers ne méritent que la prison et l’exclusion jusqu’au poste de planton. C’est à juste titre que le Général de Brigade Abdourahamane Tiani plaint « La justice sélective faite de népotisme, de corruption, d’impunité et d’opportunisme érigée en mode de gestion par excellence, choses, somme toute, qui ont favorisé le détournement des deniers publics, le bradage de notre souveraineté et l’effondrement du service public ». On ne travaille plus pour l’Etat, mais pour soi-même. Cette situation nous a amenés à ne plus croire en nousmêmes pour penser, non sans complexe, que pour nous sortir de ces situations complexes, forcément, il faut l’assistance de l’autre. Pourtant, depuis que le CNSP faisait partir les bases militaires françaises, contrairement à ce que certains médias étrangers s’évertuent à propager, la situation sécuritaire, depuis que les trois armées mettaient leurs forces en synergie, est sous contrôle.

Succès au front contre le terrorisme La reprise en main de la situation sécuritaire par l’armée nationale à la suite du retrait des militaires français, en alliance avec les armées du Mali et du Burkina Faso, a permis d’engranger de nombreuses victoires, de neutraliser des hordes de terroristes, des les acculer avec comme grandes victoires la prise de Kidal au Mali et de Djibo au Burkina Faso. Il y a donc de grandes mutations dans le pays avec des populations qui redécouvrent la vie paisible qu’elles ont connues en d’autres temps. Le Président du CNSP, Chef de l’Etat, souligne d’ailleurs « […] que grâce aux multiples succès remportés par nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS), nous assistons à la normalisation progressive de la situation sécuritaire ». Et comme preuves l’on a, au-delà du retour de certains déplacés, « La réouverture de près de deux cents (200) écoles restées fermées pendant plus de deux ans du fait de l’insécurité dans la région de Tillabéri » et, ce, même si une telle décision qui peut paraitre hâtive, commande encore, de la part des pouvoirs publics, plus de vigilance. Il y a surtout, note-t-il, « La sécurisation du corridor de ravitaillement en produits alimentaires et pharmaceutiques » et « La reprise des activités socio-économiques dans plusieurs régions du pays au grand bonheur des populations ». Quand on sait combien les populations ont souffert d’être isolées et gênées dans leur mobilité pour ne plus avoir à mener des activités et à certains moments de manquer d’approvisionnement, l’on ne peut que saluer l’action conjuguée des armées qui aura rendu possible la libération de certains zones et l’ouverture d’un corridor stratégique que des pays amis ont rendu possible et ont sécurisé. C’est à juste titre que le Président nigérien « […] loue […] l’engagement, l’abnégation et le professionnalisme de nos FDS qui ont permis ces succès éclatants. Je tiens donc [souligne Tiani] à leur rendre un vibrant hommage pour tous les sacrifices consentis pour la défense de l’intégrité du territoire national et la quiétude sociale ».

Refondation de la République

Le pays est dans une marche historique où rien et personne ne peuvent le dévier de sa trajectoire, décidé à aller jusqu’au bout de ses choix. Le contexte mondial donne au continent noir l’occasion rêvée de se libérer totalement de l’emprise néocoloniale. C’est pourquoi, dès l’entame de son propos, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a souligné que « La célébration du 65ème anniversaire de la proclamation de la République intervient dans un contexte de bouleversements géopolitiques profonds en Afrique de l’Ouest, consécutifs aux changements de régimes intervenus dans les pays du Sahel. Cette nouvelle donne, accompagnée d’un fort soutien populaire, a entrainé non seulement une remise en cause de la gouvernance économique et financière à l’interne mais aussi une remise en cause de notre relation avec l’ancien pays colonisateur, la France ». Mais, au lieu de lire le cours de l’histoire à travers des faits qui ne sont que les conséquences pour attaquer le mal à la racine, l’on est allé très vite à s’attaquer à ces conséquences. Les peuples, qui ont enfin mûri, ont décidé de prendre leur destin en mains, refusant les solutions prêt-à-porter importées de l’extérieur par des gens qui, en vérité, ne veulent pas que nous puissions aller dans le progrès. Au Niger, l’on a vu cet éveil des consciences de la part de populations qui ne sont plus prêtes à se faire dicter ce qu’elles doivent faire. Il faut un Niger nouveau où les populations décideront de leur destin pour vivre libres et dignes. Aussi dira-t-il, « Au plan National, le changement de régime opéré par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a engendré un élan patriotique sans précèdent, expression des aspirations profondes de nos populations à la dignité et à la souveraineté nationale. Jamais, dans l’histoire récente de notre pays, un évènement n’aura reçu une telle adhésion populaire spontanée et massive comme celui du 26 juillet 2023 ». Ce qui ne peut se faire sans une rupture totale avec l’ordre ancien pour ne plus compter sur un autre, mais sur nousmêmes. Il faut donc, ainsi qu’il le relève, « […] une rupture définitive avec l’ordre ancien et le début de l’émergence d’un Niger nouveau fait de justice, de fraternité, de solidarité, d’amour pour la défense de la patrie, de la bonne gouvernance et de la préservation de nos richesses. Ce désir ardent, les populations l’ont traduit dans nos langues nationales en des termes clairs : ZANCEN KASA NE, LAABOU SANNI NO ». On n’acceptera plus de complots ourdis de l’intérieur ou de l’extérieur contre le pays. Il dira d’ailleurs que « L’heure des tractations et des combines dans les officines est révolue. […le] peuple […] a pris son destin en mains. Nous n’acceptons aucun chantage, aucune intimidation, aucun préalable. TOUS UNIS POUR LA SAUVEGARDE DE NOTRE PATRIE ! ». De tels propos, pour bien d’analystes, s’adressent surtout à la CEDEAO, à l’UEMOA et la France qui peuvent croire que des sanctions du genre qu’elles prenaient contre le Niger pourraient conduire le Niger à s’effondrer pour espérer, dans le chaos, ramener le président déchu au pouvoir dont le sort est désormais scellé depuis que des pays et des organisations mondiales décidaient, par pragmatisme et sagesse, de reconnaitre les nouvelles autorités du pays. Pour mieux baliser les chemins, apprend-on que « Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie s’est engagé à convoquer un Forum National Inclusif pour faire le diagnostic de la situation du pays née de la mal gouvernance des régimes passés. Il proposera des réformes nécessaires pour le futur avec une feuille de route pour la transition et un programme stratégique d’actions pour la refondation de l’Etat. Ces assises seront bientôt convoquées ». Ce sont donc les Nigériens, à travers le Forum, qui dévideront de ce que devront devenir leur pays et leur démocratie. Afin de mieux réussir la transition, dès cette semaine, « […] des missions précises pour les membres du Gouvernement » seront rendues public. On salue d’ailleurs le fait que le CNSP soit de corps avec son peuple depuis qu’il initiait le Fonds de solidarité national qui a vu les Nigériens de toutes les conditions et de tous les coins du pays et de la diaspora se mobiliser pour participer son renflouement. Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani précisera d’ailleurs qu’ « Au plan de la mobilisation sociale et de la sécurité, un compte dénommé Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie « FSSP » a été créé pour la mobilisation des ressources, le financement des appuis au renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité ainsi que la prise en charge des victimes de ce fléau ».

En prenant les leçons des échecs passés, il faut aujourd’hui repenser notre démocratie en prenant tous les garde-fous qui peuvent empêcher de tomber dans les mêmes travers. Cela est d’autant possible que le Niger, même isolé de la CEDEAO, ne marche plus seul. Il retrouvait de nouvelles amitiés au sein de l’AES qui, par les projets qu’elle poursuit, risque de conduire à l’implosion des organisations sous-régionales décadentes et démodées.

L’AES au coeur de la géopolitique Le Niger, depuis que la CEDEAO décidait de le mettre en quarantaine, évolue dans un cadre de solidarité agissante. En effet, l’Alliance des Etats du Sahel est un cadre géostratégique qui en fait un espace économique à la démographie dynamique où devront se jouer des enjeux importants des progrès du monde. Pour le Président nigérien « La création de l’Alliance des Etats du Sahel est assurément l’aboutissement de cette démarche dont l’objectif est de faire du Sahel un espace de paix et de prospérité. Notre nouvelle organisation travaillera dans le seul intérêt des Sahéliens et pour une Afrique libre et décomplexée ». Autant elle libèrera le Sahel et fera le progrès de cet espace riche qu’on a voulu maintenir dans la misère et dans l’assistance, autant, par ses résultats, elle parviendra à fédérer d’autres Etats qui finiront par abandonner des organisations moribondes encore coachées par la France. La vision partagée des trois dirigeants de l’espace permet de croire que l’Afrique est désormais debout, prête pour toutes les épopées. Il le dira d’ailleurs dans son discours : « Aujourd’hui avec mes frères Ibrahim Traoré, Assimi Goita, nous sommes déterminés à écrire l’histoire, l’histoire d’une Afrique libre où les Africains vivront une vraie indépendance ». Le temps n’est donc plus à l’hésitation, au doute.

Combattre sans faiblesse les maux qui minent notre société

Mais, rien de tout cela ne peut être réussi tant qu’on ne réussira pas à débarrasser la pratique politique de certaines habitudes nocives qui ont porté préjudice au progrès du pays. Il faut donc combattre sans faiblesse les tares de notre administration, les nouvelles attitudes de Nigériens plus enclins à la facilité. Rien, désormais, ne sera plus comme avant, avertit-il. C’est pourquoi, dira-t-il, « Au plan de la justice sociale et de la restauration de l’Etat et du peuple dans ses droits, la Commission de Lutte contre la Délinquance Economique, Financière et Fiscale (COLDEFF) est à pied d’oeuvre pour instruire tous les dossiers relevant de sa compétence. J’engage ses membres, au demeurant sous serment, à tout mettre en oeuvre pour mériter la confiance placée en eux par la Nation ». Il sait, du reste, qu’il est très attendu sur un tel sujet par ses compatriotes, et alors qu’il le faisait il y a quelques jours, il ne peut rater cette autre occasion pour donner de nouvelles assurances aux Nigériens. Ainsi, dira-t-il, « Pour ma part, je réitère mon engagement, celui du CNSP et du gouvernement, de ne couvrir personne et de prêter mains fortes à cette institution pour surmonter toute entrave, car le fléau généralisé de la corruption est l’une des causes qui nous ont conduits à prendre nos responsabilités pour mettre fin au régime que vous connaissez ». Sur ce point, il est d’ailleurs ferme : « Nous avons fait le serment de mettre l’Etat dans ses droits. Pas de répit ni de pitié pour ceux qui ont spolié les biens de l’Etat. Nous avons instruit la COLDEFF à travailler en toute transparence, tout en respectant le droit des uns et des autres ». Les Nigériens ne demandent pas mieux, même si, pour le moment, l’on ne sait pas si l’on s’en tient à faire rentrer l’Etat dans ses droits tout en oubliant l’aspect pénal des crimes découverts.

Répondre aux attentes du monde paysan

Pour finir, ce discours s’est également intéressé au bilan de la dernière campagne agricole qui n’a pas souvent répondu aux attentes des populations. En effet, dira-t-il, « La campagne agricole et pastorale de cette année n’a pas répondu totalement aux attentes de nos laborieuses populations. En pareilles circonstances, l’Etat prend toutes les dispositions pour non seulement entreprendre des activités compensatrices pour les agriculteurs et les éleveurs, mais aussi assurer la disponibilité des produits alimentaires sur l’ensemble du territoire national. Grâce à la coopération multiforme avec certains pays amis, notre pays dispose suffisamment de produits alimentaires accessibles sur le marché et cela en dépit du blocus barbare de la CEDEAO et de l’UEMOA ». Et, le peuple a courageusement résisté, refusant de courber l’échine, décidé à emprunté, malgré tout, les voies difficiles de la liberté. Comment peut-il d’ailleurs oublier ceux qui, amis de notre peuple, ont décidé malgré les sanctions, de rester solidaires avec le Niger, l’aidant à traverser les moments difficiles qu’il connut ? Il va ainsi saluer « […] cette marque de solidarité des gouvernements de la Guinée, du Tchad, de l’Algérie, du Maroc, de la Guinée Equatoriale et tous les autres pays amis qui nous ont apportés leur soutien. [Faisant en même temps] Une mention spéciale pour la République soeur du Togo qui n’a ménagé aucun effort pour nous soutenir avec engagement et constante disponibilité ainsi que tous les peuples frères qui nous accompagnent en ces moments difficiles ».

Le Niger est donc sur le bon chemin. Il revient. Il n’entend pas baisser la garde.

Par Maïriga

Mahaman Sagalo, décédé le 18 janvier 2011 à Galmi, reste gravé dans l'histoire de la lutte traditionnelle nigérienne comme le maître incontesté des arènes. Né pour régner, Sagalo, chanteur émérite à la cour de Doguérawa, a laissé un héritage indélébile en tant que fervent défenseur et animateur passionné de ce sport ancestral.

Sagalo était bien plus qu'un simple chanteur de tambourins ; il était le symbole vivant de la lutte traditionnelle. Pendant plus de quarante ans, sa voix puissante résonnait dans les arènes, animant les combats et suscitant l'enthousiasme des foules. Sa contribution exceptionnelle à ce sport populaire a transcendé les générations, faisant de lui une figure emblématique.

La disparition de Sagalo a laissé un vide immense, non seulement dans le monde de la lutte traditionnelle, mais aussi dans le cœur de ceux qui ont partagé la scène avec lui. Kadadé, son compagnon d'épopée et ancienne gloire nationale de la lutte, reste inconsolable. Sagalo et Kadadé étaient liés par une complicité unique, une amitié forgée dans l'arène, où la rivalité initiale s'est transformée en une admiration profonde.

Pour Sagalo, la lutte traditionnelle était bien plus qu'un simple sport. Il était un fervent promoteur de cette discipline, parcourant l'Ader avec ses tambourins, à la recherche des meilleurs lutteurs. Il était un artiste dévoué à sa cause, un mentor pour de nombreux jeunes lutteurs, les guidant dans le monde exigeant des arènes.

L'ère des championnats nationaux de lutte traditionnelle, initiée au milieu des années 1970, a vu l'apogée de la carrière de Sagalo. En tant que maître de cérémonie, il animait les arènes avec ses chansons enflammées, créant une atmosphère électrique propice à la compétition. Sa capacité à susciter l'envie de combattre chez les lutteurs faisait de lui le catalyseur des performances mémorables.


Écouter le regretté Mahaman Sagalo

Sagalo n'était pas simplement un témoin passif de la lutte traditionnelle ; il était un acteur essentiel de son évolution. Sa détermination à faire de la lutte un spectacle inoubliable a façonné le visage de ce sport au Niger. Même après sa retraite, son influence perdurait à travers les chansons dédiées à ses compagnons d'arène.

Encore aujourd'hui, la communauté des amateurs de lutte traditionnelle se souvient avec émotion de Mahaman Sagalo. Sa voix résonne encore dans les souvenirs de ceux qui ont eu le privilège d'assister à ses performances captivantes. Que la terre lui soit légère, et que son héritage perdure dans l'âme vibrante de la lutte traditionnelle nigérienne.

Boubé Ego (Nigerdiaspora)

Cour de la CEDEAO L’insulte de juges incohérents et manipulés tourdie, la CEDEAO, dans la gestion de la crise nigérienne, ne sait plus ce qu’elle fait, allant de déni en déni, d’incohérence en incohérence, de contradiction en contradiction. Elle ne sait plus si elle doit relire ses textes qu’elle a piétinés pour les plaisirs d’Emmanuel Macron, si elle doit obtempérer aux injonctions françaises dangereuses pour sa survie, ou si elle doit avoir simplement le courage de faire son mea-culpa, pour reconnaitre ses erreurs et revenir à une gestion plus responsable de ses relations avec les Etats du Sahel, notamment de l’AES. Elle se rend compte qu’elle a eu tort d’aller à certaines mesures qui montrent bien qu’elle ne fonctionne plus par elle-même et pour elle-même. Pendant des jours, elle a travaillé à dégoûter d’elle, et les Etats de l’AES ne se sentent plus obligés de coopérer dans une organisation qui peut décider de les étouffer et, qui, comme dans le cas du Niger, peut porter une guerre contre eux.

Le Niger savait que cette CEDEAO ne fonctionne plus dans le respect du droit quand même il décidait de saisir sa Cour pour juger de la légalité de ses sanctions que ses textes n’ont souvent pas prévues. N’est-ce pas que, devant Emmanuel Macron, Bazoum, un jour, disait que, dans les textes de la CEDEAO, il n’est prévu nulle part de fermer les frontières, ce qui, serait, on l’aura compris, en contradiction avec ses principes de libre circulation et d’intégration économique et sociale ? Mais la CEDEAO n’en a cure, dès lors qu’il s’agit de répondre aux injonctions de Paris et de faire plaisir au Président français qui peut leur dicter ce qu’ils doivent faire dans une organisation qui ne concerne pourtant en rien la France. Dans le dossier nigérien, la CEDEAO s’est ridiculisée. Alors qu’elle passait à perdre son temps pour demander, sans succès, la libération et le rétablissement du président déchu dans ses fonctions, d’autres pays, plus réalistes et sérieux, reconnaissaient un coup d’Etat et demandaient plus humblement que les conditions soient créées pour un retour rapide à un ordre constitutionnelle souhaité. Allant d’extrémisme en extrémisme, la France a fini par se planter dans une posture sans issue, pour finalement demander aujourd’hui, étourdie, ce qui serait pour elle, un arrangement, pour sauver la peau de son « sous-préfet » qu’elle veut voir libéré et autorisé à aller en exil. Un tel marché de dupes, on le comprend, ne peut être accepté par les Nigériens et leurs dirigeants pour qui, aujourd’hui, tous les Nigériens, au même pied d’égalité, doivent faire face à la Justice de leur pays, celle-là même avec laquelle, en d’autres temps, le Philosophe déchu était heureux de régler des comptes avec la société civile et les acteurs politiques adverses, l’affirmant sans ambages et sans pudeur.

Traitant de la plainte de l’Etat du Niger et autres, sa Cour, plus politique que judiciaire, jugeait irrecevables les requêtes régulièrement enregistrées à ses cabinets, sans doute gênée de les traiter, car sa décision judiciaire pourrait se retourner contre la CEDEAO qui prenait les sanctions sans se conformer à ses textes. Elle pourrait être amenée à réparer les dommages colossaux de ces mesures iniques et criminelles prises contre le Niger. Elle sait que tout le monde sait que les sanctions sont illégales, car n’ayant aucune base légale fondée sur les textes de l’organisation. Et le motif, pour justifier sa décision politique, ne convainc personne. Jugeant illégitimes les autorités qui représentent l’Etat, elle prétend ne pas se sentir obligée de recevoir la requête, entendu que, pour elle et pour la CEDEAO, Bazoum et son gouvernement en exil seraient les seuls représentants légaux du pays. En disant, pour s’en débarrasser, que les motifs contenus dans la requête des autres sont les mêmes dans celle de l’Etat du Niger, la Cour, ne peut justifier qu’elle puisse, sur un tel motif fragile, juger le dossier car les « Autres », peuvent eux, être représentatifs du Niger et donc légitimes pour mériter de sa part, une réponse, et non un refus de recevoir.

Pourtant, au même moment, l’on apprend que la CEDEAO voudrait engager des négociations avec le Niger pour parler, non pas avec Bazoum désormais invisible, mais avec les autorités qu’elle ne reconnait pas et qui, depuis des mois, parlent avec des gouvernements du monde qui ont fait le choix responsable de prendre acte de la réalité du terrain et de pactiser avec les nouvelles autorités qui sortent, n’en déplaise à la France et ses suppôts de la CEDEAO, de l’isolement. La CEDEAO a compris que les pays de l’AES pourraient ne pas avoir besoin d’elle et que, pour ce, il lui fallait réfléchir quant aux rigidités des positions qu’elle prend alors qu’elles peuvent ne pas convenir au contexte historique et, même, peuvent-elles jouer contre ses propres intérêts. On ne peut donc pas comprendre, pendant que la CEDEAO joue au réajustement et au repositionnement stratégique, que la Cour, revenant sur l’affaire Bazoum, somme le gouvernement reconnu du Niger de libérer Bazoum et même – le ridicule ne tue pas – de le remettre dans son fauteuil, mais sans dire quel peuple il devrait désormais diriger après qu’il ait appelé à l’attaquer et à le priver d’électricité, de vivres et de produits pharmaceutiques. En effet, « La Cour de justice de la CEDEAO a ordonné ce vendredi 15 décembre 2023, la remise en liberté immédiate du président déchu Mohamed Bazoum et son rétablissement dans ses fonctions de Président de la République », toute chose que rien n’oblige le Niger à appliquer quand la CEDEAO, elle-même, ne sait pas respecter ses textes et surtout, quand depuis plus de quatre mois, le Niger s’est vu exclu de fait de l’organisation, allant se chercher au niveau de l’AES qui lui donne plus des raisons d’espérer. D’ailleurs, un juge n’avait-il pas demandé de libérer le fils ?

Incohérence…

Il y a quelques jours, la même CEDEAO, comme si sa Cour était devenue un électron libre qui fait ce qu’elle veut, décidait, en sortant de son dernier sommet déserté par bien de partisans de l’intervention militaire, signant ainsi les contradictions qui la minent, nommait des médiateurs pour discuter avec Niamey sur les conditions d’une sortie de crise pour aller à un processus électoral qui conduira à un ordre constitution normal.

La page Bazoum tournée enfin par Abuja

Ce sommet, par certaines absences, a montré que la CEDEAO est irrévocablement divisée sur le cas du Niger et qu’il n’y a plus de moyen de faire front commun contre le Niger. Tous ont fini par comprendre, sauf les ouvriers les plus fous de Paris, à savoir Ouattara et Sall, qu’il y a d’abord des intérêts à préserver : ceux de la sous-région, de la CEDEAO et de chacun des pays de l’organisation communautaire qui, par eux-mêmes, pourraient, par leurs extrémismes, se pousser dans des situations qui pourraient les dépasser. La CEDEAO sait très bien que le chantage qui pose comme condition à la levée des sanctions, la libération de Bazoum Mohamed ne fonctionnera pas. L’a-telle donc fait pour mettre à mal les négociations ? Personne ne saurait le dire. Par contre, l’on sait très bien que qu’une telle condition pour Niamey ne peut qu’être irrecevable. On ne peut donc pas comprendre que la CEDEAO, en même temps qu’elle prétend civiliser ses relations brouillées avec le Niger, décide par sa Cour de reconnaitre Bazoum et même d’inviter au dernier sommet l’ancien Premier ministre et l’ancien ministre des Affaires Etrangères aujourd’hui reniés par le Niger qui lançait d’ailleurs contre eux des mandats d’arrêt internationaux pour qu’ils viennent répondre de leurs actes devant la Justice du pays. C’est incohérent. On ne peut donc pas, avec de telles attitudes, faire confiance à la CEDEAO qui peut faire son choix en commerçant avec des hommes qui n’ont plus aucune emprise sur la marche du pays pour décider de quoi que ce soit. La Coldeff, bientôt, au-delà des faits de trahison, révélera à la l’opinion nationale et internationale l’étendue de leurs crimes économiques pour lesquels, forcément, ils devront répondre, un jour ou l’autre. Cette CEDEAO n’a aucun respect pour les Nigériens. Elle ne peut pas, tout en recevant au sommet ces hommes recherchés par la Justice nigérienne, vouloir discuter avec les militaires nigériens. Rien ne peut donc détourner le Niger de sa marche résolue vers un destin nouveau. Par tant d’incohérences et de contradictions, l’on aura compris qu’elle ne peut être un partenaire sérieux pour le Sahel qui a aujourd’hui des besoins qui peuvent ne pas être ceux de la CEDEAO. La CEDEAO oublie qu’elle ne peut avoir d’emprise sur un Niger qui est dans une alliance stratégique dans le cadre de l’AES et, surtout, sur le chantier d’un partenariat avec d’autres puissances du monde dont la Chine et la Russie avec lesquelles plusieurs aspects de leur coopération devront être étudiés et mis en forme. Le Niger, laisse derrière lui l’ombre de la France, avançant pour de nouvelles épopées. Et les peuples demandent de quitter, sans délai, la CEDEAO.

On comprend que certains, aujourd’hui, demandent carrément le retrait pur et simple des Etats de l’AES de la CEDEAO. On y est parti par nous-mêmes, et personne ne peut nous obliger à y rester tant que nos intérêts ne sont pas préservés, avertissent les radicaux et, de surcroit, les plus nombreux dans un Sahel grouillant de colères et de révoltes.

Mairiga


En cette journée du vendredi 22 Décembre 2023, le Niger écrit un nouveau chapitre de son histoire en marquant le départ des derniers soldats français de son territoire. Un moment symbolique qui met fin à une présence militaire qui a perduré pendant des années.

Ce dernier dépar des troupes françaises a pris place ce matin, avec les derniers soldats embarquant à bord des avions de transport militaire A400M et C130 en direction de la France et du Tchad. Ces départs interviennent après la remise des emprises de Aguelal, de Ouallam et de Tabareybarey, signant ainsi la fin d'une époque.

Le Colonel-Major Mamane Sani KIAOU, représentant le Chef d'Etat Major des Armées nigériennes, et le Général de Division Eric OZANNE, Commandant les Forces françaises au Sahel, ont apposé leur signature sur ce document historique. Cette étape cruciale a officialisé la fin du déploiement français au Niger.

La cérémonie de signature a eu lieu en présence de représentants de pays partenaires et garants de cet accord. Le Togo, représenté par le Chef d'Etat Major, le Général de Brigade Aérienne Djato TASSOUNTI, ainsi que l'Attachée de Défense des États-Unis au Niger, ont joué un rôle important dans la supervision de ce processus complexe.

Le processus de retrait des troupes françaises du Niger a été un défi logistique majeur, impliquant 145 vols au total, comprenant 123 Cargos et 24 Aéronefs désengagés. De plus, 15 convois terrestres ont été nécessaires pour achever cette mission de désengagement.

Cette étape marque une période significative pour le CNSP. Le retrait des forces étrangères est souvent un moment délicat, mais aujourd'hui, le Niger célèbre le succès d'un processus réalisé de manière coordonnée et pacifique.

Le Colonel-Major Mamane Sani KIAOU, dans son rôle de représentant du Chef d'Etat Major des Armées nigériennes, a exprimé sa gratitude envers toutes les parties impliquées dans ce processus. Il a souligné l'importance de cette transition vers une souveraineté totale du Niger sur son territoire.

Ainsi, cette journée restera gravée dans les mémoires comme celle où le Niger a pris pleinement le contrôle de sa sécurité nationale, marquant la fin d'une période de coopération militaire particulière, mais ouvrant la voie à de nouveaux chapitres de collaboration et de développement.

Aissa Altiné (Nigerdiaspora)

Dans un communiqué officiel émis par le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française, l'Ambassade de France au Niger annonce la fermeture de ses portes pour une durée indéterminée. Cette décision fait suite aux événements survenus depuis le coup d'État du 26 juillet 2023, suivi d'une attaque le 30 juillet 2023, ayant laissé l'ambassade dans l'impossibilité d'exercer pleinement ses missions diplomatiques.

Selon le communiqué, malgré des demandes répétées, les autorités nigériennes compétentes n'ont pas répondu favorablement au maintien des activités de l'Ambassade de France au Niger. En conséquence, le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française a pris la décision de fermer l'ambassade pour une période indéterminée.
La situation a également conduit à la résiliation des contrats du personnel local conformément aux dispositions légales en vigueur. Le communiqué mentionne spécifiquement l'application de la loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012, ainsi que du décret n°2017-682/PRN/MET/PS du 10 août 2017, portant partie réglementaire du Code du travail, en raison de force majeure, conformément aux annotations 208 (force majeure) et 217 (motif légitime).

Les dispositions de licenciement proposées comprennent le paiement d'une indemnité compensatrice de préavis équivalente à quatre mois de salaire, le règlement des congés restants dus, le cas échéant, et le paiement des indemnités de fin de fonctions calculées en fonction de l'ancienneté. Une attestation de travail ainsi qu'un solde pour tout compte seront remis aux employés concernés.

L'inspecteur du travail, sollicité pour une réunion préparatoire prévue à l'ambassade le 16 septembre dernier, n'ayant pas répondu favorablement, l'Ambassade de France au Niger justifie cette mesure collective de licenciement en conformité avec les règles en vigueur.

L'Ambassade de France au Niger a tenu à exprimer ses remerciements pour les qualités et la loyauté dont le personnel local a fait preuve tout au long de son service.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

La suspension du Niger de l'Organisation Internationale de la Francophonie est un coup d'épée dans l'eau.

Le Niger est un pays incontournable dans les relations économiques et diplomatiques internationales. Son sous-sol regorge de toutes sortes de ressources naturelles dont le reste du monde a grandement besoin.

La seule arme de chantage, de menaces contreproductive, qui reste aujourd'hui à la France sinistrée, c'est de faire suspendre le Niger des instances de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sous le fallacieux prétexte de changement anticonstitutionnel du pouvoir. Cependant, la France a épargné la Côte-d'Ivoire, le Gabon et les autres pays membres de l'Organisation Internationale de la Francophonie qui ont connu des changements anticonstitutionnels de régimes pour ses intérêts sordides et égoïstes.

Le poste de secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est occupé depuis janvier 2019 par Mme Louise Mushikiwabo, ancienne ministre des affaires étrangères du Rwanda, un ancien pays francophone aujourd'hui devenu anglophone, au détriment de la francophonie. La Canadienne très engagée, Michaëlle Jean, s'était donnée corps et âme pour le rayonnement de la Francophonie, ce qui prouve s'il en est besoin que la France de Macron ne respecte aucun principe et règle de droit dans ses relations avec ses partenaires, notamment les pays membres de l'Organisation Internationale de la Francophonie, qu'elle considère comme des terres conquises.

Il ne serait pas exclu que la France propose à la fin du mandat de la Rwandaise le ministre actuel du Nigéria au secrétariat général de l'Organisation Internationale de la Francophonie, pour service rendu dans la campagne de dénigrement contre les intérêts du Niger.

Avec la France d'Emmanuel Macron, tout est permis, tout est possible.

L'Organisation Internationale de la Francophonie est née à Niamey, République du Niger, le 20 mars 1970, à l'initiative des présidents Diori Hamani du Niger, Habibou Bourguiba de la Tunisie, Léopold Sédar Senghor du Sénégal et du prince Norodom Sihanouk du Cambodge.

Le premier secrétaire général de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (l'ACCT), devenue Organisation Internationale de la Francophonie, est le Nigérien, le Pr Dan Dicko Dan Koulodo, qui avait donné une grande impulsion à la Francophonie dans le monde. Quelle ingratitude !

Une Organisation Internationale de la Francophonie sans le Niger est une organisation sans âme. Les pères fondateurs de la Francophonie seraient retournés dans leurs tombes en apprenant cette nouvelle.

La France devrait savoir que le Niger et ses partenaires naturels du Liptako Gourma ont actuellement beaucoup progressé dans la mise en place effective des institutions de l'Alliance des États du Sahel où, entre autres, une monnaie commune au taux de change flottant et une zone monétaire des États du Sahel seront bientôt créées et mises en œuvre. Les langues nationales du Niger et des autres pays de l'Alliance des États du Sahel seront revalorisées, érigées en langues officielles et langues de travail, et la langue anglaise pourrait être adoptée comme deuxième langue de travail en raison de son influence dans le monde.

Le Niger pourrait bien capitaliser cette suspension en la transformant en une grande opportunité pour continuer son bon chemin vers la souveraineté monétaire et économique.

C'est la France qui perd, le Niger et l'Afrique qui gagnent !
À bon entendeur, salut !

Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI

Le dernier sommet des chefs d’Etats de la Commission économique de développement des Etats de l’Afrique de l’ouest, tenu le 10 décembre et la décision de la Cour de justice de cette même organisation, intervenue quelques jours après, prouvent à suffisance que ses responsables ont perdu leurs repères. A Abuja, au Nigeria, les chefs d’Etats ont reconnu le coup d’Etat du 26 juillet. De facto, ils reconnaissent les nouvelles autorités, leur demandant une transition courte. Il n’est question du régime déchu. La réinstallation du Bazoum est reportée aux calendes grecques.

Le 15 décembre, la Cour de justice de la CEDEAO, dans un arrêt, demande la libération de l’ancien président et sa réinstallation sur le fauteuil présidentiel. Les juges communautaires ont ainsi méconnu les décisions de chefs d’Etats. On peut penser que la justice communautaire a fait preuve d’indépendance vis-à-vis du politique. Somme toute une chose souhaitable dans une gouvernance démocratique. A y voir de près et en mettant bout à bout certains non-dits, il n’est nullement question d’indépendance. C’est surtout une inféodation des juges de la Cour de la CEDEAO au politique. Au dernier sommet d’Abuja, on notait l’absence du président ivoirien Alhassane Ouattara, de Patrice Talon du Benin et du Sénégalais Macky Sall. L’aile dure à propos de la question du Niger. On se rappelle aussi que quelques heures avant l’ouverture du sommet le président Talon a rendu visite à Bola Tinubu. Ce dernier qui a entendu les récriminations de ses compatriotes dans la gestion de la crise au Niger. Des élus du Nigéria, plus précisément les Sénateurs, ont désavoué les ardeurs guerrières de leur président. Les Etats Unis ont, probablement, tempéré ses ardeurs. Sans compter les avertissements des très puissants chefs religieux de l’Islam et du Christianisme de ce grand voisin du Niger. Et depuis le président du Nigeria privilégie les négociations avec les militaires du Niamey. Et puis, il faut dire que le Nigéria n’est pas une ancienne colonie française et ses dirigeants ne sont pas redevables à cette puissance. Contrairement aux autorités actuelles du Benin, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Il n’est pas inutile, pour mieux comprendre ce qui se joue au Niger, de rappeler que le président Ouattara tient son pouvoir de la France. Après avoir imposé une guerre civile, avec la bénédiction et le soutien de l’armée française, à son pays, il accèdera à la présidence grâce à un coup d’Etat perpétré par cette même armée française contre le vainqueur de l’élection, le président Gbagbo. Macky Sall, lui, doit tout à la France. Après une tentative de passer outre les dispositions pertinentes de la Constitution sénégalaise de s’offrir un troisième mandat, il fera marche arrière sur les conseils et garanties de l’Hexagone. Le cas du béninois Talon semblait incompréhensible. Son pays et le Niger avaient des relations particulières. Tout le fret du Niger passe par le port de Cotonou. Des recettes importantes. Le Niger a aussi choisi le Benin pour l’exportation de son pétrole. En dépit de toutes ces attentions, le président Béninois se met du côté des ennemis du Niger. C’est simplement, récemment, que tout semble devenir clair. Talon est un descendant, dit-on, de négriers.

Là où il y a problème, c’est que ces trois bras armés -les trois mousquetaires- ne brillent pas, dans le domaine de la gouvernance, par l’exemple. Chacun d’eux a des cadavres dans son placard : Soro, pour Ouattara, Sonko, pour Macky et Reckya Madougou et Adjavon pour Talon. Et certainement, le voyage de ce dernier à Abuja avant le sommet de la CEDEAO, est la raison pour laquelle les trois mousquetaires n’étaient présents au sommet. Tinubu a dû dire clairement que le régime de Niamey sera reconnu. Etant minoritaires dans la Communauté, ils boycottent. Dans l’impossibilité de contrôler le politique, ils contrôlent le judiciaire. D’où la décision judiciaire qui prend le contrepied de la décision du politique. Ces contradictions sont le signe du malaise dans cette organisation communautaire. La désintégration en perspective.

Si l’on ajoute la naissance de l’Alliance des Etats du Sahel, la mort cérébrale de la CEDEAO n’est plus très loin.

Modibo

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, ainsi que le Premier ministre et ministre de l'Économie, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, ont chacun reçu l'activiste panafricaniste Nathalie Yamb lors de son séjour à Niamey. Les discussions ont porté sur des sujets tels que la conquête de la souveraineté, la lutte pour l'émancipation, et la nécessité de l'unité des peuples africains pour surmonter le néocolonialisme.

Nathalie Yamb a souligné l'importance de ces rencontres et a exprimé son impression et sa confiance envers les autorités nigériennes, qui demeurent résilientes face aux sanctions infligées par d'autres nations africaines pour complaire à des puissances étrangères. Elle a salué l'engagement du CNSP et de son président en faveur de la souveraineté du Niger.

Nathalie Yamb s'est auto-déclarée ambassadrice du Niger, affirmant son soutien au peuple nigérien face aux agressions d'autres nations africaines. Elle a souligné la détermination et l'assurance du CNSP dans la poursuite de la lutte pour la souveraineté du Niger. Nathalie Yamb, militante radicale connue sous le surnom de "dame de Sochi", a été invitée à Niamey par l'Urgence Panafricaniste du Niger pour apporter son soutien au CNSP et au peuple nigérien.

Boubacar Guédé (Noigerdiaspora)

Suite aux consultations entreprises depuis la création du Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie, la mise en place d’un dispositif à l’échelle national et régional a été prévu afin d’appuyer les autorités locales et territoriales en charge de recevoir les contributions sur le volet sensibilisation et communication. Ainsi, la présidente du comité de gestion du Fonds, Mme Brah Réki Hassane Djermakoye a procédé, le mardi 19 décembre 2023, à la mise en place du noyau national pour la sensibilisation au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi. Cette rencontre s’est déroulée en présence des membres de l’association des chefs traditionnels, ceux de l’association islamique et catholique et des représentants des centrales syndicales.

Lors de cette rencontre, la présidente du comité de gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) a rappelé les objectifs du fonds qui sont de deux ordres. Il s’agit des objectifs à très court terme qui visent la souveraineté de la sécurité du Niger et un objectif à moyen terme qui s’articule autour de la souveraineté alimentaire et économique. « Au titre de la souveraineté de la sécurité, il s’agit de mobiliser les ressources, d’assurer le financement aux appuis de renforcement de capacité des FDS engagés dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité en les dotant d’armements et de moyens logistiques, de participer à la prise en charge des citoyens victimes de déplacement forcé lié à l’insécurité, la prise en charge de la mobilisation sociale dans le cadre des actions citoyennes », a-t-elle expliqué.

S’agissant de la souveraineté alimentaire et économique, poursuit-elle, l’objectif est d’amener les Nigériens à produire afin que le fonds soit constitué sous forme de fonds d’investissements en faveur de l’emploi des femmes et des jeunes pour leur permettre de participer à la création de la richesse et à la production locale. « Il s’agit pour le fonds d’investissements, de pouvoir servir de modèle de participation citoyenne pour la conquête de la sécurité alimentaire et économique. Ce fonds doit être un outil d’exercice de la bonne gouvernance et un instrument financier pour les Nigériens et par les nigériens, permettant de restaurer notre dignité car une nation se construit par la participation de tous », a-t-elle ajouté. Mme Brah Réki Hassane Djermakoye a aussi souligné la vision du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) qui consiste à faire du fonds, un héritage à léguer aux générations futures pour, dit-elle, assurer la pérennisation du fonds.

Par la suite, une présentation du noyau national pour la sensibilisation a été faite. Cette dernière met l’accent sur les objectifs, la démarche de mise en place du dispositif et les résultats attendus. Ces objectifs sont entre autres la constitution d’un noyau opérationnel et décentralisé pour accompagner le comité de gestion et les autorités régionales, appuyer les autorités administratives dans la mobilisation sociale des populations, animer les cafés patriotiques qui constituent des cercles de causerie-débats sur des thématiques en lien avec les valeurs du patriotisme, de la citoyenneté, du civisme, des vertus du travail, de la dignité, de la patrie, etc. La démarche consistera aussi, selon la présidente du comité de gestion, à la mise en place d’un Comité National ou Noyau National constitué de structures faîtières des organisations socioprofessionnelles rencontrées lors des concertations, la mise en place au niveau de chaque région du Niger d’un comité régional ou noyau régional.

Au terme de ces échanges avec les parties prenantes, les participants ont salué la mise en place du noyau qui cadre avec les objectifs du FSSP et les attentes de la population nigérienne avant de réitérer leur engagement pour faciliter la communication, la sensibilisation et la participation de chaque Nigérien au fonds. Par ailleurs, la présidente du comité de gestion du fonds a annoncé qu’une mission de sensibilisation sur le FSSP est prévue du 22 au 30 décembre 2023 et que la stratégie de communication du fonds est validée par le CNSP.

Massaouda Abdou Ibrahim (ONEP)

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Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, M. Ali Mahaman Lamine Zeine s’est entretenu, hier mardi 19 décembre 2023, à son cabinet avec le Directeur général de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), M. Mohamed Moussa.

Onep

Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, M. Ali Mahaman Lamine Zeine a participé dans la soirée du mardi 19 décembre 2023, à une visioconférence d’échange avec des experts du Center for Strategic International Studies (CSIS) Africa program. Cette discussion du programme Afrique du CSIS a porté sur la manière dont le Niger gère la compétition entre grandes puissances, le plan du gouvernement pour stabiliser l’économie et revenir à la démocratie et le rôle que le Premier ministre essaie de jouer au sein du gouvernement de transition.

Il faut rappeler que le programme Afrique (CSIS) travaille avec diverses parties prenantes pour identifier, élever et relever les défis et opportunités stratégiques en Afrique subsaharienne. Ses principaux domaines d’intervention comprennent les changements dans le paysage de la gouvernance et de la sécurité en Afrique ; l’avenir des économies et du capital social de l’Afrique et la montée en puissance de nouveaux partenaires étrangers et acteurs non étatiques dans la région. Il mène également des recherches et des analyses soutenues et opportunes sur les principaux éléments de la politique américaine envers l’Afrique.

Hamissou Yahaya (ONEP)

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Ainsi donc, jour après jour, tour à tour, l’une après l’autre, les instances sous-régionales et internationales sont en train de reconnaitre la légitimité et l’autorité du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et de son gouvernement.

Hier, hautaines, irrévérencieuses, partiales et arrogantes, défiant le CNSP à tout bout de champ et partout à travers des décisions et prises de position frisant l’humiliation, ignorant la détermination du peuple nigérien à ne céder à aucune provocation, intimidation ou chantage, les Nations Unies viennent finalement, aujourd’hui, de se rendre à l’évidence : les représentants du gouvernement du CNSP sont, restent et demeurent les seuls et uniques représentants légitimes du Niger aux Nations Unies.

La Commission de vérification des pouvoirs de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a statué sur la question de la représentation du Niger aux travaux des Nations Unies et l’Assemblée Générale a entériné la décision à travers laquelle elle reconnait la légitimité du gouvernement issu des événements salvateurs du 26 juillet 2023.

Cette délibération des instances des Nations Unies intervient quelques jours seulement après  « le retour en zone »,  comme le disent les férus du Basket Ball, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Ouest (CEDEAO) qui, elle aussi, en désespoir de cause face à la ténacité et la résilience du peuple nigérien et de ses autorités, a fini par reconnaitre le CNSP et son gouvernement mettant ainsi fin aux rêves et rêveries de certains dignitaires du système déchu refugiés à Abuja et éparpillés un peu partout dans le monde en attendant des lendemains qui déchantent .

Du reste, en reconnaissant la chute du régime déchu par le CNSP et en désignant des médiateurs dans le dossier nigérien, l’instance sous régionale abandonne les dignitaires de l’ordre ancien dans leurs illusions pleines de nostalgie. Ces derniers, c’est un rappel, avaient fait le pied de grue dans les halls du palais de verre de Manhattan, siège des Nations Unies, et déambulé dans les allées des salles de conférence pour épier les moindres faits et gestes de la délégation officielle du Niger à la session ordinaire des Nations Unies de Septembre dernier conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur Bakary Yaou Sangaré.

Sans vergogne, dans le cadre de l’organisation de cette session, ces fugitifs avaient transmis en catimini à leur copain qui trône à la tête des Nations Unies une liste frauduleuse pour quémander des accréditations au nom du Niger et empêcher, de ce fait, au représentant légitime de notre pays mandaté par le CNSP et le gouvernement de prendre la parole à la tribune des Nations Unies.

Aujourd’hui, avec cette décision sans appel des Nations Unies, l’ordre diplomatique normal est restauré et la voix du Niger dirigé par le Général de Brigade Abdourahamane Tiani et le CNSP se fera entendre du haut de la tribune des Nations Unies.

Le droit international, piétiné, trituré et malmené, à un moment donné, par certains dirigeants des instances communautaires et internationales, est en train de retrouver progressivement ses lettres de noblesse.

Alou Moustapha (ONEP)

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Le Ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armées Salifou Mody a eu une séance de travail, hier à Niamey, avec une délégation de la République Fédérale d’Allemagne, conduite par le ministre de la Défense Allemand, M. Boris Pistorius en visite de travail au Niger. Ces discussions s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la coopération en matière de défense entre les deux pays.

Cette rencontre entre également dans le cadre de la reprise de la coopération militaire avec les pays amis en général et surtout de la relance des projets interrompus à la suite des évènements du 26 juillet 2023, à partir du janvier 2024. Plusieurs sujets d’intérêts communs ont été débattus entre les deux parties dont la relance du Projet de construction de l’Hôpital militaire de référence à Niamey.

Ces échanges entrepris depuis quelques jours par le Ministère de la Défense Nationale s’inscrivent dans le cadre des nouvelles orientations données par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP). Car, pour les autorités du Niger, rien ne sera comme avant. La coopération, surtout militaire, reposera désormais sur un certain nombre des principes de respect mutuel et surtout d’appréciation des autorités et du peuple Nigérien.

A l’issue de ces échanges, le Ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armées Salifou Mody a rappelé que le Niger et la République Fédérale d’Allemagne entretiennent des relations de coopération depuis 1961. « Cette coopération a connu des hauts et des bas, mais elle s’est renforcée davantage ces cinq dernières années. Elle s’est développée surtout dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Nous avions développé avec l’Allemagne des actions entrant dans le cadre du renforcement des capacités des cadres de notre département ministériel, notamment les sous-officiers et les troupes spéciales. Nous avons aussi développé ensemble d’autres projets relatifs aux transports de troupes militaires », a déclaré le Ministre d’Etat, le  Général de Corps d’ Armées Salifou Mody.

Evoquant la relance du Projet de construction de l’Hôpital militaire de référence, le Ministre d’Etat a dit que ledit projet a connu une interruption à la suite des événements du 26 juillet 2023 mais il sera relancé incessamment.

Relativement à la coopération militaire, le Ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale a expliqué que cela ne doit plus se passer comme avant. « L’on ne peut pas venir s’installer avec armes dans un pays sans respecter certaines conditions. Le stationnement des troupes étrangères au Niger va être désormais soumis à l’appréciation des Nigériens », a conclu le Général de Corps d’Armées Salifou Mody.

Mamane Abdoulaye (ONEP)

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La panafricaniste Nathalie Yamb a atterri hier sur le sol Nigérien pour échanger sur la question de la souveraineté qui est un élément clé pour le développement d’un Etat. C’est ainsi que dans le cadre de la grande conférence débat prévue ce mercredi 20 décembre 2023, la Panafricaniste a animé hier mardi 19 décembre 2023, une conférence de presse dans la salle des réunions de la Maison de la presse de Niamey pour apporter plus d’éclaircissements sur cette grande rencontre. 

Diplômée en science politique et en communication, Nathalie Yamb est une Panafricaniste dévouée et très active sur les réseaux sociaux dénonçant le néocolonialisme. Ainsi, dans le cadre de la refondation d’un Niger nouveau et souverain, la Panafricaniste s’est dit émue de sa présence au Niger. « Vous êtes dans un combat d’émancipation qui va bien au-delà des frontières. C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que je suis ici à Niamey en espérant que ce sera la première de plusieurs autres visites », a-t-elle souligné. 

De son côté, M. Adourahmane Oumarou, fondateur de l’Union des Patriotes Panafricanistes a, par cette même occasion, invité la population de Niamey et ses alentours à assister à la conférence-débat qu’animera cette femme combattante dans le cadre de la lutte pour la souveraineté de nos pays. « Aujourd’hui, je pense que Niamey sera la capitale que beaucoup de Panafricanistes voudront bien visiter pour apporter leur soutien à ce peuple digne du Niger qui s’est battu pour soutenir d’abord les nouvelles autorités, mais surtout pour arracher sa souveraineté », a-t-il affirmé.      

Salima Hamadou Mounkaila (ONEP)

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Mis en place dans un contexte de tension et de menace contre le Niger, le gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, M. Ali Mahamane Lamine Zeine a su conduire, aux côtés du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, une diplomatie silencieuse mais efficace. Cette soft diplomatie a permis au Niger de renouer le contact avec ses amis et partenaires sincères, permettant au pays de revenir progressivement sur la scène internationale, en dépit des manœuvres perfides de la France ainsi que des complicités lâches et sournoises de certaines organisations internationales.

Ce travail a commencé au plan intérieur, où le Premier ministre a eu des consultations avec différents acteurs de la vie nationale. C’est ainsi que M. Ali Mahamane Lamine Zeine et plusieurs membres de son gouvernement ont eu des entrevues avec les chefs traditionnels, les leaders religieux de toutes les confessions, les responsables syndicaux, ainsi que ceux des organisations de la société civile. Des échanges au cours desquels le gouvernement a clairement expliqué les tenants et les aboutissants, mais aussi et surtout les enjeux du combat engagé par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie sous l’impulsion de son Président le Général de brigade Abdourahamane Tiani.

Désormais bien renseignés sur les idéaux du CNSP, les représentants des différentes couches socioprofessionnelles sortent encore plus convaincus de la justesse du combat pour la souveraineté. Ce qui a davantage renforcé l’adhésion populaire à ce noble combat.

Concomitamment avec cet effort d’explication et de mobilisation des populations, le gouvernement de transition a assuré la continuité du service public dans tous les domaines en dépit des sanctions criminelles imposées au pays par certaines organisations régionales dans le but de faire fléchir le peuple nigérien. Qu’il s’agisse de la sécurité physique, de l’éducation, de la santé, de l’énergie, de l’approvisionnement en denrées alimentaires, le gouvernement de transition a su assuré avec efficacité ses fonctions régaliennes.

Sur le plan international, le gouvernement de Transition a su trouvé le mécanisme pour faire entendre la voix du Niger, malgré les tentatives désespérées de la puissance colonisatrice de l’entraver. La participation du Niger au 1er Forum de Lomé sur la paix et la sécurité en octobre dernier, a permis à l’opinion international d’être édifiée sur la nouvelle marche du Niger vers sa souveraineté. Tout en multipliant les contacts et les échanges avec les représentants du corps diplomatique accrédités au Niger (Chine, Russie, Türkiye, USA et plusieurs pays africains) et même des délégations gouvernementales venus spécialement (Russie, Chine, USA, etc.), le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine s’est rendu dans plusieurs capitales des pays amis, notamment à Ouagadougou, Bamako, Lomé et N’Djamena. Il a également assisté à certaines rencontres de haut niveau comme celle de Djedda en Arabie Saoudite où il a pu présenter et expliquer aux partenaires et pays amis, la vraie situation du Niger et le bien-fondé du combat du peuple nigérien.

Toute chose qui a permis de détricoter la campagne médiatique et diplomatique mensongère orchestrée par la France et certains valets locaux en fuite. Jour après jour, l’opinion internationale découvre la justesse et la légitimité du combat du CNSP fortement soutenu par le peuple nigérien.

Siradji Sanda (ONEP)

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Dimanche 17 décembre 2023. 20h. A l’occasion du 65ème anniversaire de la proclamation de la République, le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani s’est adressé aux Fils et Filles de la Nation, aux Sahéliens et Sahéliennes vivant sur les terres promises et prometteuses des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), à l’Afrique toute entière et au Monde.

Aux fils et filles de la Nation, le Président du CNSP a été porteur d’un message d’espoir et de reconnaissance pour leur résilience extraordinaire et la détermination dont ils ont fait montre dans la lutte acharnée pour la  reconquête de  leur souveraineté bafouée, piétinée et spoliée par des compatriotes viscéralement  vicieux et véreux, sponsorisés par la France  qui, non-contente d’avoir bu avec le peuple nigérien, plusieurs décennies durant, le lait de la Nation, veut, aujourd’hui, à travers une incurie, une ingérence, une imposture et une inquisition rentrer dans les enclos pour compter nos génisses et s’en accaparer.

L’élan patriotique sans précédent, manifestation concrète de l’expression des aspirations profondes de la Nation à la dignité et à la souveraineté nationale, est indubitablement une preuve de rupture irréversible avec le moribond ordre balayé par le CNSP le 26 juillet 2023.

Jamais dans l’Histoire contemporaine de notre pays, un événement n’aura reçu une adhésion si populaire et massive comme l’acte patriotique des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) regroupées au sein du CNSP. Assurément, et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani l’a dit, le 26 juillet 2023 marque le début de l’émergence d’un Niger nouveau, fait de justice, de fraternité, de solidarité, d’amour, de patriotisme, de bonne gouvernance et de préservation de nos richesses.

Notre pays, survivant au gré et selon l’humeur d’une classe politique capricieuse, versatile, mercantile et mercantiliste, animée par des tenants politiques qui ont délibérément confondu la politique aux métiers dévolus à la Chambre du  Commerce  ou à un quelconque syndicat de commerçants, a été longtemps régenté par des faussaires qui ont piétiné allégrement les règles élémentaires de l’éthique et de la déontologie consacrées, pourtant, par les textes de la République qu’ils prétendaient servir.

C’est justement cette propension aux affaires et à l’affairisme, cette passion pour la justice sélective sur fond de détournements des deniers publics, de népotisme et de corruption, cette adoration de l’impunité et du bradage de la souveraineté nationale qui ont, malheureusement, fait effondrer le service public et créé une situation de non-Etat au temps fort de l’ordre ancien. Cette démission de la gouvernance des tenants du système déchu, distraits par les magouilles et la distribution frauduleuse de marchés publics à des parents, amis, opportunistes de tout acabit, connaissances et militants, a poussé cette tristement célèbre camarilla à sous-traiter la sécurité nationale avec des forces du mal.

Aujourd’hui, grâce aux dénonciations de certains accords dont ceux qui justifiaient la présence des troupes françaises au Niger et autres accords léonins, une nouvelle dynamique a été insufflée par le CNSP dans le cadre de la défense de l’intégrité territoriale et de la sécurisation des biens et des personnes. Le Président du CNSP a loué l’engagement, l’abnégation et le professionnalisme de nos FDS qui ont permis cette prouesse en si peu de temps avant de leur rendre un vibrant hommage pour tous les sacrifices consentis.

S’agissant du Forum National Inclusif, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a affirmé que les délégués à ces assises nationales, qui seront bientôt convoquées, proposeront les réformes nécessaires pour l’avenir avec une feuille de route pour la transition et un programme stratégique d’actions pour la refondation de l’Etat.

Dans le même sillage, le Président du CNSP a défini un cadre stratégique de gouvernance pour la transition et élaboré des missions précises pour chaque membre du gouvernement.

Au plan de la justice sociale, le Président du CNSP, le Général Abdourahamane Tiani, a réitéré avec autorité et véhémence son engagement, celui du CNSP et du gouvernement de ne couvrir voire protéger personne et a instruit la Commission de Lutte contre la Délinquance Economique, Financière et Fiscale (CoLDEFF) à travailler en toute transparence tout en respectant les droits des uns et des autres.

Le Président du CNSP n’a pas manqué de féliciter et de remercier les fils et filles de la Nation pour leur engagement et participation au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) et les a rassurés sur les dispositions utiles prises par le CNSP et le gouvernement pour atténuer les souffrances des populations face aux caprices du ciel cette année.

Aux Sahéliens et Sahéliennes vivant sur les territoires des pays membres de l’AES, le Burkina-Faso, le Mali et le Niger, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a indiqué que la création de cette alliance est l’aboutissement heureux d’une démarche solidaire entre les trois pays membres dont l’objectif est de faire du Sahel un espace de paix et de prospérité dans une Afrique libre et surtout décomplexée.

A l’Afrique et aux Africains, le Président du CNSP, Chef de l’Etat, a exalté sa détermination et celle de ses frères et amis Assimi Goita et Ibrahim Traoré à écrire l’Histoire, celle d’une Afrique libre où les Africains vivront une vraie indépendance.

Il n’a pas manqué de remercier certains pays africains frères, le Togo en tête, qui n’ont ménagé aucun effort pour soutenir le Niger en cette période cruciale de son Histoire.

Au monde, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a apporté le témoignage de la ténacité et des valeurs du peuple nigérien, descendants de grandes figures historiques, qui est en train de forger son destin malgré les sanctions hors-normes, inhumaines, irresponsables, injustifiées et criminelles de la CEDEAO et de l’UEMOA qui pensaient mettre à genoux notre pays.

Le Président du CNSP a pris le monde à témoin quant à la décision irrévocable du peuple nigérien de n’accepter aucun chantage, aucune intimidation, aucun préalable, dans le cadre de la sauvegarde de la patrie et de la reconquête de sa souveraineté.

Dorénavant, le monde doit savoir qu’avec le Niger, dirigé par le Général de Brigade Abdourahamane Tiani et le CNSP, soutenus par les fils et filles de la Nation, l’heure des accords désavantageux, des compromis boiteux, des compromissions alambiquées et des combines éhontées est révolue.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Depuis le 26 juillet, le Niger vit une période de transition avec l’avènement du CNSP. Quel regard portez-vous sur cette transition et quelle réflexion vous inspire la gestion actuelle du pays, et certains comportements observés par certains pays ?

Vous savez depuis la veille du 26 juillet j’avais fait un « post » dans lequel j’attirais l’attention de la classe politique sur la situation délétère que traversait le pays. On sentait qu’il y a un malaise qui existait entre les différents membres de l’alliance au pouvoir en ce temps-là. J’avais lancé un appel pour qu’il y ait une solution. Les gens ont mal compris, je n’ai pas été compris. Curieusement, deux jours après, il y a eu le coup d’Etat. Les gens pensaient même que j’étais dans le secret du coup intervenu. Non, pas du tout, c’est que j’analysais les comportements des uns et des autres. Certainement que les militaires ont anticipé pour éviter au pays d’être dans l’abime. C’est ce que j’ai compris et c’est comme ça que j’interprète les évènements du 26 juillet. Le climat était délétère et les gens étaient fatigués. Il y avait beaucoup de problèmes économiques, au niveau même de l’alliance, les gens ne s’entendaient pas. Les militaires ont décidé de prendre le pouvoir et ils ont créé le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie. J’ai suivi les cinq coups d’Etat de 1974 à aujourd’hui qui se sont succédé. Mais je n’ai pas vu un coup d’Etat qui a suscité l’engouement du peuple comme ce coup d’Etat. C’est pourquoi, il m’arrive de dire à certains militaires lorsque je discute avec eux qu’ils doivent grandir car, ils ne peuvent gouverner avec la rue, même si la rue les a soutenus. Et qu’ils doivent répondre aux attentes légitimes. C’est le seul reproche que je fais à cette gestion. Sinon, le travail que les militaires sont en train de faire me parait sur la bonne voie.

Mais pourquoi avec ce coup d’Etat, il y a quelques difficultés, contrairement aux autres coups d’Etat qui ont eu lieu dans ce pays ?

C’est parce que la France a une tradition d’avoir sa main dans les coups d’Etat. Des cinq (5) coups d’Etat intervenus au Niger, la France avait sa main dans les quatre. Elle contrôlait tout ce qui se passait. Elle n’a jamais dit qu’elle ne reconnaissait pas les différentes autorités issues de ces coups d’Etat. Elle les a même toujours appuyées. Mais avec le régime actuel, elle n’est pas d’accord, tout simplement parce qu’elle ne maitrise pas ce qui se passe. Elle ne sait comment ça s’est produit et elle pense que c’est la Russie qui est derrière tout ça. Avec l’ancien régime déchu, la France a beaucoup de projets, dont on ignore le dessein, qu’elle exécute et que les militaires sont venus arrêter net. C’est pour cela que la France a entrepris un lobbying à l’Union Africaine, à l’Union Européenne, à la CEDEAO et à l’UEMOA devenues des caisses de résonnance pour déstabiliser le régime militaire. La CEDEAO a même donné un ultimatum de 48h pour rétablir le président déchu, sinon ils allaient certainement avec militairement intervenir. Malheureusement pour eux, les peuples de la sous-région n’étaient pas d’accord. Sur les sanctions prises par la CEDEAO, vous avez vu que les sénateurs et les députés nigérians étaient les premiers à freiner Tinubu. J’ai eu un coup de téléphone où on me disait que les dignitaires et les populations du Nord, eux, sont même en train de vouloir briser la barrière. Dans leur esprit les sanctions sont devenues comme du banditisme d’Etat, puisque la fermeture des frontières n’est dans aucun texte de la communauté. Ils ont fondé beaucoup d’espoir sur le sommet des Chefs d’Etat que les sanctions allaient être levées. Sur ce sommet, la lecture que j’ai faite est que la position des Américains a plus prévalu que celle des français portéé par Alassane Ouattara, Macky Sall, Patrice Talon et Tinubu qui, dans leur esprit, pensent qu’il ne faut pas reconnaitre le coup d’Etat, tant que Bazoum n’est pas libéré. Et vous avez remarqué qu’ils n’étaient pas au sommet. La secrétaire d’Etat adjointe était là-bas et elle a fait un lobbying pour qu’on reconnaisse le coup d’Etat mais qu’on négocie la durée de la transition.  Je suppose que les « quatre envoyés de la France » ont compris que ce qu’ils veulent ne va pas marcher. La France tient coûte que coûte à écourter cette transition-là.

Le Niger a signé la Charte du Liptako Gourma créant l’Alliance des Etats du Sahel, quels impacts cela peut-il avoir dans la sous-région ?

Les trois pays ont créé l’Alliance des Etats du Sahel, AES. Dans mon entendement, l’esprit de l’alliance, c’est pour mutualiser leurs moyens, leurs efforts pour lutter efficacement contre les bandits armés, les terroristes et les narcotrafiquants. L’objectif, c’était cela. Quand on regarde bien, depuis qu’ils ont créé cette alliance, ça donne des résultats. On sent qu’il y a une amélioration de la situation sécuritaire. A la dernière conférence des ministres des membres de l’alliance, ils ont décidé que l’alliance s’occupe des aspects économiques, financiers et monétaires. Ils ont même décidé de la création d’une banque d’investissement, de créer un comité qui va s’occuper du processus de la création de la monnaie commune des Etats du Sahel. Dans leur communiqué final, les ministres et les experts ont souhaité que cette alliance soit transformée en confédération des Etats avec pour objectif d’être érigée en une fédération des Etats du Sahel. Donc on sent qu’il y a du sérieux par rapport aux autres institutions sous-régionales d’intégration économique et monétaire. Pourquoi je dis qu’il y a du sérieux ? Il y a cette idée qu’il faut que l’alliance soit financée par leurs moyens propres, ils ont exclu les subventions des pays occidentaux ou d’autres pays étrangers. Ils ont remarqué qu’avec les subventions, les bailleurs de fonds leur imposent les conduites à tenir. Je crois que ça va marcher à partir du moment où ils ont décidé de financer eux-mêmes. Ils n’ont pas droit à l’erreur dans cette alliance-là.

Que pensez-vous de l’idée de création de la monnaie commune de l’AES tant souhaitée par une bonne partie de l’opinion nationale de ces trois pays ?

Les pays de l’alliance devraient aller, suivre dans leur lancée, ignorer la CEDEAO et l’UEMOA et créer leur propre monnaie. Avec la monnaie, vous verrez que le développement économique et social sera évident, une réalité. Avec le système du Franc CFA, on ne peut pas se développer puisque c’est la France qui a créé le CFA depuis 1945 quand elle voulait intégrer le FMI. Elle a créé cette monnaie, elle a inventé cette convention en 1945. Et cette convention prend fin en 2020.  C’est pour ça les 15 Chefs d’Etat ont créé l’ECO original, pas l’ECO piraté de Ouattara, en 2019 à Abuja. La mise en œuvre était prévue en 2020. Malheureusement le COVID 19 est venue stopper tout.  Vous vous rappelez, Ouattara s’est soustrait de la réunion pour aller à Abidjan rencontrer Macron et dire que l’UEMOA a décidé de créer une monnaie qu’on appelle ECO et que désormais le CFA s’appelle ECO. C’est tout ce qu’ils ont dit.  La France et ses acolytes veulent nous imposer de poursuivre dans la même lancée et malheureusement, nos chefs d’Etats n’ont pas eu ce courage de dire non. Les autres chefs d’Etat ont dit non quand ils ont vu le bricolage. Depuis lors, le projet est foiré alors que c’est un projet qui était prometteur. C’était depuis 1981-82 que des experts africains travaillaient sur le projet. Il y a même eu des experts qu’on a assassinés dans un accident d’avion provoqué à cause de ces réflexions sur le CFA. Moi, je pense qu’avec l’AES et avec sa monnaie qu’elle veut créer, ce n’est plus comme avant où on peut nous imposer notre conduite, puisque le monde est devenu multipolaire. Ce n’est plus le temps où c’est la France et les Etats Unis qui imposent. Les pays du BRICS sont en train de se battre contre l’hégémonie de l’euro et du dollar. Donc la bataille va nous aider. On peut profiter de cette opportunité pour créer notre monnaie et pouvoir exporter et recevoir l’argent sans passer par la banque de France. Les pays de l’AES sont les plus riches en ressources de la CEDEAO, or, uranium, pétrole, le lithium etc… Quand on va les extraire, on peut demander aux pays partenaires de nous payer dans notre propre monnaie. Et notre monnaie sera forte. Prenez l’exemple de la Russie avec la guerre en Ukraine. Quand les pays européens ont imposé l’embargo à la Russie, ils ont épargné certains aspects. Chez nous, nos dirigeants ferment toutes les frontières et étouffent le peuple d’un pays voisin. En Russie, le paiement se fait en rouble.  La France a décidé de déstabiliser nos pays. Donc on ne peut pas logiquement laisser sa monnaie entre les mains d’un ennemi. On ne peut pas rester dans une monnaie qui leur appartient. Bientôt nous aurons l’argent du pétrole du pipeline ; mais si on ne fait rien, c’est le même circuit du trésor de France que l’argent suivra. Et, la France prend en réalité 65%, même si on parle de 50% de nos recettes. Et cela depuis plus de soixante ans. Si le gouvernement ne prend pas une décision pour éviter ça, pour moi, c’est comme s’il n’y a pas eu coup d’Etat. Sur le plan économique, c’est toujours la France qui va continuer à nous piller. Le franc CFA, certains économistes l’appellent « monnaie de singe » puisqu’elle n’a pas cours en France. Pourtant, c’est là-bas qu’elle est frappée. La BCEAO, pour moi, elle est juste un guichet du trésor français. Puisqu’elle ne participe pas à la réunion annuelle des banques centrales en Suisse. La BCEAO est représentée par la France, le gouverneur de la BCEAO n’ose pas aller. Comment au 21ème siècle, on peut rester comme ça ! Dans presque tous les pays, c’est presque la même position. Moi, j’ai toujours défendu la position qu’il faut créer notre monnaie car, s’il n’y a pas la monnaie, c’est comme si le travail est fait à moitié. On doit avoir notre souveraineté monétaire car, tant qu’on ne l’a pas, la France va continuer à nous gruger.

Quelles peuvent être les conséquences de la dénonciation d’accords de défense avec la France ?

Je pense que les conséquences, nous sommes en train de les voir et même de les vivre. L’une des conséquences est qu’ils ont ramassé leurs bagages, ils sont en train de partir. Mais pour moi, la conséquence notoire est que la dénonciation d’accord nous a permis de nous rapprocher du Mali et du Burkina. La France a empêché pendant l’ancien régime qu’on puisse approcher ces pays frères pour mutualiser nos efforts et combattre le terrorisme. Au plan sécuritaire les résultats sont tangibles. Maintenant qu’ils sont partis, vous avez vu le résultat au Mali. C’est que Kidal a été reprise par les forces armées des trois pays. En réalité, nos militaires et ceux du Burkina Faso ont participé aux combats. C’est l’une des conséquences de cette action de dénonciation. C’est-à-dire que les terroristes sont mis en difficultés partout maintenant. C’est prouvé par nos militaires et même en France il y a des voix qui s’élèvent contre la France qui arme ces bandits-là et les finance depuis Chamalières. D’après les militaires, quand on tue ou prend des terroristes et qu’on fouille les poches, ce sont des billets de FCA craquants qu’ils ont.

Réalisée par Zabeirou Moussa (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

  « Il faut d’abord reconnaître que l’histoire des recherches pétrolières et minières a toujours été engluée dans une sorte de huis clos, particulièrement dans les pays du Sud »

 

Monsieur le ministre, le Niger est un pays riche en ressources minières et pétrolières, malheureusement, les retombées ne semblent pas avoir eu un impact significatif sur l’économie du pays et surtout sur le niveau de vie des populations. Quelles explications à donner à cet état de fait ?

Mahaman Laouan Gaya : Notre pays, et au-delà les pays de la zone sahélienne dite des ‘’trois frontières‘’, sont connus pour être une des régions les plus pauvres au monde, malgré leurs abondantes richesses du sous-sol. L’extrême pauvreté dont souffre notre pays ne reflète nullement la rareté des ressources extractives (ressources minières et énergétiques), puisqu’à l’état virtuel, le Niger dispose d’un potentiel considérable en ressources minérales diverses, en énergies fossiles (hydrocarbures, uranium) et renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse…et même déchets urbains). Le Niger, à l’instar des autres pays africains, souffre du ‘’paradoxe de l’abondance‘’, à savoir que l’abondance de ces ressources ne s’est pas traduite en niveaux équivalents en matière de prospérité et de développement économique et social. Sans trop nous lamenter sur notre sort, il faut dire que l’Afrique et le Niger avec, ont toujours été victimes d’un modèle économique dit ‘’d’esclavage colonial‘’ qui nous a maintenu depuis près d’un siècle dans un système économique mortifère obligeant nos pays à produire des matières premières (extractives, agricoles, animales,…) et à les exporter à l’état brut vers la métropole et pour nous vendre en retour les produits finis. Malheureusement et chose encore plus choquante, ceux qui étaient supposés relever le défi du sous-développement de notre pays, non seulement englués dans une scandaleuse gouvernance politique et économique, étaient dans une maladive position de dépendance vis-à-vis de leur maître néo-colonisateur. L’on s’est d’ailleurs très souvent poser la question de savoir pourquoi et comment certains pays riches en ressources minières et pétrolières tirent profit de leurs dotations et d’autres non ? En effet, soutenons-nous que si certains pays tirent une rente de leurs ressources et d’autres pas, c’est parce que dans la dernière catégorie (particulièrement ceux des pays ‘’francophones‘’), les dirigeants font preuve d’un déficit criard de démocratie, d’un leadership ‘’obscur‘’, d’une gloutonnerie manifeste sur les ressources pétrolières et d’une gouvernance foncièrement médiocre. A un moment du développement de l’industrie pétrolière de notre pays, nous nous sommes même posé la question de savoir si les hydrocarbures et la démocratie font bon ménage. En d’autres termes, alors que notre pays chemine vers l’exportation de son pétrole brut, on observe que la gouvernance démocratique recule, l’opacité dans la gestion de la manne pétrolière est manifeste, se généralise le phénomène de corruption et d’impunité et une dangereuse tendance à la monarchisation de la République. Seuls, les ‘’ayants-droits‘’ et leurs familles peuvent se prévaloir des retombées de la rente pétrolière ; le pays et ses laborieuses populations totalement exclus. De ces genres de régimes dits ‘’démocratiques‘’ issus pour l’essentiel des fameuses conférences nationales souveraines des années 90, et qui clament à tue-tête l’instauration d’une ‘’démocratie pétrolière‘’, naissent (à l’image des ‘’Fake news‘’) ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui les ‘’Fake democratic States‘’ ou les ‘’Faux Etats démocratiques‘’. Par la grâce d’Allah (SWA), en réponse aux multiples prières de nos populations durement meurtries, cette périlleuse aventure a rapidement été stoppée un 26 Juillet 2023.

Comme vous y faites allusion ci-haut, comment expliquez-vous le potentiel en ressources minières et pétrolières exceptionnellement très abondant et diversifié dans notre pays ?

Mahaman Laouan Gaya : Le Niger dispose d’importantes potentialités dans les domaines minier et pétrolier qui sont en cours d’exploration et d’exploitation. Les travaux de recherches minières entrepris par l’Etat et ses partenaires bilatéraux et multilatéraux ont conduit à la mise en évidence de nombreux indices minéraux et d’hydrocarbures. Au total, ce sont quelques 279 indices minéraux qui ont été répertoriés et où on y trouve de l’uranium, de l’or, de l’étain, du plomb, du zinc, du platinium, du lithium, du titane, du fer, du vanadium, du chrome, du cobalt, du gypse, du calcaire, du phosphate, du sel, du charbon, du pétrole, etc…. Certains ont été évalués (fer, phosphate, sel, etc…), et d’autres mis en exploitation ou en voie de l’être (uranium, charbon, or, calcaire, gypse, étain,…). Par ailleurs, le Niger, dont le territoire est constitué à plus de 90% de bassins sédimentaires (Les bassins sédimentaires sont des réceptacles des gisements d’hydrocarbures gazeux, liquides et solides), ‘’coincé‘’ géographiquement et géologiquement entre l’Algérie, la Libye et le Nigéria (tous ‘’millionnaires‘’ en termes d’exploitation et d’exportation d’hydrocarbures et exportant de 1,7 million à 2,3 millions de barils de pétrole par jour), il est certain, que tôt ou tard, notre pays connaitra inch’Allah, le même miracle pétrolier qu’eux.

‘’Il faut l’adhésion patriotique de tous les Nigériens pour éviter à notre pays le contrôle de nos ressources extractives par quelque pays que soit’’

De grosses et très agréables surprises, particulièrement dans le bassin des Ullimenden à cheval entre la partie Ouest du Niger, l’Est du Mali, le Nord du Burkina Faso et le Sud algérien ne sont pas à exclure. En effet, cette zone dite des ‘’trois frontières‘’ (que les experts pétroliers appellent aussi le ‘’Koweït du Sahel‘’… au vu de son probable potentiel pétrolier et gazier) détiendrait un inestimable potentiel pétrolier, en ressources minières et énergétiques stratégiques (uranium, cobalt, lithium, hydrogène,…) et autres ressources hydrauliques (nous avons l’un des plus grands potentiels en eaux souterraines du monde et d’après les scientifiques, la guerre du siècle prochain sera sur les ressources en eau). L’on ‘’soupçonne‘’ aussi cette zone des ‘’trois frontières‘’ de regorger d’abondantes réserves d’hydrogène naturel (le Mali détient pour l’instant les seuls gisements actifs au monde). Les puissances étrangères (grosses consommatrices d’hydrocarbures et de minerais stratégiques) et détentrices des plus hautes technologies en sont très conscientes. Aujourd’hui leurs états-majors industriels disposent de laboratoires équipés d’énormes simulateurs ultramodernes leur permettant d’explorer virtuellement les entrailles de la terre dans nos propres pays. Ainsi, à partir des laboratoires (situés dans des lieux ultra protégés de leurs pays), leurs ingénieurs plongent dans un monde sous terrain d’ordinaire invisible, naviguant à travers des couches de grès et de calcaire jusqu’à tomber sur des formations rocheuses contenant des hydrocarbures ou des substances minérales stratégiques. Ils peuvent ainsi directement à partir de Houston, Paris ou Beijing ‘’dépister‘’ des formations pétrolifères et minérales de nos pays. Ce type de procédés ultrasophistiqués leur confèrent un énorme gain de productivité, d’informations et de connaissance de notre propre sous-sol. C’est grâce donc à ces technologies qu’ont été révélées les énormes potentialités en ressources extractives stratégiques de la zone dite des ‘’trois frontières‘’ dans le Sahel et au-delà sur l’ensemble du territoire nigérien. Les interminables conflits armés qui durent depuis quelques trois décennies et l’occupation par les forces armées étrangères (occidentales) de cette zone, ne sont nullement l’effet d’un hasard. La perte (à jamais inch’Allah) de contrôle des pays de cette zone et la récente création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) constituent une retentissante gifle (pire que la débâcle en 1954 à Dien Bien Phu) assenée à la France.

Justement, nous sommes actuellement dans un processus de refondation de la République et de reconquête de notre souveraineté. Quelle attitude doit-on avoir pour que le pays tire de meilleurs avantages de l’exploitation de ses ressources extractives ?

Mahaman Laouan Gaya : Il faut d’abord reconnaître que l’histoire des recherches pétrolières et minières a toujours été engluée dans une sorte de huis clos, particulièrement dans les pays du Sud. A ce niveau, il est clair que beaucoup de nos Etats sont très loin de disposer d’un minimum d’information crédible sur leur potentiel en ressources extractives. Ce sont les sociétés étrangères qui détiennent toutes les informations secrètes sur les gisements miniers et pétroliers à partir des études géologiques, géophysiques et géochimiques entreprises souvent depuis l’époque coloniale. Disposant seules de moyens financiers et techniques colossaux pour établir des estimations fiables, elles ne s’en cachent pas pour tricher sur le traitement et l’interprétation des données géo-scientifiques, la sous-estimation de la qualité et des réserves d’uranium, d’autres minerais stratégiques, du pétrole, de la production et la surestimation du cost-oil (coûts d’investissement et coûts de production), des grosses triches à l’embarquement des pétroliers et à l’exportation du pétrole brut… En scrutant l’interview du Président du CNSP, SE le Général Abdourahamane Tiani du 10 décembre passé, relativement à votre question, deux points ont retenu mon attention. Je le cite : ‘’Le Niger ne bénéficie pratiquement pas des ressources de son sous-sol, parce qu’il n’a pas été initié une politique qui lui permette de maîtriser l’exploitation de ses ressources‘’, et plus loin, dans son dernier mot, il disait ‘’Le Niger a été spolié avant les indépendances, et il a continué à être spolié après les indépendances. Il est facile de constater le degré de spoliation dont nous avons été victimes à travers les accords que nous avons progressivement dénoncés, et que nous continuerons inch’Allah à dénoncer pour le bien de notre peuple. Et cela, que personne n’en doute‘’. Dès cet instant, j’estime que les dés sont jetés pour la reconquête de la souveraineté et le contrôle de nos richesses extractives, pour le bien être de notre pays. A cela, il faut faire appel à l’adhésion patriotique de tous les Nigériens, éviter à notre pays le contrôle de nos ressources extractives par quelque pays que soit ou de retomber dans les affres de la ‘’malédiction des ressources naturelles‘’. 

Les sanctions de la CEDEAO, en particulier la coupure de la fourniture d’électricité par le Nigeria, a mis en lumière les déficits de la politique énergétique de notre pays. Quelles doivent être désormais les priorités dans ce contexte de refondation de la République ?

Mahaman Laouan Gaya : Près de soixante (60) ans après notre indépendance, l’énergie apparaît comme un enjeu stratégique majeur du développement de notre pays ; et pourtant, il est reconnu de tous que le ciel, le sol et le sous-sol du Niger regorgent d’abondantes ressources énergétiques fossiles et celles d’origines renouvelables comme je le mentionnais ci-haut. Mais le paradoxe, c’est que malgré cette abondance en ressources énergétiques, le niveau de consommation annuelle énergétique du citoyen nigérien est le plus faible du monde, avec une efficacité énergétique des plus faibles. Le Niger est actuellement dans la frange des pays (africains) où la consommation énergétique par tête d’habitant est de l’ordre de 0,3 tep en (tonnes équivalent pétrole) par an, contre près de 7,8 tep par an pour un américain, 4 tep par an pour un européen et 2,6 tep pour les pays émergents (Singapour, Malaisie, Corée,…). Il ne fait aujourd’hui aucun doute que l’énergie moderne est un puissant vecteur de développement à la fois économique et social, comme l’a d’ailleurs toujours démontré la corrélation entre la consommation énergétique et la croissance du PIB. Un véritable développement économique suppose de l’énergie en grande quantité issue des grands complexes (raffinerie-pétrochimie, des barrages hydro-électriques ou des centrales nucléaires). Si nous voulons connaître une croissance économique durable et éviter de sombrer dans un délabrement économique et social fatale, nous devons dans le cadre de la refondation de la République à venir, devoir relever les défis énergétiques essentiels pour notre survie. De manière simplifiée, ces défis consistent, d’une part, à assurer les besoins des Nigériens en une énergie moderne (disponibilité permanente de l’électricité et des produits pétroliers), abondante, à moindre coût (à la portée de tous les Nigériens), soucieuse des impacts environnementaux et, d’autre part, veiller à une bonne gouvernance de nos ressources énergétiques. L’abondance de ces ressources ne fait aucun doute, et si elles étaient auparavant judicieusement utilisées, notre pays n’aurait pas connu l’inhumaine coupure de la fourniture d’électricité par le Nigeria que je qualifie d’insulte à notre égard. Rappelons que la France et le Nigéria sont les deux pays sur la ligne de front pour étouffer économiquement, financièrement et énergétiquement le Niger, et mieux attaquer militairement notre population.

Monsieur le ministre, quelles leçons pourrons-nous tirer de plus de cinquante années d’exploitation de notre uranium ?

Mahaman Laouan Gaya : Au-delà de l’exploitation depuis plus d’un demi-siècle de nos ressources uranifères, c’est la sécurité d’approvisionnement énergétique de notre pays qui doit nous interpeller. En amont, voilà un pays (la France) qui a de façon éhontée pillé à un prix ridicule nos ressources uranifères pour assurer sa propre sécurité énergétique. Principal producteur mondial d’uranium, le Niger est paradoxalement l’un des pays les moins éclairés du continent africain et du monde. Il est inadmissible qu’après plus de 50 ans d’exploitation d’uranium et son traitement jusqu’à l’obtention de l’uranate, nous ne soyons pas en mesure de poursuivre son enrichissement pour un usage pacifique ; la production d’énergie électrique. Dans le cadre de son programme électro-nucléaire, avec l’accompagnement de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), le Niger est en Afrique l’un des pays les plus avancé et a d’ailleurs le meilleur avantage comparatif parmi les pays africains candidats pour la construction d’une centrale nucléaire. L’agence fédérale russe de l’énergie atomique, Rosatom a signé récemment des mémorandums d’entente pour la construction de centrales nucléaires au Burkina-Faso et au Mali. J’ose espérer que dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), une centrale nucléaire qui prendrait en compte les besoins en électricité des trois pays pourrait être construite au Niger, parce que disposant d’un plus grand avantage comparatif. Notons que l’énergie nucléaire est l’une des sources de production d’électricité les moins polluantes au monde, et de plus, elle est bon marché, ce qui devrait permettre aux pays bénéficiaires de s’industrialiser plus rapidement.

Propos recueillis par Siradji Sanda (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Le discours du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) au Niger, prononcé à l'occasion du 65ème anniversaire de la Proclamation de la République, offre une analyse franche et critique de la gouvernance antérieure. Dans un contexte de refondation et de lutte pour la souveraineté, le Président annonce des mesures audacieuses, dont un Forum National Inclusif, tout en dénonçant vigoureusement les sanctions régionales. L'accent sur la transition vers un avenir plus juste et transparent est un élément clé du discours, reflétant un engagement profond envers une transformation démocratique et éthique.

Le discours du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, au Niger, lors du 65ème anniversaire de la Proclamation de la République, va au-delà d'une simple énumération de faits. Il offre une analyse critique de la gouvernance antérieure, tout en jetant les bases d'un avenir plus prometteur.

Le discours souligne la nécessité pressante de rompre avec les pratiques néfastes du passé, marquées par le népotisme, la corruption, l'impunité, et la compromission de la souveraineté nationale. Dans un contexte de refondation et de lutte pour la souveraineté, le Président du CNSP annonce la convocation prochaine d'un Forum National Inclusif. Cette initiative ambitieuse vise à diagnostiquer la situation actuelle du pays, proposer des réformes cruciales, et établir une feuille de route pour une transition démocratique.

Une partie du discours concerne la dénonciation résolue des sanctions imposées par la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Le Président affirme avec conviction que le peuple nigérien refuse de plier face à des pressions externes, soulignant ainsi une détermination profonde à prendre en main son destin.

Cependant, au-delà de ces aspects, le discours aborde également le thème crucial de la transition. Le Président du CNSP expose un cadre stratégique de gouvernance pour cette période de transition, annonçant des missions précises pour les membres du gouvernement. Cette référence à la transition souligne l'engagement envers un processus démocratique et transparent qui marque une rupture avec les pratiques antérieures.

En matière de lutte contre la corruption, le discours détaille la création d'une Commission de Lutte contre la Délinquance Économique, Financière et Fiscale (CoLDEFF). Cette commission, agissant sous serment, est chargée d'instruire tous les dossiers relevant de sa compétence, soulignant ainsi une volonté de transparence et de responsabilité.

Le discours se termine par un appel à l'unité et à la solidarité, renforçant l'idée que la transition et les réformes proposées sont des efforts collectifs pour sauvegarder la patrie et forger un avenir meilleur.

En résumé, le discours du Président du CNSP au Niger présente une vision audacieuse pour l'avenir, ancrée dans la critique constructive du passé. L'engagement envers la transition, associé à des initiatives majeures telles que le Forum National Inclusif, marque un tournant vers une gouvernance démocratique et éthique.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

Le Niger célèbre demain 18 décembre 2023, le 65ème anniversaire de la Proclamation de la République. A cette occasion, le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a livré un message à la nation au cours duquel, il a dressé un bilan plutôt mitigé de ce qu’a été la gouvernance du pays en particulier ces dernières décennies. Le Président du CNSP a particulièrement insisté sur la mauvaise gestion caractérisée par le népotisme, la corruption, l’impunité et l’opportunisme, le bradage des ressources naturelles et même la compromission de la souveraineté nationale. La célébration de ce 65ème anniversaire intervient dans un contexte particulier avec notamment le processus de refondation de la République et de lutte pour la souveraineté véritable engagés par le CNSP. C’est pourquoi, le Chef de l’Etat a annoncé la tenue, très prochaine, d’un Forum National Inclusif pour faire le diagnostic de la situation du pays née de la mal gouvernance des régimes passés. Ces assises proposeront des réformes nécessaires pour le futur avec une feuille de route pour la transition et un programme stratégique d’actions pour la refondation de l’Etat. « Le Niger, notre cher pays, nous appartient et c’est à nous de forger son destin In Sha Allah », a déclaré le Général de Brigade Abdourahamane Tiani. (Lire, ci-dessous, l’intégralité du message du Président du CNSP, Chef de l’Etat).

« Nigériennes, Nigériens, Mes chers Compatriotes,

18 décembre 1958-18 décembre 2023, voilà 65 ans, jour pour jour, que notre pays a accédé au statut de souveraineté internationale avec la proclamation de la République. C’est donc un grand jour que nous devrions honorer avec joie et ferveur car il fut désormais annonciateur d’un statut juridique nouveau consacrant l’entrée de notre pays dans le concert des Nations.

Soixante-cinq (65) ans, c’est certes peu dans la vie d’une Nation, mais le chemin parcouru nous a permis de réaliser de grandes œuvres et d’être confrontés à des défis majeurs dont certains ont trouvé des solutions et d’autres demeurent sans réponses satisfaisantes.

 Nigériennes, Nigériens, mes chers Compatriotes,

Sans vouloir verser dans un bilan rétrospectif, force est de reconnaitre que les dernières décennies, en raison d’une mauvaise gouvernance, n’ont pas permis à notre peuple d’asseoir son légitime espoir d’un développement durable dans un espace de paix et de sécurité pour TOUS.

En effet, alors que le système démocratique doit rimer avec la bonne gouvernance et la justice, notre pays a été malheureusement otage des tenants politiques qui ont fait de la politique un fonds de commerce, piétinant allègrement les règles minimales d’éthique et de déontologie consacrées pourtant par les textes de la République.

La justice sélective faite de népotisme, de corruption, d’impunité et d’opportunisme érigée en mode de gestion par excellence, choses somme toute, qui ont favorisé le détournement des deniers publics, le bradage de notre souveraineté et l’effondrement du service public. Cette démission de la gouvernance s’est illustrée par l’incapacité de l’Etat à faire face au défi sécuritaire, d’où sa sous-traitance avec les forces du mal ayant occasionné de nombreux morts et déplacés.

Mes chers Compatriotes,

La célébration du 65ème anniversaire de la proclamation de la République intervient dans un contexte de bouleversements géopolitiques profonds en Afrique de l’Ouest consécutifs aux changements de régimes intervenus dans les pays du Sahel. Cette nouvelle donne accompagnée d’un fort soutien populaire a entrainé non seulement une remise en cause de la gouvernance économique et financière à l’interne mais aussi une remise en cause de notre relation avec l’ancien pays colonisateur, la France.

C’est dans cette optique que nous avons dénoncé certains accords justifiant la présence des troupes françaises au Niger ainsi que des accords léonins. Cette dynamique nous a amenés à bâtir une stratégie globale de défense, de lutte contre le terrorisme et toute agression de quelque forme qu’elle soit. C’est ainsi que grâce aux multiples succès remportés par nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS), nous assistons à la normalisation progressive de la situation sécuritaire.

A titre illustratif, je peux mentionner :

  • Le retour des communautés déplacées dans leurs villages ;
  • La réouverture de près de deux cents (200) écoles restées fermées pendant plus de deux ans du fait de l’insécurité dans la région de Tillaberi ;
  • La sécurisation du corridor de ravitaillement en produits alimentaires et pharmaceutiques et ;
  • La reprise des activités socio-économiques dans plusieurs régions du pays au grand bonheur des populations.

C’est le lieu ici de louer l’engagement, l’abnégation et le professionnalisme de nos FDS qui ont permis ces succès éclatants. Je tiens donc à leur rendre un vibrant hommage pour tous les sacrifices consentis pour la défense de l’intégrité du territoire national et la quiétude sociale. Je voudrai surtout témoigner ma sincère compassion à l’endroit des victimes civiles et militaires de la barbarie qui nous est imposée par les Groupes Armés Terroristes (GAT) et leurs sponsors.

Mes chers Compatriotes,

La création de l’Alliance des Etats du Sahel est assurément l’aboutissement de cette démarche dont l’objectif est de faire du Sahel un espace de paix et de prospérité. Notre nouvelle organisation travaillera dans le seul intérêt des Sahéliens et pour une Afrique libre et décomplexée.

Je fais mention spéciale à nos frères du Burkina Faso et du Mali qui ont toujours été à nos côtés dans le combat contre les forces du mal. La matérialisation de cette lutte commune à travers la création de l’Alliance des Etats du Sahel prouve à suffisance que l’idée d’intégration chère à nos devanciers n’était pas un simple rêve pieux. Aujourd’hui avec mes frères Ibrahim Traoré, Assimi Goita, nous sommes déterminés à écrire l’histoire, l’histoire d’une Afrique libre où les Africains vivront une vraie indépendance.

Mes chers Compatriotes,

Au plan National, le changement de régime opéré par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a engendré un élan patriotique sans précèdent, expression des aspirations profondes de nos populations à la dignité et à la souveraineté nationale. Jamais dans l’histoire récente de notre pays, un évènement n’aura reçu une telle adhésion populaire spontanée et massive comme celui du 26 juillet 2023.

Assurément, ce dernier marque une rupture définitive avec l’ordre ancien et le début de l’émergence d’un Niger nouveau fait de justice, de fraternité, de solidarité, d’amour pour la défense de la patrie, de la bonne gouvernance et de la préservation de nos richesses. Ce désir ardent, les populations l’ont traduit dans nos langues nationales en des termes clairs : ZANCEN KASA NE, LAABOU SANNI NO. Permettez-moi à ce stade de saluer la résilience extraordinaire du peuple nigérien. Un peuple fier et déterminé à recouvrer toute sa souveraineté spoliée par des Nigériens véreux et leurs complices.

En décidant de nous imposer des sanctions injustifiées, cyniques, iniques, criminelles, inhumaines et irresponsables, la CEDEAO et l’UEMOA pensaient nous mettre à genoux et nous ramener dans le giron du régime déchu et de la France. Ces organisations régionales ne savaient pas qu’elles avaient en face d’elles un peuple guerrier, descendant de grandes figures historiques qui ont forgé la Nation Nigérienne. Le Niger, notre cher pays, nous appartient et c’est à nous de forger son destin In Sha Allah.

L’heure des tractations et des combines dans les officines est révolue. Vous avez désormais en face de vous un peuple qui a pris son destin en mains. Nous n’acceptons aucun chantage, aucune intimidation, aucun préalable. TOUS UNIS POUR LA SAUVEGARDE DE NOTRE PATRIE !

Nigériennes, Nigériens, Mes chers Compatriotes !

Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie s’est engagé à convoquer un Forum National Inclusif pour faire le diagnostic de la situation du pays née de la mal gouvernance des régimes passés. Il proposera des réformes nécessaires pour le futur avec une feuille de route pour la transition et un programme stratégique d’actions pour la refondation de l’Etat.

Ces assises seront bientôt convoquées.

Dans cette lancée, j’ai défini un cadre stratégique de gouvernance pour la transition et élaboré des missions précises pour les membres du Gouvernement que nous allons rendre public dès cette semaine.

 Nigériennes, Nigériens, mes chers Compatriotes,

Au plan de la mobilisation sociale et de la sécurité, un compte dénommé Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie « FSSP » a été créé pour la mobilisation des ressources, le financement des appuis au renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité ainsi que la prise en charge des victimes de ce fléau. Je tiens à remercier le peuple nigérien et le comité de gestion de ce Fonds pour leur engagement dans cette mobilisation.

Au plan de la justice sociale et de la restauration de l’Etat et du peuple dans ses droits, la Commission de Lutte contre la Délinquance Economique, Financière et Fiscale (CoLDEFF) est à pied d’œuvre pour instruire tous les dossiers relevant de sa compétence. J’engage ses membres, au demeurant sous serment, à tout mettre en œuvre pour mériter la confiance placée en eux par la Nation.

Pour ma part, je réitère mon engagement, celui du CNSP et du gouvernement, de ne couvrir personne et de prêter mains fortes à cette institution pour surmonter toute entrave ; car le fléau généralisé de la corruption est l’une des causes qui nous ont conduits à prendre nos responsabilités pour mettre fin au régime que vous connaissez.

 Nous avons fait le serment de mettre l’Etat dans ses droits. Pas de répit ni de pitié pour ceux qui ont spolié les biens de l’Etat. Nous avons instruit la CoLDEFF à travailler en toute transparence tout en respectant le droit des uns et des autres.

Nigériennes, Nigériens, Mes chers Compatriotes,

La campagne agricole et pastorale de cette année n’a pas répondu totalement aux attentes de nos laborieuses populations. En pareilles circonstances, l’Etat prend toutes les dispositions pour non seulement entreprendre des activités compensatrices pour les agriculteurs et les éleveurs, mais aussi assurer la disponibilité des produits alimentaires sur l’ensemble du territoire national. Grâce à la coopération multiforme avec certains pays amis, notre pays dispose suffisamment de produits alimentaires accessibles sur le marché et cela en dépit du blocus barbare de la CEDEAO et de l’UEMOA.

Je salue cette marque de solidarité des gouvernements de la Guinée, du Tchad, de l’Algérie, du Maroc, de la Guinée Equatoriale et tous les autres pays amis qui nous ont apportés leur soutien. Une mention spéciale pour la République sœur du Togo qui n’a ménagé aucun effort pour nous soutenir avec engagement et constante disponibilité ainsi que tous les peuples frères qui nous accompagnent en ces moments difficiles.

Pour ma part, je continuerai à faire tout ce qui est possible pour assurer le progrès, la sécurité, le développement et la cohésion sociale dans notre pays. Je sais pouvoir compter sur la contribution et la participation actives de chacune et de chacun de vous pour y parvenir.

Vive la République !

Vive le Niger !

Vive la Sauvegarde de la Patrie !

Je vous remercie. ».

Le Niger, après le coup d’Etat, revenait de loin. Il a un grand besoin de justice et de vérité. C’est connu. Le CNSP en a conscience. Mais a-t-il les moyens et le courage d’accéder à cette demande populaire ? Va-t-il d’ailleurs au rythme souhaité ? Ses discours, pour dire que personne ne sera épargné, suffisent-ils à convaincre de la sincérité de sa volonté politique d’assainir et de mettre de l’ordre dans le pays ? Plus que des mots, dans ce Niger qui respire des douleurs profondes, il faut des actes. Oui des actes courageux. Le président mauritanien, n’était-il pas obligé de pousser son prédécesseur devant les tribunaux pour répondre de ses actes et finir par aller en prison, tout ancien président qu’il fut ? La politique ne s’accommode pas de légèreté. Avec le pouvoir, il y a des choses avec lesquelles on ne joue plus. On ne badine pas. Pour la vérité et la Justice, un Chef, et un vrai, ne doit pas avoir une main qui tremble et hésite. C’est une exigence du pouvoir et du leadership.

Après plus de quatre mois, il faut croire que le peuple a trop attendu. Il faut comprendre sa méfiance et ses inquiétudes légitimes. Il est temps de passer aux actes en donnant des signes forts qui traduisent, par les actes, la volonté politique de bannir l’impunité dans le pays et de faire en sorte que tous les actes connaissent le traitement judiciaire qu’ils méritent. Les Nigériens savent là où il y a problème. Le débat sur la libération insensée de Bazoum ne doit pas faire oublier qu’il n’est pas seul dans le mal du Niger. C’est tout un système qui est mis en cause, et d’abord ses deux chefs. Bazoum a ses fautes, tout le monde les connait. Avant lui, pendant dix ans, Issoufou Mahamadou a géré et l’on sait que celui-ci est plus comptable de tant de malheurs qui arrivaient au pays. Au nom de l’Etat de droit, de l’égalité de tous devant la Justice, de l’équité donc, aucun d’entre ces deux hommes ne doit être épargné. On attend donc du CNSP et de son gouvernement, pour les besoins de la Justice, de lever les immunités des deux personnages. En même temps que cela devrait être perçu par les Nigériens comme un signe fort de la marche irréversible du Niger vers une justice véritable et équitable qui n’épargnera personne quel que soit son gabarit. Ce sera aussi l’occasion de mettre à l’épreuve la Cour d’Etat de laquelle, bien d’observateurs, doutent, soupçonnant que certains de ses membres pourraient être là pour perpétuer l’impunité, en tout cas, pour protéger certains caciques du système que le PNDS mettait en place en avril 2011.

Pour les Nigériens, rien ne peut exonérer ceux-là de leurs fautes de gestion. N’est-ce pas Issoufou qui a fait venir les soldats français sans s’entourer des précautions constitutionnelles ? Qu’a-t-on fait des frais que l’Amérique, pour occuper l’espace nigérien, paie chaque mois ? N’est-ce pas encore le même personnage qui validait la loi européenne contre la migration sans qu’on ne voie trop ce que cela a apporté au pays ? Qu’en est-il du hangar pour avion de 7 milliards et du système anti-missile de l’avion présidentiel ? En levant les immunités de tels personnages, ils devront pouvoir, devant le Juge, expliquer mille et un dossiers opaques sur lesquels les Nigériens attendent d’avoir des lumières.

Quand, en plus, dans l’administration, on ne voit que peu de changement, les mêmes personnes desquelles les Nigériens se sont plaints continuent à la tenir souvent avec les mêmes tares et les mêmes médiocrités, que peut-on attendre de cette transition qui a pourtant donné au peuple beaucoup de rêves ? Forcément, le changement passe aussi par le changement des hommes ainsi qu’on l’a à la tête de l’Etat. Ceux qui ont fait le mal, ne peuvent pas le réparer. Il faut donc aller au-delà des discours. Passer à l’acte. C’est une urgence de survie. Pour chaque nigérien. Pour la transition. Il nous faut ne pas douter de la transition et du CNSP !

Après le temps des discours, les mots ne pouvant rien contre les maux, l’heure est venue d’agir. Avec fermeté. Il ne faut pas oublier que les deux personnalités pour lesquelles il urge de lever des immunités avaient déjà des dossiers déposés à la Justice et, souvent, pour certains autres, c’était le SAMAN même qui demandait qu’on les mette à la disposition de la Justice, avertissant, à l’époque, que les hommes passent, les institutions demeurent. L’Histoire lui a donné raison.

Et le temps est venu où, en principe, ceux qui étaient forts, ne le sont plus pour contrarier la machine judiciaire et narguer les Nigériens. Les Nigériens regardent. Et attendent.

Maïriga

Alors qu’on attendait le feu chez le forgeron, il vient de chez le tisserand. Cet adage n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui. Les sanctions que la CEDEAO prenait contre le Niger n’auront pas eu les effets escomptés au Niger où attendant pendant un mois, puis deux, puis trois, puis quatre, la CEDEAO ne vit rien et la France, trompée sur le cas du Niger, anxieuse et triste de voir le Niger tenir malgré l’embargo, se contente de gronder ses enfants-nègres qui n’auront pas été capables de la venger au Niger après l’affront subi, entend les plaintes d’où elle ne l’espérait pas. Ceux qui les décidaient avaient cru qu’elles ne pouvaient que faire souffrir le seul le Niger auquel on les destinait. Les gens oubliaient trop vite pour ne pas considérer que nous sommes dans une communauté économique où les économies sont interdépendantes, de sorte que, tout ce qui touche une économie touchera forcément les autres économies. Quelques mois après la mise en oeuvre, non sans zèle de Patrice Talon, c’est du côté du Benin que venaient les premières plaintes, les Nigériens, restant, eux, sereins, mais résistants, supportant avec courage les affres des sanctions iniques. Sachant bien d’où elles viennent après avoir vécu dans leur chair et enduré douze années de socialisme asocial qui leur aura fait voir de toutes les couleurs, pour leur fierté, les Nigériens ont su courageusement supporter la pénibilité d’une situation forcément conjoncturelle que des méchants leur imposent, sûrs d’en sortir, victorieux.

Avant de s’en rendre compte, le pays de Talon avait déjà crié son mal-être, avec les premiers cris qui venaient de son port déserté et désormais malade du fait de l’abandon des prestataires Nigériens qui en constituent la part la plus importante de sa clientèle, de Malanville aussi et de toutes les villes proches qui écoulent leurs produits du côté du Niger. Certains Béninois allaient jusqu’à lui demander de les dédommager pour le manque à gagner que la mise en oeuvre de ces mesures leurs causait. Pendant ce temps, il n’y avait aucune larme sur nos visages de Nigériens qui résistaient, stoïques, restant dignes devant les épreuves qu’ils endurent, mais certains que, très bientôt ils en sortiront, plus libres et plus grands. C’est pourquoi, quand on regarde de près, l’on se rend compte que le plus grand perdant dans cette histoire est d’abord le Président Talon qui, pour avoir manqué de tact, a fait perdre à son économie des parts de marchés importantes, et causer le ralentissement sinon l’arrêt des activités de ses concitoyens qui se sont ainsi retrouvés sur les carreaux. AtAt- il pu entendre les lamentations de ses populations gênées par les positions extrêmes qu’il prenait contre le Niger, un pays avec lequel, elles avaient su tisser des relations empreintes de cordialité et de fraternité que des échanges économiques ont davantage cimentées ? Pourquoi et pour quel intérêt faisait- il cela ? Personne ne peut le comprendre !

Port déserté…

Le port de Cotonou qui, en dehors des importations nationales qui ne servent que très peu de Béninois, ne vit que par le transit à travers le Niger et les importations du Niger que l’on sait très importantes tant pour les produits alimentaires que pour les véhicules d’occasion. En refusant l’accès de son port aux Nigériens, le Benin se débarrasse d’une part importante de sa clientèle et, donc aussi, de ses revenus au profit de son trésor qu’aucun autre pays ne peut venir combler. Le Benin, sinon Patrice Talon, oubliait trop facilement, que même enclavé, le Niger ne vit pas que du Benin alors que le contraire pourrait être vrai. La question tragique qui se pose aujourd’hui est l’avenir de ce port pourtant stratégique, au regard de sa configuration géographique au sein d’une CEDEAO en passe de disparaitre. Que deviendra le port de Cotonou les années à venir, quand, en plus du Niger qui s’en est détourné pour aller ailleurs, notamment au Togo, tout en explorant les voies algérienne, libyenne, ghanéenne, il y a le Mali, une partie du Nigéria qui ne pourront plus venir quand le Niger ne peut plus faciliter le transit à des usagers venant d’un pays qui a joué contre le nôtre.

Frontière fermée….

Dans ce jeu d’échec, le grand gagnant reste le président togolais qui a fait preuve de réalisme, en refusant de s’associer au complot contre le Niger, ouvrant, grandes, les portes de son pays et de son port aux acteurs économiques du Niger. Aujourd’hui, alors que l’économie béninoise est en berne, pour s’être débarrassée d’acteurs qui jouent énormément pour son économie, au Togo, l’économie vit un regain d’intérêt et les caisses de l’Etat le ressentent, vivant des jours heureux. Ils sont par ailleurs nombreux les camionneurs béninois privés d’activités depuis des mois, condamnés à l’oisiveté fastidieuse et à la dèche humiliante. Beaucoup de producteurs agricoles ont également vu leur production pourrir devant leurs yeux impuissants, sans avoir le prix de leurs efforts qui ne se faisaient plus que pour la consommation locale. Que dire des transitaires mis au chômage et autres commerçants qui ne vivent que de leur mobilité sur les deux frontières, obligés d’arrêter ou de prendre des risques pour ne pas périr de faim ?

Alors que Talon voudrait que la frontière s’ouvre pour soulager les souffrances des siens, c’est le Niger qui refuse pour, d’une part, lui faire payer son inimitié et, d’autre part, pour continuer à regarder ce voisin avec encore trop méfiance dès lors qu’il a montré qu’il peut envisager les pires décisions contre notre pays. Evidemment, les Nigériens font le distinguo entre les autorités du Benin, complices de la CEDEAO et d’Emmanuel Macron, et le peuple béninois, frère, qui s’est montré solidaire du Niger, refusant de cautionner la décision de son président qui donne, par de tels erreurs de calcul, de l’eau à moudre à ses adversaires qui s’organisent aujourd’hui dans le pays pour la prochaine présidentielle pour laquelle, en principe, si ce n’est par la bénédiction de Paris comme Ouattara en a bénéficié, il ne devrait plus se présenter. On a d’ailleurs vu, en plus des voix que l’on a entendues dans le pays, au Niger la communauté béninoise se mobiliser pour soutenir le peuple du Niger dans les épreuves qu’il traverse. Isolé dans son pays, le président béninois a fini par comprendre qu’il s’est trompé et depuis qu’il est allé se terrer dans ses lucidités retrouvées, l’homme parle peu du cas du Niger, rattrapé par des intérêts de son pays que le pipeline mettait en jeu et qu’il ne saurait compromettre.

Et l’oléoduc a frappé à la conscience…

Après qu’il ait vu les activités du port diminuer d’intensité de manière drastique et que rien, en partance du port, ne peut plus aller au Niger, pour le Niger et pour d’autres destinations, Patrice Talon a vu son économie s’effondrer. Et ça, les spécialistes et autres calculateurs de la CEDEAO ne le lui avaient pas dit pour le prévenir des probables répercussions que les mesures pouvaient avoir sur son économie. Il devrait donc reconstruire son économie, lui trouver les moyens qui puissent lui permettre de retrouver son souffle quand il ne devrait plus compter avec la destination Niger. Et c’est lui qui avait voulu qu’il en soit ainsi. Les acteurs économiques nigériens, à qui l’on a imposé des conditions difficiles pour enlever leurs marchandises, ont fini par partir du port de Cotonou et n’entendent plus y revenir pour vivre, un autre jour, les mêmes calvaires pour des humeurs qui ne se justifiaient pas. Il y a des relations de personne à personne qui ne peuvent impacter les relations d’Etat à Etat. Si Mohamed Bazoum, par rapport à des combines sur le pétrole brut du Niger, est devenu au gré des circonstances le nouvel ami de Talon, ce dernier peut-il pour autant avoir cette attitude contre le Niger, oublieux de ce que les deux pays ont construit ensemble avant que le hasard de l’Histoire ne les porte à la tête des deux Etats, étant entendu aussi que le pétrole est un bien du peuple non de Bazoum ? Mais tant pis.

A-t-il donc compris l’inconfort qu’il s’est créé ?

Nous avons dit que depuis quelques jours, Patrice Talon, sur le cas du Niger, est devenu réservé, parlant peu, peutêtre parce qu’il a entendu la grogne dans son peuple qui désapprouve son engagement dans le dossier, l’appelant à préserver les bonnes relations entre les deux pays qui, du reste, sont aussi, presque les même, n’eussent-été les tracés arbitraires de la colonisation qui les divisaient pour mieux les dominer, ainsi que le projet insensé de cette guerre contre le Niger est venu le montrer. Au sortir du sommet du 10 décembre, alors qu’au Niger tout le monde s’attendait à la décision de la CEDEAO et notamment le maintien des sanctions contre le Niger, l’on apprenait qu’avec Faure Gnassimbé, Patrice Talon devrait former l’équipe de facilitateurs pour engager des négociations avec la « Junte » pour arriver, à terme, à la levée des sanctions ou à leur allègement. Si l’on est étonné que la même CEDEAO qui proposait quelques jours plus tôt de l’argent aux pays de l’AES pour les soutenir étrangement dans la lutte contre le terrorisme, une générosité dont se méfie le Sahel, l’on peut tout aussi être surpris que Patrice Talon, ce ʺcomplicateurʺ de notre situation qui surgit, sautant sur l’occasion, alors qu’il ne participait pas au sommet, comme facilitateur de la crise nigérienne. Sur les réseaux sociaux, ils étaient nombreux à le récuser comme médiateur car, pour les Nigériens, il est aussi une bonne partie du problème du Niger. Mais, on peut aussi comprendre que, pour lui, il s’agit là de trouver le moyen de prendre langue avec le Niger pour, qu’au-delà de la CEDEAO, il puisse régler ses propres problèmes avec le Niger. Rien, en effet, n’exclut qu’un autre jour, si les relations devraient aller au pourrissement, que le Niger ne décide avec son partenaire chinois, de détourner l’oléoduc pour une nouvelle destination surtout que les premiers clients du brut nigérien sont le Mali et le Burkina Faso invités au lancement de la mise en service du pipeline. On aura alors compris que le président béninois cherche une porte officielle pour rentrer au Niger, en se servant notamment du prétexte de la CEDEAO. Réussira-t-il a à se faire accepter comme médiateur par les Nigériens et leurs autorités ? On imagine le cas de conscience qui se pose au président béninois.

But, Wait and see…

Par Mairiga

Les événements au Niger, depuis le coup d’Etat du 26 juillet 2023, ont fini par révéler aux Nigériens le visage de tous les acteurs politiques du pays, pour comprendre, combien certains d’entre eux peuvent s’aimer plus qu’ils ne peuvent aimer leur pays. On a, en effet, vu à quel point certains peuvent aller à des extrêmes pour défendre leur pain menacé, y compris s’il faut que cela passe par la destruction du pays et l’élimination de tout son peuple par le bombardement qu’ils peuvent commander à cette fin. On n’avait jamais cru qu’un homme politique, pour ses seuls intérêts, dusse faire de tels choix macabres contre « son » pays. Quand d’autres – et ils sont nombreux – partaient en exil, vivant aujourd’hui sans doute les affres de l’exil, et dans la nostalgie d’un pays qu’ils auraient aimé habiter aujourd’hui, reconnaissant enfin ses douceurs perdues, choisirent d’être discrets, vivant l’exil dans la douleur de la solitude, loin des familles. Certains autres, et notamment l’ancien premier ministre qui a surpris dans un tel comportement, et l’ancien ministre des Affaires Etrangères, le sieur Hassoumi Massaoudou, rêvant de grosses récompenses, se sont faits les grands ouvriers de la cause perdue de Bazoum et d’une France qui a oublié comment pouvait-elle protéger, hors de ses frontières, ses intérêts, misant sur des attitudes anachroniques qui ne correspondent plus au contexte. Mais, sans doute que, depuis quelques semaines, ils ont compris que leur activisme est voué à l’échec, comprenant enfin aussi que deux individus ne peuvent pas, seuls, combattre un peuple et triompher sur lui. On les entend peu depuis des jours, ne pouvant pas voir certains de leurs soutiens autour d’eux. L’exil devient inquiétant. Même le sieur Hassoumi Massaoudou qui aime tant ces plongées en eaux incertaines et troubles, a fini par se taire, devenant de moins en moins bavard pour ne pas porter seul les salissures d’une rébellion qu’il ne peut seul porter au nom de tous et surtout pour une cause à jamais perdue. Peut-être qu’une famille laissée au pays ayant trop souffert de sa rébellion et sa résistance infructueuse, et de ses discours frelatés, l’aurait appelé à la retenue pour laisser, à défaut de fortune, au moins quelque nom qui rendre à ses héritiers quelques honneur. Cependant, leur silence, se fait-il dans le cadre d’une nouvelle stratégie pour mettre au point de nouveaux complots pour saborder la transition au pays en connivence avec d’autres « fous » du parti restés au pays dont ils peuvent se servir des naïvetés en les nourrissant de faux espoirs pour les pousser à initier des actions de sape contre le pays et le régime militaire ? Poussés par la France qui tient à saboter la transition du Niger – elle l’a affirmé de vive voix sans pudeur par la voix de ses ministres – certains agitateurs, pourraient être dans des initiatives secrètes par lesquelles Emmanuel Macron rêve encore de prendre en main la situation au Niger pour imposer ses hommes et maintenir sa domination sur nos ressources. Mais, le CNSP a tous à l’oeil, filant bien de personnes qui pourraient s’engager dans de telles actions de sabotage qui, de toute façon, ne peuvent prospérer dans un pays où, tous unis autour des autorités, il est impossible de trouver la faille pour s’y engouffrer pour faire le mal. La preuve que le CNSP a réussi à déjouer la fuite du président déchu que certains milieux pensants de son entourage croyaient pouvoir réussir en s’entourant de précautions qui ne réussissent que dans une fiction. La France, usant même d’ethnicisme, a tenté, en vain, de diviser les Nigériens et de discréditer les militaires au pouvoir. Les Nigériens ont compris, on ne peut pas leur faire ce jeu. Après avoir constaté l’inefficacité des sanctions pour faire plier la « Junte » et le peuple nigérien, les princes déchus n’ont trouvé mieux qu’à user d’intox pour espérer polluer les consciences des Nigériens pour les éloigner des nouvelles autorités qu’ils veulent isoler afin de réussir à mettre en déroute la transition du pays. C’est pourquoi, pour certains observateurs avisés, ces gens sont à surveiller de plus près n’ayant connu dans leur vie publique, et peut-être privée, que le complot.

Dans un reportage de Serges Daniel, à France 24, l’on peut entendre le correspondant de la télévision française dire qu’entre autres exigences de la CEDEAO qui seraient sur la table, il y a la libération de Mohamed Bazoum et la possibilité pour le personnel politique en exil de rentrer au pays. Dans les deux cas, la CEDEAO sait que ce n’est pas acceptable quand, contre les mêmes hommes, qui, conscients de leurs fautes, pour se soustraire à la justice de leur pays, choisirent l’exil alors que, avant qu’un mandat d’arrêt international ne soit lancé contre eux, rien a priori ne permettait de comprendre pourquoi ils choisirent la fuite. D’ailleurs, qui les a obligés à quitter le pays ? Les portes du pays sont ouvertes à tous ses enfants. Ils n’ont donc pas besoin de passer par la CEDEAO pour venir dans leur pays ! Au Niger, ce n’est pas pour la première fois que l’on a un coup d’Etat, sans que jamais, les acteurs déchus ne fuient leur pays. Si, cette fois-ci, ceux qui tombaient choisissaient de s’en aller hors du pays, c’est qu’ils doivent bien savoir les raisons d’un tel choix et les risques qu’ils ont, dans la conscience de leur inconduite, à rester au pays. Beaucoup de leurs camarades sont pourtant restés dans le pays et à ce que l’on sache, jusqu’à cette date, aucun n’est inquiété. Ceux qui l’ont été, l’ont été sur la base de raisons que tout le monde, dans le pays, peut comprendre, non pas parce qu’ils seraient seulement du parti déchu ou du système mis en cause. Il ne s’agit nullement d’une chasse aux sorcières, ainsi que certains peuvent, à dessein, le laisser entendre, pour discréditer la transition.

Au dernier sommet du 10 décembre 2023 tenu à Abuja, les mêmes milieux, ont usé des mêmes stratégies pour montrer que leurs hommes tiennent encore le bon bout, faisant croire que par la bienveillance de la CEDEAO ce sont eux qui occupaient officiellement les places qui représentaient le Niger à la rencontre d’Abuja. L’organisation régionale ne peut pas le faire et vouloir discuter avec les autorités du Niger. Une histoire de bon sens quand même… Et la manoeuvre semble bien réussir, quad, sur les réseaux sociaux, des images fausses sont partagées donnant à croire que c’est l’ancien premier ministre qui y participait avec son compère, Hassoumi Massoudou, invisible depuis quelques temps. Aujourd’hui, l’exil doit avoir éprouvé les deux forçats qui doivent certainement regretter leur rébellion contre le pays et surtout leurs extrémismes à demander que des pays se coalisent pour venir attaquer le leur, seul moyen, croit-on, pour eux, de revenir au pays et au pouvoir. Quand en France, au Benin, en Côte d’Ivoire, au Nigéria, au Sénégal, un ressortissant du pays fait un tel appel, on se demande quel traitement, on lui fera. La liberté, ou si l’on veut la démocratie, peuventelles expliquer de telles extrémismes ?

Pourtant, le Niger a tout donné à ces hommes qui, contre toute attente, ont cette attitude ingrate à l’égard du Niger. A quels sommets n’ont-ils pas été portés pour se plaindre d’avoir gagné très peu, et d’être sevrés si tôt pour vouloir éternellement, être là, à diriger le Niger pour le piller ? Le Niger n’est pas leur propriété ; il appartient à tous et tous les Nigériens ont le droit d’avoir un oeil regardant sur ce qui s’y fait et qui les concerne aussi, au plus haut point. Aveuglés par leurs égoïsmes démesurés, les forçats ont oublié jusqu’à l’honneur qu’il leur faut, à tout prix, préserver. Peuventils enfin comprendre à quel point les leurs ont souffert de les voir jouer aux guignols et les mauvais rôles quand, à l’âge qui est le leur, l’on voudrait plus lire chez eux sagesse et humanité qui leur rendent le respect dû à leur âge qu’ils semblent ne plus connaitre pour se conformer à la conduite qui y sied. Comment, après avoir connu tant de gloires et de promotions politiques, ces hommes, peuvent-ils incarner une aile dure d’une résistance sans fondement contre un pays qui leur a tout donné ? Ils veulent le beurre et l’argent du beurre pour être les seuls à qui ce pays profite et revenir pour écraser ceux qui les ont défiés et défaits. On sait surtout, connaissant ce que Massaoudou a été à l’Intérieur, que ce n’est pas pour le bien qu’il insiste, à s’imposer avec la faveur de la France qui, elle-même, a perdu les pédales sur le cas du Niger, mais bien pour régler des comptes, et se venger d’un peuple qui a, à la faveur du coup d’Etat, dit tout le mal qu’il pense du personnage qu’il a été.

Ceux que nous appelions dans une précédente publication Souké et Siriki ne peuvent donc pas avoir le privilège de siéger au sein de la CEDEAO au nom du Niger dont ils ne savent rien de la vie depuis plus de quatre mois et, ce, quand plusieurs pays ont reconnu les nouvelles autorités et travaillent avec elles. Des gens mal intentionnés ont ainsi voulu tromper l’opinion pour faire croire qu’ils sont encore dans le jeu et donner ainsi de faux espoirs à des gens qui ont tout perdu par un jusqu’au-boutisme qui les a perdus. En restant dans cette posture, ils n’apparaissent, aux yeux des Nigériens, que des plaisantins qui, revenant des nues, comprennent enfin, qu’ils avaient tort d’aller à de tels choix sans issues. Aujourd’hui, ils pensent à comment revenir au pays. En tout, ayons de la mesure.

Par Alpha

Dans les sociétés modernes, les médias, en général, la télévision, en particulier, constituent un enjeu politique, qui ne laisse pas les gouvernants indifférents. Institution indispensable et redoutable, les dirigeants font tout pour avoir leur mainmise sur les médias en les utilisant à des fins de propagande, l’une des raisons pour lesquelles au Niger, avec la diversité du paysage audiovisuel, les citoyens affichent leur préférence pour les médias privés au détriment de la presse publique surtout en ce qui concerne la consommation des débats et des informations.  

D’après une enquête d’Afro baromètre en 2019, les sources d’information des Nigériens proviennent de la télévision avec une audience de 13%. Auparavant en 2017, l’institut de sondage Danni a conduit un sondage sur l’audience des éditions d’information, toutes langues comprises dans la ville de Niamey dont les résultats montrent que Télé Sahel avec 17.26% d’audience n’arrive qu’en deuxième position, très loin, derrière Bonferey TV et ses 32.81%.  .
Si un sondage similaire était réalisé par ces temps qui courent, il est fort à parier que la première place reviendrait à Télé Sahel dont les émissions captivent et émerveillent de plus en plus l’écrasante majorité des citoyens. Cette mue qualitative est incontestablement liée au nouvel environnement politique qui prévaut. L’on se rappelle que dans un proche passé, ce média était décrié à cause de ses prestations insipides (I) sans commune mesure avec son ouverture actuelle à tous les courants d’expression (II).

  1. De Télé Sahel, instrument exclusif au service des tenants du pouvoir…

En dépit de son slogan : « Télé Sahel pour tous et partout », les antennes de la télévision nationale étaient presque exclusivement dédiées aux activités officielles et administratives, magnifiées et glorifiées à longueur de journaux télévisés dont l’ennui se le dispute à la platitude. On assistait à quelques rares débats monotones mais non contradictoires, pensée unique oblige. La faute sûrement aux pressions politiques pour traiter l’information dans le sens souhaité. La seule ingérence des tenants du pouvoir n’expliquait pas tout, les journalistes eux-mêmes avaient leur part de responsabilité, de peur de déplaire à la hiérarchie ; aussi l’autocensure était-elle pratiquée à leur niveau. Tel l’enseignement de Pangloss à Candide, et à qui veut bien l'entendre, les choses étaient présentées sous l’angle : « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

Dans le contexte ci-dessus décrit, l’opposition, sauf en période électorale, était absente, la société civile frondeuse et d’autres acteurs "mal pensants" n’avaient pas de place à l’antenne ; comme si tout ce beau monde ne payait pas la redevance RTN via les factures de la NIGELEC. Au soir du 26 juillet 2023, au journal télévisé de 20 heures 30, pendant que les téléspectateurs avaient les yeux rivés sur leurs petits écrans afin de s’enquérir de la situation sociopolitique qui prévalait et couper court à toutes sortes de rumeurs et supputations, le présentateur du JT annonçait : "circulez, il n’y a rien à voir." Et pourtant, un peu plus tard dans la nuit, le fameux communiqué tomba, point de départ de la refondation de ce média.

  1. … A Télé sahel, au service du peuple et de la refondation.

“L’intelligence c’est la capacité de s’adapter au changement ” nous apprend De Stephen Hawking. Oui, en un laps de temps très court, Télé Sahel se transforma en Télé de la refondation. Dès le lendemain du 26 juillet 2023, libérée des pressions politiques, Télé Sahel se mettait au diapason des attentes du peuple souverain, en dépit d’un contexte marqué par le défi des coupures d’électricité. Devenue le porte-voix du peuple dans le nouvel environnement sociopolitique, Télé Sahel se retrouve dans sa nouvelle fonction de « chien de garde » de la refondation. Le réceptacle de tous les courants d’opinions et d’idées qui s’affrontent et s’entrechoquent, des plus lumineuses, au plus fantaisistes, voire irréalistes, émises toutes avec passion par le citoyen lambda, l’acteur de la société civile ou l’expert  avec le souci de faire bouger les lignes et d’aboutir à des lendemains meilleurs. Dieu sait que certaines idées constituent des contributions pertinentes, des mines d’or susceptibles d’inspirer les gouvernants. Également, sont régulièrement diffusés sur les antennes, des débats de citoyens organisés sur les places publiques et les quartiers populaires où les populations expriment leurs préoccupations et leurs attentes, sans langue de bois et en toute liberté. Dans ce sens, Tocqueville relève que « la souveraineté du peuple et la liberté de la presse sont […] deux choses corrélatives. »

Des émissions comme "Appel de la patrie" ou "Grand débat” ainsi que les causeries en langues nationales portant sur des sujets riches et variés, ont vite gagné en popularité parmi les fidèles téléspectateurs, qui attendent impatiemment leurs diffusions. Leurs animateurs infatigables, M. Addine Al Algalass et M. Abdoulaye Tiémogo, font preuve de dévouement et de brio. Sans oublier M. Kader Yayé et Elh. Bizo qui sortent des prestations XXL en langues, avec des records d’audience inégalés, à chaque fois qu’ils ont l’occasion d’interviewer le Général Abdourahamane Tiani.

L’impact est déjà ressenti sur la construction de la refondation, qui débouchera sur un nouvel ordre de gouvernance différent des échecs cuisants passés. Cette métamorphose doit être renforcée et pérennisée. Reste à assurer plus de productions dans toutes les langues nationales et maintenir le cap au plus près du citoyen. Par exemple, plus d’émissions sur la citoyenneté qui cadrent avec l’éveil patriotique, de faits divers instructifs, des comptes rendus d’audiences des juridictions ( en préservant l’anonymat des parties) , sur la brave ménagère qui quitte la maison après la prière de Fajr pour aller se procurer des fruits au marché et retourner les revendre au quartier pour subvenir aux besoins de sa famille, le paysan en silence qui trime dans son champ du matin au soir en scrutant le moindre nuage, l’ouvrier qui marne au chantier sous le soleil de plomb moyennant une modique rémunération journalière, l’élève qui effectue des kilomètres à pied pour se rendre dans son établissement à la recherche du savoir. Bref, porter l’image du Niger qui se bat et avance contre vents et marées.

D’ores et déjà, si la palme de la refondation devait être attribuée pour bons et loyaux services, il n’y a pas photo : the winner is…Télé Sahel.

Abdourahamane Oumarou LY

Juriste/Analyste politique

Arusha/Tanzanie.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Pr Robert Dussey a effectué, hier jeudi 14 décembre 2023, une mission à Niamey. Il a été reçu par le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances M. Ali Mahaman Lamine Zeine pour une séance de travail.

A sa sortie d’audience, Pr Robert Dussey a indiqué que son entrevue avec le Premier ministre fait suite au sommet ordinaire de la CEDEAO qui a désigné, son excellence le Président Faure Gnassingbé et le Président de la Sierra Leone Julius Maada Bio comme médiateurs pour aider à la sortie de crise au Niger.

« Nous sommes là pour rencontrer le Premier ministre de la transition. Nous devrions venir normalement avec mon homologue de la Sierra Léone, mais une contrainte l’a empêché de faire le déplacement sur Niamey. Nous avons eu une séance de travail très enrichissante avec le Premier ministre et notre homologue des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur du Niger. Nous avions travaillé et convenu du contenu de la période de transition, ce qui est une avancée », a-t-il dit.

« Avec notre homologue de la Sierra Léone, nous nous sommes dit que nous reviendrons probablement en début janvier pour discuter de la finalisation de ce contenu précisément du chronogramme de la transition qui est attendu. Nous allons d’ores et déjà présenter aux Chefs d’Etats médiateurs et à la Commission de la CEDEAO ce que nous avons convenu ensemble », a conclu le Professeur Robert Dussey. 

Fatiyatou Inoussa (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

D’aucuns estiment que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie(CNSP) ne communique pas ou peu pour informer l’opinion, qu’elle soit nationale ou internationale, sur la vie de la Nation.

D’autres considèrent que le CNSP et le gouvernement doivent multiplier les croisades verbales, les interventions publiques, les sorties médiatiques, pour haranguer les foules, répondre au tout-venant avec virulence.

Certains proposent au CNSP et au gouvernement de changer de narratif, de dérouler une campagne de communication punitive tous azimuts contre toute opinion contraire, d’intervenir à tout-bout de champ, de répondre aux ennemis du pays et autres traitres à la Nation par des révélations qui frisent la divulgation de secrets d’Etat ou d’alcôve.

Les plus extrémistes souhaitent que le CNSP et le gouvernement, toutes affaires cessantes, répondent à n’importe quelle interpellation provenant de n’importe quel citoyen et endoctrinent les populations à travers des sermons violents sur des tribunes surchauffées en empruntant un langage agressif, délirant, condescendant voire va-t-en-guerre à l’image du chef propagandiste Joseph Goebbels, tribun irrévérencieux du Nazisme.

Pour beaucoup de citoyens, le CNSP doit faire face avec violence aux campagnes d’intoxication, de délation, de calomnie, élaborées et mises en œuvre par les fanatiques du « après moi, le déluge » qui sont passés maitres dans l’art de distiller la rumeur sur fond de propos à l’emporte-pièce.

Au cours de la grande interview qu’il a accordée à la Radiotélévision du Niger (RTN) dimanche dernier, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a expliqué à ses compatriotes qu’en vérité tous les canaux de communication sont utilisés par le CNSP pour informer les populations.

En effet, pour le CNSP, à l’inverse du régime déchu, par exemple, qui avait utilisé l’information pour manipuler l’opinion et saupoudrer les faits, la communication dans toutes ses dimensions doit permettre aux masses laborieuses d’être bien informées afin qu’elles participent aux prises de décisions concernant leur développement. La stratégie de communication mise en œuvre par le CNSP a permis aux fils et filles de la Nation d’avoir les moyens de prendre part activement à la reconquête de la souveraineté nationale et d’adhérer à ses idéaux.

La période difficile que traverse notre pays recommande un système de communication participative qui aboutira, et on le constate depuis le 26 Juillet dernier, à un changement de comportement et à l’avènement d’un Nigérien nouveau, digne, déterminé, fier et conscient des enjeux du moment

En choisissant d’intervenir en langues nationales, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani s’est résolument engagé à réveiller la conscience des populations et à susciter le changement souhaité par le CNSP. Ces interventions du Président du CNSP ont permis d’accroitre la volonté commune d’agir ensemble, l’information, la sensibilisation, la transmission de nouvelles connaissances en lien avec les sujets de l’heure tout en encourageant les attitudes favorables à un changement de comportement.

Du reste, les conférences publiques, les campagnes de mobilisation sociale, les émissions interactives, les débats, les prêches, les activités artistiques organisées par la jeunesse, la création des brigades de veille citoyenne, les différentes rencontres de plaidoyer, les caravanes de sensibilisation, les déclarations publiques, et la publication  des communiqués institutionnels, relèvent de cette communication voulue et entretenue par le CNSP qui a laissé libre cours à tous les esprits pour qu’ils s’expriment dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Les canaux socio-traditionnels, modernes, institutionnels, médiatiques et non-médiatiques sont utilisés par le CNSP et tous ceux qui l’accompagnent dans cette mission exaltante mais patriotique d’éveil des consciences et de réveil du sentiment national. En définitive, et c’est le plus important, sans bousculer les normes de bienséance, sans exubérance ni langage folklorique, outrancier ou une quelconque provocation, le CNSP est en train de jeter, jalon après jalon, les bases d’une véritable communication pour un changement de comportement dans notre pays d’où l’engouement que suscitent toutes ces actions salvatrices.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

La Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (HAPDP) en collaboration avec l’OIM a organisé hier à Niamey, un atelier de formation des magistrats sur la protection des données personnelles. Cette session de renforcement de capacité est destinée aux magistrats des hautes juridictions, de la chancellerie, des cours et tribunaux du ressort de Niamey. C’est le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Alio Daouda qui a présidé l’ouverture des travaux en présence de la présidente de la haute autorité de protection des données à caractère personnel.

Cette activité est une suite  des sessions de formation et de sensibilisation des acteurs conduits par la HAPDP depuis le lancement de ses activités en 2020.

La présente formation permettra, non seulement d’améliorer les connaissances qu’ont les magistrats de la législation qui encadre ce domaine, mais aussi de bien cerner les engagements pris par le Niger pour renforcer la protection de la vie privée en imposant aux responsables de traitement des données le respect strict des obligations qui leur incombent. C’est aussi l’occasion pour les magistrats de prendre la dimension de leur rôle dans la mise en place d’une utilisation honnête et légale des données personnelles. La conjugaison des efforts de ces acteurs présents permettra d’insuffler une culture de protection des données auprès de citoyens. Notons que le contenu des modules qui ont été présentés vont de la présentation du cadre juridique et institutionnel de la protection des données à l’hygiène numérique en passant par les droits protégés, les obligations des assujettis, les sanctions et les procédures de contrôle.

A l’ouverture des travaux, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Alio Daouda a rappelé qu’au Niger, c’est avec l’avènement de la loi 2017-28 de 3 mai 2017, modifiée par la loi n°2022-59 du 16 décembre 2022 que la HAPDP a été mise en place pour assurer cet effort de veille juridique et technologique. « Le rôle dévolu à cette institution qui se veut être le socle de la protection de la vie privée est d’accompagner les pouvoir publics et les entreprises dans leur mise en conformité avec la législation sur les données personnelles et de sensibiliser les citoyens sur l’usage des TIC », a-t-il dit. Pour le ministre Alio Daouda, protéger les données revient à protéger l’intimité, la dignité et les autres droits fondamentaux de la personne comme le droit à la vie privée, le droit à l’image, le droit à l’honneur. Le ministre en charge des droits de l’Homme a fait remarquer que la judiciarisation de la protection des données personnelles est en train de prendre forme dans bon nombre de pays où le recours au numérique dans la gestion des activités de la vie courante a pris une place importante dans le quotidien des individus.

Pour sa part, la présidente de la Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel, Mme Sanady Tchimaden Hadatan, a dit que l’institution qu’elle dirige est chargée de veiller à ce que le traitement et l’usage des données à caractère personnel ne portent pas atteinte aux droits publics ou ne comportent pas de menace à la vie privée des citoyens, en particulier dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Pour l’accomplissement de ses missions, la HAPDP s’est dotée d’un plan stratégique élaboré sur cinq ans afin de rendre la protection des données personnelles effective au Niger et d’en faire un outil de bonne gouvernance.

La présidente de la HAPDP a expliqué que la présente formation s’inscrit justement dans le cadre de la sensibilisation que son institution mène afin que les maillons de la chaîne que constituent les magistrats soient consolidés par la compréhension de nos rôles respectifs dans la protection de la vie privée de nos concitoyens. Mme Sanady Tchimaden Hadatan a ajouté que la justice tranche les affaires dont elle est saisie et ce faisant, doit pouvoir par la bonne connaissance qu’elle a de la loi sur la protection des données personnelles, consolider celle-ci pour une meilleure emprise sur la vie privée des citoyens.

Mamane Abdoulaye (ONEP)

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Plusieurs nigériens dont ceux de la diaspora continuent inlassablement à apporter leurs contributions au CNSP. C’est ainsi que la Présidente du comité de gestion du fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie, Mme Brah Réki Hassane Djermakoye en présence des membres dudit comité, a réceptionné plusieurs contributions le mercredi 13 décembre 2023 au centre international de conférences Mahatma Gandhi.

Lors de cette série de contributions au fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie, le secrétaire général du Ministère de la Défense nationale, Le Général de Brigade Sani Kaché, a indiqué que l’administration centrale des Forces Armées Nigériennes (FAN) et de la Gendarmerie Nationale ne peut être indifférente par rapport à toutes les actions entreprises par le CNSP et le gouvernement de transition. C’est ainsi que les personnels du Ministère de la Défense Nationale et ceux du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale ont apporté leurs contributions dans l’élan patriotique avec un montant de 160.500.000 frs CFA. À cet effet, la présidente du FSSP Mme Brah Réki Hassane a exprimé ses sincères remerciements pour cet acte symbolique et a rassuré que ces fonds seront utiles à bon escient.

Le groupement des femmes Gomnika de Cité Caisse a remis une contribution de 50.000 Cfa ; l’Ordre des ingénieurs en Génie civil a remis un chèque de 7.385.000 FCFA. A cette occasion, le président de l’Ordre, l’ingénieur Moustapha Galadima a indiqué que c’est une première phase et la deuxième phase est en cours où ils ont prévu de faire une donation en nature et envisagent d’accompagner le CNSP et le gouvernement dans des études d’infrastructures. « Nous sommes actuellement en train de faire des discussions pour définir les infrastructures prioritaires dans lesquelles l’on peut intervenir pour apporter notre expertise au niveau de ces études », a-t-il indiqué.

Par la suite, des ressortissants Nigériens à Accra (Ghana) ont remis une contribution de 70.000 Fcfa ; le personnel de Win énergie 50.000 FCFA suivi d’un dot anonyme  de 120.000.000 FCFA. Après s’en est suivi celui des habitants du quartier Pays-Bas I avec la somme de 160.000 FCFA. M. Sina Hamani a remis 200.000 FCFA ; Mme Adama Oumarou a remis 23.000 FCFA au nom des femmes du quartier Dar-es-salam Samira Boutique. Le village de Bongou Tawey situé dans le département de Ouallam a contribué à hauteur de 250.000 FCFA.

L’assurance doyen en France à Paris a envoyé sa contribution à hauteur d’un million de franc CFA. Le représentant M. Ismaël Rabiou a indiqué que ces ressortissants ont demandé à ce que ce montant soit orienté pour la prise en charge des orphelins des FDS tombés au champ d’honneur.

À la fin de cette série de contributions, les habitants du village de Libo ont apporté leur contribution dans l’élan patriotique avec une enveloppe de 75.000 FCFA, le personnel de l’autorité de régulation du secteur de l’énergie a apporté 1.200.000 FCFA, la diaspora nigérienne en Allemagne a remis 675.000 FCFA et enfin, le Conseil national des personnes âgées du Niger, une association créée en décembre 2015 a apporté une somme de 500.000 CFA.

Rabiou Dogo Abdoul-Razak (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Le Nigérien aime les cérémonies. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer ce qui se passe à l’occasion des baptêmes et des mariages. Que d’efforts fournis pour embellir et aménager les espaces. Seulement, voilà ! ces efforts sont vains puisque le lendemain des festivités, ces espaces tant nettoyés et embellis ne sont plus reconnaissables. Résidus alimentaires, sachets, emballages et autres bouteilles en plastique y sont laissés, souvent pour une longue période pour ne pas dire définitivement. Une telle situation nous interroge sur notre rapport à la salubrité.

Pourtant, il est aisé d’entendre les jérémiades des uns et des autres accusant et acculant les services municipaux de laxisme. Mais comment peut-il en être autrement si à notre niveau individuel nous sommes incapables d’assainir notre environnement immédiat.

Qu’il s’agisse des alentours des maisons ou des services publics, la problématique de la salubrité se pose avec acuité. Il n’est pas rare de trouver des dépôts d’ordures qui se sont formés au fil du temps dans et ou aux alentours d’institutions publiques. L’un des exemples les plus patents nous est quotidiennement assené à la Place Anoutab, cet espace bien aménagé avec connexion internet gratuite où se retrouvent, chaque soir, les jeunes de la capitale pour leurs loisirs. Mais chaque matin, l’endroit est méconnaissable avec des ordures qui jonchent le sol malgré la présence des bacs à ordures installés à divers endroits.

En ces temps de mobilisation sociale pour la conquête de la souveraineté, il serait aussi pertinent d’adjoindre l’éducation à la citoyenneté responsable, la sensibilisation sur des pratiques nocives à l’environnement.

S’il est évident que nous sommes dans un processus de refondation de la République et de ses institutions, il est tout aussi nécessaire de travailler à obtenir des citoyens nouveaux, plus conscients et soucieux de leur responsabilité vis-à-vis de la communauté. Cela parce que les institutions reflètent aussi souvent la somme de nos attitudes et comportements individuels et collectifs. En somme, si nous aspirons à vivre dans un environnement sain, il est indispensable de revoir notre rapport à la salubrité. Il ne se sert à rien de blâmer les pouvoirs publics si à leur niveau, les citoyens ne font rien pour aider à prendre en charge une problématique quelconque.

Siradji Sanda (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

 

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, a effectué des visites hier, le 13 décembre 2023, au sein de deux institutions à Niamey. Il a d'abord visité les anciens locaux du Ministère des Finances, actuellement abritant la Commission de Lutte contre la Délinquance Économique, Financière et Fiscale (CoLDEFF), avant de se rendre à l'Hôpital National de Niamey. L'objectif du Chef de l'État était de s'informer sur le fonctionnement, les besoins et les attentes de ces institutions cruciales pour la population, tout en prodiguant des conseils.

Au cours de cette visite, malgré le contexte d'un établissement de santé, une certaine effervescence a envahi les agents et la population présente devant l'hôpital. Une foule enthousiaste, dans une liesse populaire extraordinaire, a manifesté son soutien au Chef de l'État et à son gouvernement. Cet élan témoigne d'un soutien inestimable du peuple au Président et à son gouvernement, illustrant de manière indiscutable le lien fort entre le peuple et le CNSP.

Alors que certains organes et individus appellent à l'usurpation du pouvoir par le CNSP, cette sortie est venue démontrer clairement que la population nigérienne soutient massivement le gouvernement du Général Abdourahamane Tiani, ainsi que le CNSP.

 Nous vous invitons à regarder ci-dessous la vidéo de l'ovation et de la réaction de la population.

Kio Boureima (Nigerdiaspora)

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a effectué, hier mercredi 13 décembre 2023, des visites au niveau de deux institutions dans la ville de Niamey. C’est ainsi qu’il s’est rendu dans les anciens locaux du Ministère des Finances qui abritent aujourd’hui la Commission de Lutte contre la Délinquance Économique, Financière et Fiscale (CoLDEFF) avant de visiter l’Hôpital National de Niamey. Il s’agit pour le Chef de l’Etat de s’enquérir du fonctionnement, des besoins, des attentes et de prodiguer des conseils au niveau de ces structures hautement importantes pour les populations.

Au niveau de l’ancien ministère des Finances qui a constitué la première étape de cette visite, le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani s’est entretenu avec les membres de la Commission de Lutte contre la Délinquance Économique, Financière et Fiscale (CoLDEFF). Pour rappel, la structure a été créée le 13 septembre 2023 et est composée de 35 membres nommés par décret pris le 1er novembre dernier par le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Lors des échanges avec les membres de la CoLDEFF qui ont pour mission de lutter contre la corruption, l’impunité, le détournement des biens publics et la mauvaise gouvernance, le Chef de l’État a mis l’accent sur les attentes du peuple nigérien à l’égard de la CoLDEFF avant de rassurer les membres sur la mise en place des moyens et dispositifs nécessaires pour l’accomplissement de leurs missions et pour leur sécurité. « Il faut que la CoLDEFF soit à la hauteur des attentes de la population. Vous avez ma confiance et mon soutien pour accompagner vos activités. Soyez dignes de ma confiance et de celle des Nigériens car, nous comptons sur vous », a-t-il soutenu.

Lors d’une séance d’échange avec les membres de la CoLDEFF

L’Hôpital National de Niamey a été la dernière étape de cette sortie. À ce niveau, le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie a procédé à une visite des locaux avant de se rendre au chevet des malades. Il s’est successivement rendu au service des urgences médicales et chirurgicales, au service Scanner d’Imagerie, de l’Imagerie à Résonance Magnétique (IRM) et de la Radiographie.

Sur les lieux, bien que nous sommes dans un établissement sanitaire, une certaine frénésie s’est emparée des agents, des visiteurs, des accompagnants, des commerçants installés à la devanture de cet hôpital. Et, dans une liesse populaire, certains scandant le slogan ‘’Say Tiani’’, d’autres criant ‘’Vive le CNSP’’ alors que le chef de l’Etat effectuait cette visite.

A la CoLDEFF comme à l’Hôpital National de Niamey, le Chef de l’Etat a réitéré les priorités de l’action du CNSP et du gouvernement de transition. « La priorité, c’est la population nigérienne », a déclareéle Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Chef de l’État.

Massaouda Abdou Ibrahim (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

 

 

La secrétaire Adjointe aux Affaires Africaines des États-Unis d’Amérique, Mme Molly Phee, a animé hier matin à l’ambassade des USA à Niamey, un point de presse relatif au 64ème sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO. A travers ce point de presse, Mme Molly Phee a exprimé les préoccupations des États-Unis sur l’arrêt des relations entre le Niger et certains de ses voisins et encouragé les négociations pour une sortie de crise. 

Au cours de ce point de presse, la secrétaire adjointe aux affaires Africaines a rappelé que pendant son séjour de 24h sur le territoire nigérien, elle a eu des pourparlers avec le Premier ministre de la transition, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, le Ministre des Affaires Etrangères de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, M. Boukary Yaou Sangaré, le Ministre de d’Etat, Ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armées Salifou Mody, et le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Brigade Mohamed Toumba. Mme Molly Phee a, à cette occasion, exprimé l’attachement des États-Unis, pour une intégration régionale au lieu d’une division entre le Niger et ses voisins. « J’encourage le CNSP à répondre positivement à l’offre de la CEDEAO pour une négociation. Les États-Unis soutiennent les résolutions de la CEDEAO spécifiquement, pour que le CNSP annonce un délai pour la transition », a-t-elle exprimé.

Nous sommes venus à Niamey, a-t-elle dit, après cette réunion que nous avons eue à Abuja, où nous avons été observateurs au sommet de la CEDEAO. « Les États-Unis sont préoccupés par l’arrêt des relations entre le Niger et ses voisins, entre le Niger et ses partenaires internationaux. Notre but est d’encourager la négociation, nous soutenons aussi l’engagement de la CEDEAO pour la levée progressive des sanctions en réponse aux actions du CNSP (…). J’ai confirmé la position des États-Unis, pour la reprise de la coopération militaire et de développement de manière réciproque quand le CNSP va prendre les actions que j’ai citées », a-t-elle déclaré.

L’engagement des États-Unis à Niamey, à Abuja ainsi que dans les autres pays membres de la CEDEAO, est de soutenir la population du Niger. « Nous comprenons que le désir d’un pays démocratique et prospère, c’est le droit des populations nigériennes comme, aussi c’est le droit de toutes les populations à travers le monde de choisir leur destinée et de choisir leur leader dans un processus électoral libre et transparent. Nous sommes convaincues que c’est uniquement aux Nigériens de définir leur futur et nous serons heureux de les accompagner sur ce terrain. Nos conversations ont été chaleureuses, j’ai écouté leurs préoccupations et aussi ils ont écouté les préoccupations des États-Unis. C’est ma compréhension qu’il y aura une réaction positive à cet engagement des États-Unis, qu’il y aura une résolution rapide entre le CNSP et les pays mandatés par la CEDEAO pour les négociations », a conclu la Secrétaire Adjointe aux Affaires Africaines des États-Unis.

Fatiyatou Inoussa (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

 

Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le Gouvernement et le peuple nigérien ont suivi, avec indignation, dans les médias nationaux et internationaux, la participation incompréhensible de certains membres du gouvernement nigérien déchu à la Soixante quatrième (64ème) session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le 10 décembre dernier à Abuja au Nigéria.

Le Niger condamne avec fermeté cette énième provocation de la CEDEAO qui est de nature à saper tout effort pour trouver une solution diplomatique et négociée à la situation politique actuelle.

La CEDEAO ne peut en effet décider d’une part de la suspension du Niger de toutes ses instances et d’autre part, permettre à des fugitifs de représenter illégalement notre pays.

Cette attitude désinvolte sur fond d’incohérence prouve à suffisance le mépris de la CEDEAO pour les textes communautaires et le droit international, en général. Elle s’inscrit dans une logique de soutien à des amis politiques et autres partenaires d’affaire au détriment des intérêts des Etats et des peuples de la CEDEAO. Elle participe également d’un plan subversif de déstabilisation du Niger à travers la formation d’un prétendu Gouvernement parallèle soutenu par des puissances étrangères.

Le Niger rappelle, par ailleurs, au Président en exercice de la CEDEAO et Président de la République fédérale du Nigeria, BOLA AHMED TINUBU, que le Niger et le Nigeria ont des liens millénaires et infrangibles de fraternité qui méritent d’être préservés. Aussi, ne saurait-il continuer à abriter dans son pays des individus recherchés par la justice nigérienne et qui participent à l’organisation de la déstabilisation du Niger à partir du Nigéria.

Le CNSP et le Gouvernement du Niger appellent encore une fois la CEDEAO à se ressaisir et à arrêter de recevoir des directives qui ont pour seul objectif de diviser les pays africains.

Niamey, le 13 décembre 2023

Source : https://www.lesahel.org

 

Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, M. Lamine Zeine Ali Mahaman s’est entretenu hier matin à son cabinet, avec une délégation des Etats-Unis d’Amérique conduite par la sous-Secrétaire Américaine, Chargée des Affaires Africaines, Mme Molly Phee. Celle-ci est accompagnée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Niger, SE. Mme Kathleen Fitz Gibbon, du Directeur adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, M. Skye Justice, du premier Conseiller à l’ambassade des USA au Niger, Mme Susan N’Garnim, du Commandant des Opérations Spéciales pour l’Afrique, Contre-amiral Ronald A. Foy et de l’Attaché de Défense, Colonel Nora Nelson-Richer. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays.

Cette importante réunion a regroupé autour du Premier ministre, de plusieurs membres du CNSP et du gouvernement dont le ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armées Salifou Mody, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, et de l’Administration du Territoire, le Général de Brigade, Mohamed Toumba, le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, M. Bakary Yaou Sangaré et le ministre Directeur de Cabinet du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Dr Soumana  Boubacar.

Pour rappel, les Niger et les Etats Unis entretiennent d’excellentes relations d’amitié et de Coopération ainsi que l’atteste la présentation des copies figurées de l’ambassadeur des USA au Niger en début décembre traduisant le maintien des relations diplomatiques des USA avec le Niger malgré les multiples sanctions injustes qui pèsent sur notre pays. Un peu plutôt, en octobre dernier, par la voie toujours de la Sous-Secrétaire américaine, chargée des Affaires Africaines, Mme Molly Phee, les USA se sont dit prêts à accompagner les nouvelles autorités pour une transition réussie, tout en exprimant la détermination du peuple américain à poursuivre son soutien dans divers domaines prioritaires au Niger.

Mamane Abdoulaye (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Le Premier ministre, ministre des Finances et de l’Economie M. Lamine Zeine Ali Mahaman a reçu hier mardi 12 décembre 2023 à son cabinet, une délégation du China National Oil Gas Exploration and Développement Corporation (CNODC) pour une séance de travail. C’était en présence du ministre du Pétrole, des Mines et de l’Energie, du ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur et du directeur de cabinet du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie.
Onep
Source : https://www.lesahel.org

 

Notre tentative de réponse à la voix du Sahel :

Nous avons suivi avec un grand intérêt l'entretien que le général Abdourahamane Tiani a accordé à la télévision nationale, Télé Sahel, nous avons été émerveillé par la qualité de l'analyse de la situation socio-économique et sociopolitiques faite par le président Abdourahamane Tiani.
Il ressort de cette analyse une maîtrise des données économiques et de la problématique qui se pose.

Entre autres sujets abordés par le président Abdourahamane Tiani, nous avons retenu : l'AES, la situation économique en général , la monnaie, les ressources naturelles, les sociétés chargées de la distribution de l'eau potable, les sanctions prises contre le Niger, le renforcement des relations diplomatiques avec certains pays voisins qui ont manifesté leur solidarité au Niger et les relations avec la CEDEAO et L'UEMOA.

Sur le plan général, la situation socio-économique et sociopolitique était délétère lorsque les forces de défense et de sécurité nigériennes ont pris le pouvoir par voie anticonstitutionelle .
Ils ont un créé un organe d'orientation et décisions dénommé, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, ( le CNSP).

Nous nous rappelons encore d'un appel que nous avons lancé sur notre page Facebook tendant à la recherche d'une solution consensuelle à la crise qui profile à l'horizon. À l'époque nous n' avons pas été bien compris.
Notre modeste analyse sur les points suivant :
1/ De l' Alliance des États du Sahel, AES :
Le général Tiani a expliqué que l'AES a été créée pour faire face efficacement à la lutte contre les terroristes, les bandits armés , les narcotrafiquants, soutenus par certains pays occidentaux, notamment la France et certains hommes politiques nigériens.
Grâce à la mutualisation des moyens, des efforts, les pays membres de l'Alliance des États du Sahel donnent des résultats éclatants dans la lutte contre l'insécurité.
La région de Kidal,le sanctuaire des terroristes, des bandits armés et des narcotrafiquants a été libérée.

On peut dire, bientôt les problèmes liés à l'insécurité seront derrières nous en écoutant le général Abdourahamane Tiani.

L 'AES devrait s'attaquer aux problèmes économiques, financiers et monétaires.

L' Alliance des États du Sahel tend à se transformer en une confédération des États du Sahel, avec pour objectif de devenir une véritable fédération des États du Sahel, elle est appelée à s'élargir aux autres pays du Sahel et de l'Afrique en général.
Pour notre part , nous pensons , si elle est bien gérée , cette alliance tendrait vers la création des États-Unis d'Afrique, vieux rêves des pères fondateurs de l'Union Africaine.

Cette alliance vient également de créer une banque d'investissement, des dispositions diligentes sont en train d'être prises envue de créer une institution authentiquement africaine sous-régionale chargée d'intégration économique et monétaire, ce qui sous-entend la création d'une zone de libre échange entre les pays de l'Alliance, il y aurait une libre circulation des personnes, des biens et des services, pour permettre une véritable intégration économique, une intégration des peuples et des États, ce qui a manqué aux organisations sous-régionales ouest-africaines chargées d'intégration économique et monétaire, la CEDEAO et
L' UEMOA, à cause de leur inféodation à certaines puissances mondiales excolonisatrices qui les subventionnent et leur donnent des instructions contraires à leurs objectifs et buts.

2/ De la monnaie commune de l'AES :

Le président Abdourahamane Tiani a bien confirmé que les pays membres de l'AES sont bel et bien en train de réfléchir sur la possibilité de la création d'une monnaie commune aux États du Sahel, ce qui impliquera sans doute la création d'une banque centrale, une zone monétaire des États du Sahel.
Pour être efficace, à notre humble avis, cette monnaie commune devrait avoir un taux de change flottant, ce qui est plus favorable à la création , des entreprises, des riches dans la future zone monétaire des États du Sahel.

3/ Des ressources naturelles :
A propos de la gestion des ressources naturelles du Niger, notamment les ressources minières, le général Abdourahamane Tiani a fait preuve d'une maîtrise de la problématique qui se pose dans la gestion des dites ressources.

Il rassure par rapport aux inquiétudes sur la gestion récente desdites ressources, le général est apparemment sur les traces du président Mamadou TANDJA, paix à son âme, père de la fiscalité de l'uranium, père du pétrole, nigériens , en effet, Tiani semblerait opter pour la souveraineté du Niger sur ses matières premières , à cet effet, une politique de diversification des partenaires économiques et financiers sera appliquée.
Une coopération gagnant-gagnant serait la grande option .

Bientôt ,les citoyens nigériens lambdas sentiront l'impact positif de la commercialisation des ressources minières sur leur niveau de vie si les recettes du président Abdourahamane Tiani seraient bien appliquées.

Le rétablissement de la fiscalité de l'uranium léguée par le président Mamadou TANDJA, qui a permis de mettre l'économie du Niger sur les rails du développement économique et social serait bientôt d'actualité.

4/ Des sociétés chargées de la distribution de l'eau potable :

Deux sociétés participent à la distribution de l'eau potable au Niger , la société de patrimoine des eaux du Niger, ( la SPEN ) et la Société, la Nigérienne des Eaux du Niger.

La SPEN qui est gérée par les nigériens, est chargée des investissements dans le secteur de l'eau.
Elle réalise les châteaux d'eaux, les forages, les grandes canalisations ect .
Elle est donc chargée du développement du sous-secteur des eaux, de la maîtrise d'ouvrages et la maîtrise d'œuvres des projets.

La Société, la Nigérienne des Eaux du Niger s'occupe de la distribution de l'eau potable sur toute l'étendue du territoire national. La société française , VEOLA participe au capital à hauteur de 52%,
l' Etat du Niger à hauteur de 8% , les privés nigériens à hauteur de 35 %, le personnel de la société à hauteur de 10 %, ce qui est une aberration et un manque de prise en compte de l'intérêt général.
Comment un partenaire extérieur, qui n'investie pas , prendrait-il part à hauteur de 52% au capital d'une société dont il n'a pas participé à la construction des infrastructures qui permettent à la dite société de bien fonctionner ?
Le président Abdourahamane Tiani a promis de corriger cette anomalie , les intérêts du Niger seront protégés .

5/ Des sanctions prises contre le Niger par la CEDEAO et L' UEMOA :

Le président Abdourahamane Tiani a souligné le caractère, illégal, injuste, inhumain de ces sanctions.
Ces sanctions frappent plus certains Etats voisins que le Niger . Depuis la fermeture du port de Cotonou au Niger, la situation socio-économique du Bénin ne fait que se détériorer, les citoyens du nord du pays ne cessent d'appeler à la levée des dites sanctions. Cette remarque vaut pour les populations du nord du Nigéria où les députés, les sénateurs et les leaders religieux ont également appelé à la levée des dites sanctions.
Partout en Afrique les peuples rejettent ces sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et injustes.

Grâce à la coopération de certains pays africains amis et frères, le Mali, le Burkina Faso, le Togo, l'Algérie, la Guinée Conakry, la Mauritanie, ect , le Niger a accès à quatre ports martimes malgré l'embargo.
Il arrive à faire entrer les produits de premières nécessités grâce à la coopération des dits vosins.

6/ Du renforcement de la coopération diplomatiques :

Le président Abdouraham Tiani a effectué

récemment une visite de travail au, Mali, au Burkina Faso et au Togo. Il ressort de de cet entretien que, le président est allé remercier vivement ces pays pour le soutien indéfectible qu'ils
apportent au Niger dans ces

circonstances très difficiles. À cet effet, le président a parlé de renforcement des capacités des services diplomatiques du Niger dans les pays amis, ainsi les postes consulaires seront érigés en postes diplomatiques au Burkina Faso et au Togo.
L 'ambassade du Niger à Bamako sera renforcée.

7/ Des relations du Niger avec la CEDEAO :

Le président Abdourahamane Tiani a marqué sa disponibilité au dialogue franc et constructif avec la CEDEAO, pour preuve plusieurs fois la délégation de la CEDEAO a été reçue au Niger, la délégation du Niger a aussi fait le déplacement au siège de la CEDEAO à Abuja, au Nigéria.
La problématique qui se pose ici la CEDEAO et L'UEMOA ne s'occupent plus de leur mission d'intégration économique, monétaire et d'intégration des peuples.

Les dites institutions sont inféodées à certaines puissances excolonisatrices qui sont en conflit avec le Niger à cause du coup d’Etat au Niger qui menace leurs intérêts égoïstes.

Nous pouvons dire sauf erreur d'analyse de notre part, avec les éléments à notre disposition,,que le président Abdourahamane Tiani est sur la voie du redressement,économique, financier, démocratique, du Niger .

L' alliance des États du Sahel a pour ambition de tendre vers une fédération des États du Sahel, car beaucoup des États ont manifesté leur désir d'adhérer à cette nouvelle alliance. Une refondation des républiques dans les pays du Liptako Gourma et une harmonisation de la période des transitions politiques des pays du Liptako Gourma, permettrait sans doute aux transitions politiques en cours de tendre vers la création des États-Unis d'Afrique, vieux rêves des pères fondateurs de l'Union Africaine.

La 64ème session ordinaire des chefs d'État de la CEDEAO a reconnu le coup d’Etat au Niger malgré le maintien des sanctions.
La CEDEAO a désigné un comité de négociation pour discuter de la période de transition avec le Niger.
Les États-Unis d'Amérique ont réussi un coup de maître car leur position a prévalu sur celle de la France portée par , Allassane Ouattara, Macky Sall, Patrice Talon et Bola Ahmed Tinubu.
C'est le Niger qui gagne !
La nouvelle problématique qui se pose , est-ce que ces transitions politiques ont les moyens humains de qualité et les ressources financières nécessaires pour faire face efficacement à leur politique .

" L 'Afrique doit s'unir ou périr ".

La patrie ou la mort nous vaincrons !

Isssoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

 

Regarder la vidéo complète de l’interview

Avant-hier, en début de soirée, alors que l’opinion nationale, qui suivait avec une oreille attentive l’interview télévisée du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie(CNSP), s’attendait à une réponse, au surplus à de grandes décisions suite aux conclusions du Sommet des Chefs d’Etat des pays membres de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui se tenait dans le même temps à Abuja, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a eu un souverain mépris aux décisions prises par ce regroupement de Chefs d’Etat.

Autrement dit, le Président du CNSP a classé ce communiqué final d’Abuja, littérature poussive, dans la rubrique des « chiens écrasés » ou « faits divers » à l’instar d’un responsable de média qui traite une information d’une moindre importance, une nouvelle qui n’a aucune plus-value dans la marche actuelle de la Nation et la dynamique enclenchée par le peuple nigérien.

Pour le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, le maintien des sanctions contre notre pays par la CEDEAO, en présence de certains de nos compatriotes définitivement égarés, est un non-événement. Tout simplement.

C’est pourquoi, soldat pétri dans la moule des réalités profondes du Niger, formé à l’école de la vie, chef militaire ayant une certaine idée du Niger, Chef d’Etat pragmatique, détaché du verbiage politicien, loin des formules oiseuses et stériles, le Président du CNSP a abordé avec les fils et filles de la Nation plusieurs sujets qui les intéressent.

Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, sans langue de bois, a donné aux Nigériens un aperçu clair sur la lutte contre le détournement des deniers publics dont le régime déchu et ses animateurs étaient passés maitres, le rôle et les responsabilités des membres assermentés de la Commission de Lutte contre la Délinquance Economique, Financière et Fiscale (CoLDEFF), la tenue des assises du dialogue national inclusif, la situation économique du pays, l’état des finances publiques en cette période difficile que traverse notre pays et les résultats obtenus par nos forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme.

La gestion de la campagne agro-sylvo-pastorale et hydraulique de cette année a été largement évoquée par le Chef de l’Etat qui a donné des détails sur les dispositions prises par le gouvernement pour dissiper les inquiétudes et atténuer les souffrances des populations confrontées aux caprices du ciel.

Cette seconde interview a été l’occasion pour le Président du CNSP d’éclairer la lanterne de ses concitoyens sur la fourberie notoire de la France et le diktat insensé que la CEDEAO veut imposer à notre pays, en complicité avec le Président déchu et ses sbires qui déambulent dans les halls des salles de conférence à Abuja et ailleurs dans le but de réécrire l’Histoire.

Le CNSP, fort du soutien populaire des forces vives de la Nation que le Général de Brigade Abodurahamne Tiani n’a pas manqué de saluer au passage, ne faillira pas et ne transigera pas sur certains points, avec une quelconque organisation communautaire inféodée par des lobbys impérialistes.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

A l’occasion de la célébration de la fête nationale du Burkina Faso, le Président du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Chef de l’Etat, le général de brigade Abdourahamane Tiani a adressé, hier, un message de félicitation à son homologue, le capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Burkina Faso. Le message est libellé ainsi qu’il suit :

« Monsieur le Président,

Votre pays, le Burkina Faso, commémore aujourd’hui, le 11 décembre 2023, sa fête nationale. En cette heureuse occasion, j’ai l’immense plaisir d’adresser, au nom du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), du Gouvernement, du Peuple nigérien et en mon nom propre, mes vives et chaleureuses félicitations ainsi que mes meilleurs vœux de paix, de bonheur, de prospérité et de progrès à Votre Excellence, au Gouvernement et au Peuple burkinabè frère.

Cet anniversaire qui intervient après le lancement de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et l’éclatante victoire, parmi tant d’autres, à Djibo des braves Forces Armées burkinabè sur les forces du mal, constitue, j’en suis convaincu, une étape décisive dans la reconquête totale de la souveraineté de nos pays respectifs.

Ensemble, unis avec une détermination inébranlable, nous sortirons nos pays de la pernicieuse domination dans laquelle certaines puissances étrangères s’emploient activement à nous maintenir.

En vous renouvelant mes sincères félicitations et mes meilleurs vœux, je Vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute et fraternelle considération.

Le Général de Brigade ABDOURAHAMANE Tiani ».

 

Un consensus existe aujourd’hui relativement à la personnalité juridique de l’Etat quoiqu’elle ait mis du temps à être admise. Aussi, de nos jours, l’Etat dispose-t-il incontestablement de la personnalité juridique internationale.

L’arrêt du 7 décembre 2023 de la Cour de justice de la CEDEAO, saisie aux fins de constater l’illégalité entachant les mesures prises le 30 juillet 2023 par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO ainsi que de prendre des mesures provisoires, va au-delà de ces seules demandes et aborde la question de la personnalité juridique de l’Etat.

De quoi s’agit-il ? Suite au coup d’Etat survenu au Niger le 26 juillet 2023 et l’avènement au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), l’Etat du Niger et 7 autres requérants ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO, aux fins d’annulation de cette batterie de sanctions y compris la décision de recourir à l’intervention armée contre la République du Niger. 

Les parties ont fait valoir leurs moyens et prétentions à l’audience du 21 novembre 2023 par devant la Cour qui a mis l’affaire en délibéré.

Le 7 décembre 2023, la Cour de justice de la CEDEAO a déclaré irrecevable la requête principale ainsi que la requête aux fins de mesures provisoires. Et sur la base du dispositif lu par le vice-président  de la Cour, on peut retenir les motifs suivants : "ceux qui représentent l’Etat du Niger sont des militaires qui ont pris le pouvoir par la force et donc ne sont pas reconnus par la CEDEAO et par tous les protocoles que le Niger a signés ;donc ils n’ont pas qualité pour saisir notre Cour, alors ils sont irrecevables ; les autres parties qui ont également introduit des requêtes aux côtés de l’Etat du Niger, la Cour a constaté que les intérêts sont convergents, ils ne poursuivent pas un intérêt différent que celui que l’Etat du Niger poursuit,  mal représenté par les militaires, eux aussi, ils sont irrecevables. » (Sic).

La question qui se pose à la Cour est de savoir dans quelles mesures, la non reconnaissance par la CEDEAO des autorités militaires d’un Etat membre, arrivées au pouvoir suite à un coup d’Etat, peut-elle entraîner l’irrecevabilité de leur requête auprès de la Cour de justice de l’organisation ?  Par voie de conséquence, si la recevabilité de la demande des autres requérants est liée à celle de la plainte des autorités militaires ?

La position de la Cour a consisté à répondre par l’affirmative :

  • L’Etat du Niger représenté par des militaires arrivés au pouvoir par la force, non reconnus par la CEDEAO, ne peut pas ester devant la Cour de justice de la CEDEAO ;
  • La convergence d’intérêts entre l’Etat du Niger représenté par des militaires et les 7 autres requérants (personnes physiques et morales) fait aussi obstacle à la recevabilité de leurs demandes.

Aussi, est-il permis de retenir deux nouveaux principes dégagés à travers la décision de la Cour : d’abord la recevabilité de la requête de l’Etat du Niger est conditionnée à la reconnaissance de ses autorités par la CEDEAO ; ensuite, la constatation de la convergence d’intérêts entre l’Etat et les 7 autres requérants fait subir au recours de ces derniers le même sort que celui du premier.
A l’analyse, la non reconnaissance et la convergence d’intérêts qui ne peuvent constituer une cause d’irrecevabilité (I) dénotent d’une jurisprudence inconstante et capricieuse de la Cour (II), toutes choses qui finissent de convaincre, du moins dans la crise au Niger, sur l’incapacité de l’institution judiciaire communautaire à se défaire des interférences politiques (III). 

  1. La non reconnaissance des autorités du Niger par la CEDEAO et la convergence d’intérêts n’entrainent pas le défaut de qualité pour agir.

L’Etat est un sujet de droit, titulaire autonome de droits et d’obligations, détaché par un jeu de fiction juridique de ses dirigeants (A) ; sa prise en charge de l’intérêt général n’empêche pas les personnes morales et physiques qui la composent de défendre chacune la sienne (B).

  1. L’Etat du Niger n’est pas assimilable aux nouvelles autorités.

L’Etat, distinct de ceux qui la dirigent est un principe consacré par le droit international et la jurisprudence.

Il est reconnu que l’État « le plus froid de tous les monstres froids », selon l’expression du philosophe Nietzsche, est doté d’un régime juridique qui lui est propre. Sa personnalité juridique internationale voudrait qu’une distinction claire et nette soit établie entre cette entité et ses dirigeants alors même que les actes des dirigeants lui sont imputables et que l’Etat est personnifié à travers ses premiers responsables, en l’espèce le chef de l’Etat.  Cette entité, " titulaire abstrait et permanent du pouvoir, dont les gouvernants ne sont que des agents d’exercice passagers”, selon les termes de Georges Burdeau, est donc représenté et incarné par les dirigeants sans qu’il ait assimilation entre eux.

L’amalgame, qui transparaît dans les propos du vice-président se situe entre la reconnaissance de l’Etat et la reconnaissance du gouvernement ; c’est donc l’Etat qui a la qualité pour ester en justice au nom de sa personnalité juridique propre et non les dirigeants, dont la personne importe peu. 

A propos de la reconnaissance du gouvernement, en l’espèce les nouvelles autorités, qui n’est pas déterminante dans le cadre du litige, mais dont il y a lieu de dire un mot, elle-même ne fait pas de doute. En effet, elle peut être tacite, c’est-à-dire se déduire de la conduite de la CEDEAO.  Il est de notoriété publique que l’institution négocie avec les autorités en place pour obtenir la libération et le départ du président déchu vers un pays de destination. N’est-ce pas là une reconnaissance tacite ? Dans le même ordre d’idées, elle vient d’annoncer une contribution à la lutte contre le terrorisme aux trois Etats du sahel dont le Niger. L’opinion s’interroge, si jamais cette aide était acceptée, à quelles autorités serait-elle destinée, si ce n’est les autorités en place, soi-disant non reconnues.

La Cour fait fausse route en déniant la qualité à agir à l’Etat du Niger du fait de dirigeants arrivés au pouvoir par la force en ne s’appuyant sur aucune disposition de ses procédures, donc par simple convenance.

Si, scruter le mode d’accession des dirigeants d’un Etat membre pour faire de leur reconnaissance par la CEDEAO, une condition préalable de recevabilité des recours de leur Etat, les activités de la Cour se réduiraient comme peau de chagrin.

Sur tout un autre plan, il y a lieu de faire remarquer que l’Etat du Niger était représenté par le Directeur général de l’Agence judiciaire de l’Etat, bien habilité à assurer cette représentation.

  1. La convergence n’est pas un caractère de l’intérêt qui sous-tend le défaut de qualité pour agir.

Le vieux brocard nous apprend : "pas d’intérêt pas d’action", ceci est particulièrement vrai dans le cas d’espèce. L’intérêt est la condition première pour pouvoir saisir la justice. La doctrine et la jurisprudence la circonscrivent bien cette notion. L’intérêt doit être positif et concret, juridique ou légitime, né et actuel. Dès lors où l’intérêt présente ces caractères, il est justifié. Nul n’est besoin de consacrer de développements pour démontrer que les caractères ci-dessus énumérés sont réunis par les 7 autres requérants. Les intérêts ont beau avoir un point de convergence, il n’en demeure pas moins qu’il n’y a pas concordance ni identité parfaite. Pour mieux illustrer les choses, on prendra l’exemple de l’Etat du Niger et de la NIGELEC. L’Etat poursuit la levée des sanctions dans leur ensemble ; la NIGELEC est intéressée par le rétablissement de la fourniture de l’électricité, contrat privé, dont la rupture lui occasionne des lourdes pertes qui se chiffrent à des milliards de FCFA. Nulle part dans les caractères de l’intérêt sus-énumérés n’y figure la convergence ; sans doute une stratégie ou une volonté affichée de faire retourner les autres plaideurs, et plus généralement le peuple, contre les nouvelles autorités.  Le but visé à travers les sanctions de la CEDEAO consiste à affamer, clochardiser le peuple afin de le faire se soulever contre les dirigeants. Comme ceci : « vous voyez les responsables de vos malheurs, ce sont eux, révoltez-vous ! »

En rendant une décision "politique ", la Cour de justice de la CEDEAO n’ignore pas les conséquences qui y sont attachées.

  1. Les (in) conséquences de la décision

La décision n’est pas dans la droite ligne de la jurisprudence de la Cour ; les exemples ne manquent pas. Une plainte du Président déchu aux fins d’obtenir sa libération est pendante devant elle. Il est vrai que ses conseils ont eu au moins la décence de reconnaitre les nouvelles autorités comme étant des autorités de fait, en se gardant bien de soutenir qu’elles ne peuvent pas représenter l’Etat du Niger. Quelle serait alors la position de la Cour ?  En application du revirement jurisprudentiel né de la décision examinée, qui assimile l’Etat du Niger aux dirigeants militaires, en toute logique, la plainte contre l’Etat du Niger serait irrecevable, puisque mal représenté. A considérer que ce ne soit pas le cas, c’est-à-dire que le plaignant ait gain de cause, l’exécution de la décision poserait problème ; qui pour l’assurer ?  

La décision de la Cour de la CEDEAO va à l’encontre de sa constante jurisprudence qui a toujours accepté les plaintes des Etats (ou contre eux) avec à leur tête des dirigeants issus de régime d’exception. Rien qu’au Niger, on peut citer l’arrêt Tanja Mamadou contre S.E. GEN. Salou DJIBO & L'ETAT DU NIGER _Défendeurs, du 08/11/2010, où la question de l’irrecevabilité ne s’était pas invitée. De même, plus récemment, dans l’Affaire Ibrahim Kassory Fofana et 2 autres contre Etat de Guinée (arrêt du 16 octobre 2023), l’irrecevabilité tirée du défaut de qualité des dirigeants Guinéens, des militaires issus de coup d’Etat, n’a pas été soulevée.

En définitive, la Cour s’est empêtrée dans des écheveaux juridiques qui questionnent sur ses capacités à résister aux pressions politiques dans le traitement des mesures prises par les chefs d’Etat et de Gouvernement.

  • L’alignement de la décision de la Cour sur les mesures de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement

Si cet alignement résulte d’une simple coïncidence dictée par l’application saine du droit, rien à commenter ; cependant, il se trouve que la décision du 7 décembre 2023 est fondée sur des arguties juridiques, la crainte de ne pas dédire les Chefs d’Etat et de Gouvernement. L’attitude questionne véritablement sur l’indépendance de la Cour, qui semble servir de caisse de résonnance aux mesures de fermeté des princes qui gouvernent. Après le délibéré, des curieux se sont empressés de jeter un coup d’œil sur la composition du jour de la Cour , et en découvrant des noms de ressortissants de pays de la CEDEAO ayant défendu à cor et à cri les sanctions contre le Niger, ont vite conclu que la marge de manœuvre de la Cour était nulle. Tout semble croire que la Cour, très sensible à la position des dirigeants de l’institution, a choisi le conformisme.

C’est peu dire que de manière générale, les décisions des juridictions communautaires (CEDEAO, UEMOA), qui impliquent les institutions politiques ont du mal à se démarquer  des mesures politiques imposées. Déjà, au niveau de l’UEMOA, en rendant l’Ordonnance N¨°47/2023/CJ du 16 novembre, le juge a complètement botté en touche en ne se prononçant pas sur la question à lui soumise. Son seul mérité était d’avoir déclaré la requête recevable.

A l’allure où les choses évoluent, il ne faut rien attendre de la bataille judiciaire. Seules les inquiétudes grandissantes suscitées par l’envol irrésistible pris par l’Alliance des Etats du Sahel, pouvaient faire infléchir les dirigeants de la CEDEAO. Après le maintien des sanctions, la transition doit  véritablement démarrer à travers la mise en place effective de tous ses organes et leur animation. A l’évidence, le combat entamé est plus politique que judiciaire.

  • Référence

Emmanuel Tawil, Relations internationales, 3ème édition, Vuibert, 2014.

Abdourahamane Oumarou Ly
Juriste
Arusha

 

 

La Cour de Justice de la CEDEAO vient d’emboîter le pas à celle de l’UEMOA en jugeant irrecevable ‘’la requête principale ainsi que celle ‘’aux fins de mesures provisoires’’ dont elle a été saisie par l’Etat du Niger et 7 autres’’ relativement aux sanctions illégales et criminelles imposées à notre pays par l’organisation régionale d’intégration économique

substance du délibéré qu’elle a rendu, jeudi 7 décembre 2023 à son siège à Abuja, est libellée ainsi qu’il suit : ‘’La requête aussi bien principale que la requête aux fins de mesures provisoires dont la cour était saisie de la part de l’Etat du Niger et de 7 autres, sont toutes déclarées irrecevables. Parce que d’un côté, ceux qui représentent l’Etat du Niger actuellement sont des militaires qui ont pris le pouvoir par la force. Et donc ils ne sont pas reconnus par la CEDEAO et par tous les protocoles que le Niger a signés. Donc, ils n’ont pas qualité pour saisir notre Cour, alors ils sont irrecevables’’.
Et de poursuivre : ‘’Les autres parties qui ont également introduit des requêtes aux côtés de l’Etat du Niger, la Cour a constaté que les intérêts sont convergents, c’est-à-dire qu’elles ne poursuivent pas un intérêt différent de celui que l’Etat du Niger poursuit, mal représenté par les militaires. Donc eux aussi, ils sont irrecevables’’.
Quelle analyse la substance de ce verdict peut-elle susciter ? Le premier commentaire, c’est que ce verdict n’a rien d’un acte judiciaire indépendant reposant sur une lecture du droit, c’est une décision purement politique, qui s’aligne clairement sur la position tranchée de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement ayant édicté les sanctions illégales vis-à-vis de notre pays.
Quel est l’argument principal farfelu brandi par la Cour de Justice de la CEDEAO pour prononcer l’irrecevabilité les requêtes de l’Etat du Niger et les 7 autres ? Elle dit que la junte militaire au pouvoir au Niger depuis le coup d’Etat, qui a renversé le président Bazoum, n’est pas reconnue par l’organisation communautaire d’intégration ouest-africaine. Conséquemment, en dépit du fait qu’elle gère les affaires de l’Etat avec le soutien massif et inconditionnel des populations nigériennes des villes comme des campagnes, elle n’a pas qualité pour saisir la Cour d’une quelconque requête.
Par cette décision inique, la Cour de Justice de la CEDEAO estime aussi que le pouvoir au Niger est toujours incarné par le régime déchu de Bazoum, que tous les actes de gouvernance posés par la junte et les institutions qu’elle a mise en place depuis les événements du 26 juillet 2023 sont nuls et de nul effet.
Le Niger est-il subitement devenu, depuis les événements du 26 juillet 2023, une vulgaire province des autres pays membres de la CEDEAO pour que leurs chefs d’Etats et la Cour de Justice de l’institution considèrent que c’est à eux de décider de comment il doit être gouverné, selon leur convenance ? En quoi le sort du président Bazoum Mohamed et de son régime sont-ils plus importants que la vie des 25 millions de Nigériens qui souffrent durement depuis 5 mois des sanctions injustifiées de la CEDEAO ? Est-ce les populations de ces pays frères, qui ont à leur tête des présidents traitres inféodés à la France, qui constituent la population nigérienne ?
Est-ce leurs populations qui ont élu le président Bazoum au pouvoir au Niger pour considérer qu’ils ont le droit de décider de ce qui est bien pour nous Nigériens ? Au point de mettre dans la balance la libération et exil de Bazoum dans un pays de leur choix et la vie des 25 millions des Nigériens. Par ce comportement inadmissible, la CEDEAO n’a jamais méprisé aucun de ses pays membres comme elle le fait avec le nôtre.
Les choses sont désormais claires. Tout ce qui nous reste aujourd’hui à faire en tant que pays souverain, c’est de nous retirer purement et simplement de ce cadre d’intégration économique régionale présumé, qui a clairement montré à face du monde qu’elle est inféodée à la France et à l’Union européenne (UE) pour le maintien de nos pays sous le joug de l’impérialisme occidental.
Avec la création récente de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui entend rester une organisation d’intégration véritablement africaine visant le développement endogène des trois pays (Burkina Faso, Mali et Niger, selon notre propre vision et avec nos propres ressources. A partir du moment où le processus de ce nouveau cadre d’intégration est lancé, il n’y a plus aucune raison de continuer à s’agripper encore à la CEDEAO et l’UEMOA qui ont clairement choisi leur camp. Le président déchu Bazoum passe avant le Niger et son peuple, qui peuvent mourir des effets pervers de leurs sanctions.

Tawèye

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, a accordé une interview exclusive à la Radiotélévision du Niger (RTN). Au cours de l'entretien, qui s'est déroulé dans les langues nationales (Hausa et Zarma) ainsi qu'en français, le Chef de l'État a abordé divers sujets nationaux. Il a discuté ouvertement des orientations du CNSP visant à instaurer un nouveau Niger et a également évoqué les manœuvres de certaines puissances, critiquant les actions incohérentes des organisations sous-régionales. Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a fourni des explications franches et sans détour, éclairant ainsi les citoyens nigériens sur les enjeux clés liés à la vie de la Nation.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora) 

Regarder la vidéo complète de l’interview en français


 Regarder la vidéo complète de l’interview en Zarma


Regarder la vidéo complète de l’interview en haoussa

En vérité, les Chefs d’Etat ou de gouvernement, leurs compères et comparses, présents à Abuja, ce dimanche 10 décembre 2023, doivent impérativement retourner à leurs classiques littéraires du Lycée puisqu’ils ignorent que l’idéal de Don Quichotte, ce justicier et autoproclamé redresseur de tort, relève de la chimère.

Ainsi donc, sans surprise d’ailleurs, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) a décidé de poursuivre son attitude belliqueuse, à la limite belliciste, contre notre pays en maintenant le statu quo sur les sanctions qu’elle a injustement, irrégulièrement et illégalement infligées à notre pays suite aux événements, pourtant salvateurs voire salués par le peuple souverain, du 26 Juillet 2023.

Réunis à Abuja, ce dimanche 10 décembre 2023, agissant en Don Quichotte de la sous-région, quelques Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique de l’Ouest, sur injonction véhémente de la France, le regard bienveillant de certaines institutions financières internationales et consorts, la complicité active et à ciel ouvert de certains compatriotes, traitres à la Nation, qui n’ont plus rien à perdre puisqu’ils ont tout perdu depuis la journée mémorable du 26 Juillet 2023, ont cru arracher au majestueux peuple nigérien tout droit à s’autodéterminer, redresser un tort qui n’existe que dans leurs esprits rendus malades par la forte aspiration du peuple nigérien à reconquérir sa souveraineté.

Aucun homme, aucun lobby, aucune instance internationale, continentale, régionale ou sous-régionale ne peut dicter au peuple nigérien la conduite à tenir ou des directives à respecter. Depuis le 26 Juillet 2023, le peuple nigérien, sous la guidance du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie(CNSP) poursuit, inébranlable, stoïque et déterminé, sa trajectoire qui le sortira indubitablement des sentiers battus dans lesquels l’a maintenu l’ordre ancien que, paradoxalement mais désespérément, la CEDEAO s’échine lamentablement à défendre.

Conglomérat de Chefs d’Etat dont certains, arrivés au pouvoir dans des circonstances frauduleuses, rocambolesques, à l’instar de leur ami et protégé Président déchu par les FDS ici au Niger le 26 Juillet 2023, ils se sont vautrés dans les miasmes de leurs forfaitures internes. La CEDEAO ou du moins ce qui en reste aujourd’hui n’a aucune leçon à donner au peuple nigérien. Aucune réinvention de la roue, aucun préalable fallacieux, aucune exigence insensée, qui seront rejetés de fait par le peuple souverain du Niger, ne sauraient être acceptés par le CNSP.

Le fameux Sommet de la Conférence des Chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO s’étant tenu, les décisions contre notre pays prises, il reste maintenant, aux fils et filles de la Nation, enfants d’une même patrie, nourris de la sève des mêmes idéaux, d’incarner la vaillance, la persévérance et toutes les vertus de nos dignes aïeux.

Le Niger, plaise à Dieu, sera le flambeau de l’Afrique qui avance comme le proclame notre hymne national. C’est pourquoi, malgré les turpitudes de la CEDEAO et de ses auxiliaires locaux, nous demeurons debout.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’État, Son Excellence le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI a effectué, le vendredi 8 décembre 2023, une visite de travail et d’amitié à Lomé au Togo. Le Chef de l’État est accompagné dans ce déplacement du ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody, du ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur, M. BAKARY YAOU SANGARE, du ministre Directeur de Cabinet du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Dr Soumana Boubacar, du Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, Ministre des Transports et de l’Équipement, de M. Seydou Asman, ministre du Commerce et de l’Industrie, de Mme Aïssatou Abdoulaye Tondi, ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, de l’Ambassadeur Adani Illo, Conseiller Diplomatique du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, de M. Boubacar Ousseini, Chargé d’Affaires à l’Ambassade du Niger au Togo. (Lire, ci-dessous le communiqué de presse y relatif)

Sur invitation de son excellence monsieur Faure Essozimna Gnassingbe, Président de la République du Togolaise, son excellence le Général de Brigarde Abdouramane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger, a effectué une visite de travail à Lomé au Togo, le 08 décembre 2023.

1- La délégation nigerienne a été chaleureusement accueillie par son excellence monsieur Faure Essozimna Gnassingbe, Président de la République Togolaise dans un esprit fraternel qui caractérise les relations fraternelles et amicales qui ont toujours existe entre les deux pays et les deux peuples ;

2- Cette visite à Lomé s’inscrit dans le cadre de la tradition de consultations en vue de renforcer davantage les liens d’échanges et de coopération agissante qui unissent les deux pays depuis leur accession à la souveraineté internationale ;

3- Les deux Chefs d’Etat ont eu un entretien en tête à tête et ensuite une séance de travail élargie entre les membres des deux délégations sur plusieurs sujets d’intérêt commun. Les échanges se sont déroulés dans un climat de grande cordialité et ont permis de faire un examen approfondi des défis qui se posent aux deux pays et des sujets majeurs de l’actualité aux plans sous regional, régional et international ;

4- Au cours de leurs échanges, les deux Chefs d’Etat se sont félicités de la qualité des relations de fraternité, d’amitié, de coopération et de bonne entente qui lient le Niger et le Togo et ont réaffirmé leur commune volonté de dynamiser la coopération bilatérale entre les deux pays pour la hisser à la hauteur de leurs ambitions et des attentes légitimes de leurs peuples respectifs, qui aspirent à la paix, à la sécurité et au développement. Cette volonté va se manifester par l’ouverture d’une ambassade du Togo à Niamey ;

5- Les deux Chefs d’Etat se sont félicités du rôle de médiateur assuré par le Président Faure Essozimna Gnassingbe et les initiatives bilatérales du Togo dans les négociations en vue de la levée des sanctions adaptées par la CEDEAO et l’UEMOA contre le Niger ;

6- Les deux délégations se sont félicitées de la coopération bilatérale en matière de transit et de transport sur le corridor Lomé Ouagadougou-Niamey ;

7- Les deux délégations se sont félicitées de la résilience du peuple nigerien face à la sévérité des sanctions édictées par la CEDEAO ainsi que du soutien et du concours solidaire apportés par le Togo ;

8- Les deux délégations marquent leur engagement à renforcer davantage la coopération aux plans politique, économique, scientifique et culturel entre les deux pays ;

9- Le Chef de l’Etat nigérien a exprimé ses sincères remerciements à son frère et homologue du Togo pour l’accueil fraternel et chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation lors de son séjour à Lomé ;

10- Les deux personnalités se sont félicitées de l’initiative de la création d’un Groupe de Soutien à la Transition au Niger ;

11- Son excellence le Général de Brigarde Abdouramane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger a invité son excellence monsieur Faure Essozimna Gnassingbe, Président de la République Togolaise à se rendre en visite officielle au Niger. Cette invitation a été acceptée avec plaisir et la date sera fixée par voie diplomatique.

ONEP

Source : https://www.lesahel.org

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Chef de l’État, le Général Abdourahamane Tiani, a effectué, vendredi dernier, une visite officielle à Lomé au Togo.

Le communiqué final ayant sanctionné la fin de cette visite en dit long sur la volonté des deux Chefs d’Etat de poursuivre les relations riches et fructueuses qu’entretiennent le Niger et le Togo depuis des décennies.

Dans le cadre du raffermissement des liens d’amitié entre le Niger et le Tchad, le Président du CNSP, Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, a dépêché une mission conduite par le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine à N’Djamena au Tchad.

Le renforcement des liens d’amitié entre le Tchad et le Niger confrontés à des défis similaires et les questions économiques, sécuritaires et de developpment, l’accélération des projets de la fibre optique et de la route transsaharienne notamment, sont les sujets que le Premier Ministre Mahamane Lamine Zeine a abordés avec le Chef de l’Etat tchadien avec lequel il s’est longuement entretenu.

S’agissant de l’évolution de la situation politique dans notre pays, le Premier Ministre a fourni au Général Mahamat Deby Itno toutes les informations sur les pourparlers entre le Niger et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a, malheureusement, infligé des sanctions sévères au Niger suite aux événements du 26 Juillet 2023.

Cette mission du Premier Ministre au Tchad confirme le choix du Président du CNSP de privilégier les relations de bon voisinage et la concertation entre pays frères et amis partageant des intérêts et un espace communs dans ce contexte marqué par une forte aspiration des peuples africains déterminés à reconquérir leur souveraineté et à se démarquer de tout accord ou engagement déséquilibré précédemment souscrit.

C’est justement cette option qui a conduit le Niger et le Mali, sur la base des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969 notamment celles relatives à la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, à dénoncer deux conventions désavantageuses en matière fiscale avec la France.

Depuis le 26 juillet 2023, le Niger a adopté un principe de dénonciation et de rejet de toutes les relations stériles qu’il entretient avec des partenaires hostiles à son développement, prompts à s’ingérer dans ses affaires internes.

La visite d’une délégation russe à Niamey procède de cette nouvelle dynamique impulsée par le Président du CNSP, le Général de Brigade Abdourhamane Tiani et du gouvernement qui a pour objectifs spécifiques de diversifier les partenaires et de rechercher des soutiens crédibles et sérieux dans ce contexte économique et sécuritaire difficile.

Le CNSP, fort du soutien du peuple nigérien dans tous ses compartiments, continue inlassablement de répondre aux aspirations nationales et la mobilisation autour des idéaux qu’il prône, ne faiblit pas non plus.

La gigantesque marche pacifique de soutien suivie de meeting organisée par la société civile ce Week-end à Niamey est le témoignage vibrant et vivant de cet engouement créé par les réponses pragmatiques apportées par le CNSP aux attentes légitimes du peuple nigérien.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a reçu, hier dimanche 10 décembre 2023 dans l’après-midi au Palais de la Présidence, une délégation des femmes engagées pour la sauvegarde de la patrie venue réitérer leur engagement à accompagner le gouvernement de la transition. Cette audience s’est déroulée en présence des membres du CNSP.

A leur sortie d’audience, madame Harvey Salogo Asseta dite ‘’Maman Panafricaine’’ a indiqué que cette audience avec le Chef de l’Etat est une fierté pour elles. Le Chef de l’Etat, a-t-elle poursuivi, dit au peuple d’être solidaire, que l’AES a été créée pour que les trois pays membres soient solidaires. « Nous sommes en train de vouloir créer une structure des femmes leaders de l’AES. Nous allons être aux côtés de nos Chefs d’Etat, de nos frères, nos parents, les militaires pour le combat. Comme le dit un proverbe ‘‘ce que la femme veut, Dieu le veut’’. Nous sommes déterminées, le Président a clairement dit, n’affaiblissez pas la lutte, continuons la lutte parce que l’ennemi ne dort pas. Nous allons redoubler les efforts, la patrie ou la mort, nous allons vaincre ces ennemis », a-t-elle indiqué.  

Fatiyatou Inoussa (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

À l’instar des autres pays, le Niger a célébré hier, 10 décembre 2023, la 75ème journée internationale des droits de l’homme. Le thème retenu cette année est : « Honorons la promesse de liberté, d’égalité et de justice pour tous ». A cette occasion, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Alio Daouda a livré un message dans lequel il a expliqué que ce 75ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) intervient cette année, pour le Niger, dans un contexte marqué par l’avènement au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), dont l’action est en parfaite cohérence avec le thème de cette journée.

Le ministre Alio Daouda a rappelé que la déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 10 décembre 1948 marquant ainsi la première déclaration mondiale sur la dignité et l’égalité de tous les êtres humains. En 1950, l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait la Résolution n°423 invitant tous les Etats et toutes les organisations internationales concernées à célébrer le 10 décembre de chaque année la Journée Internationale des Droits de l‘Homme. Le ministre de la Justice a ajouté que cette journée est l’occasion pour la communauté internationale de réaliser des activités éducatives en vue de vulgariser le contenu de la DUDH, de sensibiliser et/ou d’informer les populations sur les principes et la portée des différents droits de l’homme consacrés par cet instrument juridique international, mais aussi de rappeler la responsabilité de chacun et chacune à les respecter et les protéger.

« Notre pays, le Niger, ne peut pas rester en marge de la commémoration de cette journée qui consacre l’universalité des droits de l’Homme. Les nouvelles autorités de notre pays ont en effet, dès leur prise de pouvoir, notamment dans l’ordonnance N° 2023-02 du 28 juillet 2023, portant organisation des pouvoirs publics pendant la période de transition, réaffirmé leur attachement aux engagements internationaux antérieurement souscrits et régulièrement ratifiés par le Niger » a-t-il dit. M. Alio Daouda a aussi expliqué que dans la même ordonnance, les autorités nigériennes s’étaient engagées à assurer à tous l’égalité devant la loi, sans distinction de sexe, d’origine sociale, raciale, ethnique ou religieuse. Elles se sont portées garantes des droits et libertés de la personne humaine et du citoyen tels que définis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 et la Charte Africaine des Droits de L’Homme et des Peuples de 1981.

Par ailleurs, le ministre a ajouté que les actes terroristes ont bafoué la dignité des populations, en les poussant à l’exil et au déplacement interne, en leur imposant des prélèvements forcés sur leurs revenus, en tuant sans distinction civils et militaires, femmes et enfants. Ces actes ont gravement porté atteinte à la liberté des populations, notamment la liberté d’aller et venir, la liberté d’expression, la liberté de réaliser le culte de leur choix. « En ce jour de commémoration de la journée internationale des droits de l’Homme, nous nous insurgeons contre ces graves violations des droits économiques et sociaux dont notre peuple est victime de la part de ceux-là mêmes qui sont censés les protéger et les promouvoir, en leur rappelant que les droits de l’homme sont universels et qu’ils valent pour tous les citoyens du monde, qu’ils soient en Europe, en Asie, en Afrique et particulièrement au Niger », a-t-il indiqué.

M. Alio Daouda a également expliqué que l’indignation du peuple nigérien va à l’encontre de l’ordonnance prise par le Président de la Cour de Justice de l’UEMOA, le 16 novembre 2023, qui a ordonné la continuation des sanctions iniques et inhumaines prises à l’encontre du Niger par la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de I’UEMOA lors de sa session extraordinaire tenue le 30 juillet 2023. Il a enfin déclaré que les droits de l’homme des Nigériens sont bafoués dans l’enceinte même où ils sont créés et élaborés, pour satisfaire les élans paternalistes d’une puissance étrangère foulant la sacralité universellement et pompeusement admise et partagée dans les discours relatifs aux droits de l‘homme fortement disséminés à grands frais par les organismes spécialisés de l’ONU.

Assad Hamadou (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

La vraie noble et exaltante lutte patriotique commence maintenant, les choses sont claires, nous devrions tirer les conséquences du complot ourdi contre le peuple souverain du Niger avec la complicité de certains de ses fils à qui le pays a tout donné , il faudrait distinguer le vrai de l'ivraie .

La lutte contre les néo-imperialistes et les néo-colonialistes se gagne avec des hommes intègres, des hommes rigoureux, des hommes sincères, des hommes véridiques, des hommes de conviction, des hommes patriotes engagés et non, des poltrons, des larbins et des menteurs.

Les nigériens doivent se convraincre que la lutte pour la conquête de la souveraineté monétaire et économique se remporte dans l'unité nationale, dans la cohésion sociale nationale et non dans les zizanies ,dans le colportages des fausses nouvelles, des invectives inutiles, contre-productives .

La seule solution heureuse qui vaut aujourd'hui, c'est, entre autres, la création courageuse , de la monnaie commune au taux de change flottant, de la banque centrale, de la zone monétaire du Sahel , des États du Sahel, tout autre bricolage ou recherche d'arrangements boiteux et surnois, avec certains dirigeants de la CEDEAO et de L'UEMOA, soumis aux néo-imperialistes et néo-colonialistes ne peuvent que retarder les pays de Liptako Gourma dans leur noble et exaltante mission pour la Sauvegarde de la Patrie.
Les négociations prônées par certains pays ne sont que des stratagèmes pour tromper et nuire aux dirigeants et aux peuples des États du Sahel.

Toutes les forces progressistes africaines,fondent aujourd'hui , beaucoup d'espoir sur les dirigeants de l'Alliance des États du Sahel.

Ils n'ont pas droit à l'erreur, ils ne doivent pas décevoir les peuples souverains.

Les idéaux des dirigeants de l'Alliance des États du Sahel sont portés par toutes les forces vives africaines, ils font tâche d’huile sur tout le continent africain.
Cette Alliance est une première étape vers la création des États-Unis d'Afrique, vieux rêves très chers aux pères fondateurs de l’Union Africaine.

Les néo-imperialistes et les néo-colonialistes utilisent leurs suppôts locaux et extérieurs, toutes sortes de stratagèmes pour diviser, divertir, nuire aux dirigeants des Etats du Sahel et aux peuples souverains.

Les enjeux ici ,est comment réorganiser les pillages des richesses africaines avec la complicité de certains africains aux intestins fragiles même s'il faut embraser toute l'Afrique de l'Ouest.

Ce qui se passe actuellement à la 64ème session ordinaire des chefs d'État de la CEDEAO est une honte pour l'Afrique de l'Ouest, ce sommet prouve s'il en est besoin que les dirigeants actuels de la CEDEAO,très vieillissants,sont devenus des jouets entre les mains de la France qui les fait changer de position au gré de ses intérêts sordides. Ces dirigeants n'ont aucune suite dans les idées, comment peuvent-ils expliquer qu' un pays suspendu soit représenté au sommet des chefs d'Etat ?
Le bons sens est la chose au monde la mieux partagée !

Allassane Ouattara, Macky Sall, Patrice Talon et Bola Ahmed Tinubu ont perdu tous les repères , tout bon sens, l'histoire retiendra qu'ils ont failli à trouver une solution heureuse à un problème interafricain sans ingérences extérieures.

Les dirigeants actuels de la CEDEAO n'ont aucun respect du droit communautaire et du droit international, ils se laissent instrumentaler par certaines puissances excolonisatrices.

La France doit comprendre que le monde est aujourd'hui multipolaire, les États du Sahel peuvent bien se tourner vers les pays des BRICS, qui sont constitués des nouvelles puissances mondiales émergentes plus compréhensibles et plus respectueuses des valeurs socio-culturelles africaines.

Les panafricanistes africains se doivent d'organiser des manifestations de protestations pacifiques sur tout le continent africain contre ces ingérences extérieures surnoises dans les affaires intérieures africaines par certains pays de l'Union Européenne , notamment la France.

L ' Afrique doit se faire respecter !

Les dirigeants des Etats du Sahel doivent tourner définitivement le dos à la CEDEAO et à l'UEMOA, le noble combat doit se poursuivre en ouvrant la grande porte de l'Alliance des États du Sahel aux nouveaux venus qui sont de plus en plus nombreux.

Quand les peuples souverains sont derrière leurs dirigeants politiques, ils ne devront avoir peur que Dieu le plus puissant.
Les dirigeants du Liptako Gourma doivent se convraincre que la lutte se gagne avec des hommes acquis à la cause défendue ,en matière de la défense des intérêts supérieurs des peuples souverains il ne peut y avoir de place aux faux fuyants, aux hésitations, aux compromissions qui sont monnaies courantes chez les politiciens véreux, les politiciens alimentaires.
Il serait hautement souhaitable de bien identifier les taupes tapis au sein des institutions publiques au service des intérêts extérieurs au continent envue de les neutraliser et les mettre hors d'Etat de nuire.
La France a changé le fusils d'épaule, elle utilise ses taupes pour nuire à la bonne marche de l' Alliance des États du Sahel, une vigilance accrue est plus que nécessaire.
Le virus est dans le fruit, il faut l'extirper et le neutraliser en vertu des intérêts supérieurs des peuples souverains d'Afrique.

"L' Afrique doit s'unir ou périr ".

La patrie ou la mort nous vaincrons !

Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

Le Front Patriotique pour la Souveraineté a vaillamment organisé une imposante marche suivie d'un fervent rassemblement le 9 décembre à la place de la Résistance, brandissant l'étendard de la fierté nationale. Dans un élan patriotique, ils ont revendiqué avec ardeur la levée des sanctions injustes infligées au Niger par la CEDEAO et l'UEMOA. Des milliers de manifestants, parmi lesquels se distinguaient des étudiants intrépides, ont répondu avec passion à l'appel vibrant de la société civile.

Le gouverneur de la région de Niamey, empreint de respect, a salué la détermination indomptable de la population depuis l'avènement du CNSP au pouvoir, transmettant les salutations fraternelles du président du CNSP. Des délégations solidaires venues du Mali, du Burkina Faso et du Nigeria ont témoigné de leur soutien indéfectible. Le président du Front Patriotique pour la Souveraineté, portant haut les couleurs de l'héritage fondateur du Niger au sein de la CEDEAO, a condamné avec véhémence les sanctions qualifiées d'illégales et inhumaines, exigeant avec force leur révocation sans conditions.

Dans un geste empreint de loyauté envers la patrie, il a prévenu que le Niger, fort de sa dignité, pourrait se retirer de l'institution si les sanctions perduraient. Le Front, animé d'un esprit de fraternité régionale, a enjoint le CNSP à fortifier l'Alliance des États du Sahel, rappelant avec insistance le soutien indispensable des frères maliens et burkinabés dans leur lutte sacrée. L'événement a été marqué par la présence solennelle du ministre de la jeunesse et des sports ainsi que des représentants éminents du CNSP.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora) 

Le Programme Kandadji est un projet très important pour le Niger. Attendu avec impatience depuis plus de 60 ans, sa mise en oeuvre a été impactée négativement par un certain nombre de faits saillants, en termes de goulots d’étranglement et/ou de difficultés majeures. On note, entre autres, une dégradation de la situation sécuritaire dans la région-mère du programme, des difficultés relevant du maître d’oeuvre ainsi que la situation consécutive aux sanctions imposées à notre pays. Voici tout ce que vous devez savoir de l’exécution en cours du Programme Kandadji.

Le Programme Kandadji est l’un des plus vieux et grands rêves du Niger. Ses promesses sont multiples. Entre autres, la mise en valeur du barrage de Kandadji et ses ouvrages annexes est non seulement synonyme de souveraineté énergétique pour le Niger, mais favorisera également l’exploitation de plusieurs milliers d’hectares pouvant contribuer de façon déterminante à l’autosuffisance alimentaire. Son exécution, maintes fois avortée, est depuis quelques temps en cours. Cependant, elle fait face à des difficultés diverses auxquelles il va falloir rapidement trouver des solutions alternatives en vue d’avancer conformément à l’agenda et de pouvoir parachever les ouvrages attendus.

De la dégradation de la situation sécuritaire dans la région de Tillabéry et de la pandémie de COVID 19

Dès la première attaque terroriste dans la région ( Inatès, le 10 décembre 2019), le bureau d’études français TRACTEBEL Engineering S.A. assurant la surveillance et le contrôle des travaux de construction du barrage, a abandonné le chantier. Sans bureau de contrôle, les travaux sur les ouvrages définitifs du barrage ont été suspendus, l’entrepreneur focalisant ses activités sur les installations de chantier et de sécurité en attendant le recrutement d’un nouveau bureau de contrôle. La dégradation de la situation sécuritaire a également eu un important impact sur les différents processus d’acquisition en conduisant les prestataires expérimentés soit à ne pas soumissionner, soit à exagérer leurs offres. Mais il n’y a pas que ça. La propagation de la pandémie de COVID-19 à partir de Mars 2020 a eu pour conséquence la fermeture des frontières ainsi que la suspension de la mobilisation des personnels expatriés et des matériels et matériaux importés, occasionnant l’arrêt de certaines prestations.

De la faible capacité managériale de la direction des travaux de l’entreprise CGGC

La faible capacité managériale de la direction des travaux de l’entreprise CGGC s’articule autour de trois aspects essentiels : le personnel, les matériels et matériaux de l’entreprise ainsi que la prise en charge de l’alimentation des Forces de défense et de sécurité (FDS).

À propos du personnel, il faut noter que le délai entre l’élaboration de son offre (mai 2017) et le démarrage effectif des travaux du lot 1 (janvier 2019) a conduit l’entreprise CGGC à réaffecter une bonne partie du personnel de l’offre sur d’autres chantiers. Les curriculums vitae (CV) de remplacement soumis à l’approbation du maître de l’ouvrage (ABK) ont plusieurs fois été rejetés. Par manque de personnel spécifiquement dédié, l’entreprise éprouve de sérieuses difficultés à mettre en oeuvre les mesures de sauvegarde environnementale et sociale et à produire des documents techniques en français (presque tous les traducteurs sont des traducteurs littéraires).

En ce qui concerne les matériels et matériaux de chantierde l’entreprise, il y a également à noter leur mobilisation très tardive et incomplète. Quant à la prise en charge de l’alimentation des FDS assurant la protection du chantier et des bases-vies, comme prévu au contrat du lot 1, il convient de souligner que durant toute l’année 2023, l’entreprise CGGC n’a réglé aucune des factures de leurs frais d’alimentation.

Des difficultés relevant du maitre d’oeuvre

L’exécution en cours du programme Kandadji est aussi confrontée à un problème de communication entre parties prenantes. Le personnel expatrié de l’équipe du maître d’oeuvre ne maîtrisant ni le français (langue du maître de l’ouvrage) ni le chinois (langue de l’entrepreneur), ce qui rend tout échange et partage très difficile, affectant du coup l’harmonie du travail. Outre ce problème crucial de communication, il y a lieu de relever les prix de l’offre très bas, ne permettant pas le recrutement d’experts hautement qualifiés. L’absence d’un spécialiste «Hygiène-Santé-Sécurité- Environnement (HSSE)» au sein de l’équipe du maître d’oeuvre pour le suivi de la mise en oeuvre des mesures de sauvegarde environnementale et sociale fait grandement défaut.

Au niveau du maitre d’ouvrage, les difficultés prennent essentiellement le contour de retards dans les procédures d’exonération et de dédouanement du matériel importé par l’entreprise dans le cadre des travaux du lot 1. On y note aussi bien des retards dans le paiement des décomptes de l’entreprise qu’une insuffisance des ressources humaines de l’ABK en passant par la lenteur dans les processus d’acquisitions.

Des difficultés relevant des Partenaires techniques et financiers (PTFs)

Il n’y a jamais deux sans trois, dit-on. En termes de retards, il n’y a pas que le maître d’ouvrage. Il y a aussi le groupe des partenaires techniques et financiers qui s’illustre sur ce chapitre notamment dans le paiement de l’avance et des décomptes. À ce jour encore, ni l’avance de démarrage, ni aucun autre décompte n’a entièrement été payé. L’entreprise avance souvent cet état de fait pour justifier ses lacunes. C’est sans compter les réactions tardives pour certaines demandes d’avis de non objection, notamment pour les avenants au contrat du lot 1, le prestataire de mise en oeuvre du PAR 2A, et d’autres études et actions préalables relatives à la réalisation des travaux. Quant à la coordination de plusieurs bailleurs de fonds, on relève un problème de compatibilité des procédures d’acquisition, notamment le critère de provenance (exemple de la Banque mondiale, de la BAD et de la BID pour le financement du bureau de contrôle des travaux du lot 1).

De la situation née des sanctions imposées à notre pays

La situation née des évènements du 26 juillet 2023 a impacté l’avancement des activités du fait de da suspension des décaissements par certains bailleurs de fonds. Suite à ces suspensions, le montant de chaque décompte de l’entreprise sera amputé de 47,01% dont 20,76% pour la BAD, 3,09% pour la BIDC, 10,74% pour la BOAD et 12,42% pour la BID (4,63% pour le génie civil et 7,79% pour les équipements hydromécaniques correspondants entièrement pris en charge par la BID).La fermeture des frontières a rendu l’approvisionnement du chantier en matériaux importés très difficile, voire impossible et la frilosité de certains prestataires ne rend pas les choses particulièrement faciles.

L’état d’exécution du programme «Kandadji»

Les difficultés, les unes plus corsées que les autres, ont impacté sur le calendrier d’exécution du programme Kandadji, tant dans la composante A constituée du barrage et de ses ouvrages annexes qu’au niveau des équipements Hydromécaniques et Installation Electrique Générale de l’Usine (Lot 2) ou encore de la construction de la route de contournement du barrage de Kandadji (Lot 4), entre autres.De la composante A : barrage et ouvrages annexesPour les travaux de génie civil, équipements hydromécaniques et installation électrique générale du barrage (Lot 1), Le marché attribué à l’entreprise CGGC a été mis en vigueur le 26 décembre 2018 pour un délai de 46 mois pour le lot 1A (barrage à la cote 224) et 12 mois pour le lot 1B (barrage à la cote 228).Du fait des difficultés ci-dessus, le délai d’exécution des travaux est arrivé à terme (le 22/10/2022) alors que l’avancement physique des travaux n’est qu’à 25%. L’élaboration d’un avenant pour la prolongation du délai d’exécution des travaux nécessitant beaucoup d’échanges entre les parties (maître d’ouvrage, maître d’oeuvre, entreprise et Ptfs), un ordre de service est intervenu conformément au contrat, pour la prolongation du délai des travaux de 17 mois. Cet ordre de service a été notifié à l’entreprise le 25/09/2022 par l’ABK.

Des démarches ont du coup été entreprises pour améliorer l’exécution du marché du Lot 1. Ces démarches ont été faites auprès des Ptfs, du siège de CGGC et de l’ambassadeur de Chine au Niger. À l’issue de la réunion (réunion à laquelle avaient pris part les représentants du ministère du Plan et ceux de l’ABK) organisée à Washington en marge des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fmi pour examiner la situation des paiements à l’entreprise CGGC, les partenaires ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur appui au programme «Kandadji» et de payer régulièrement les décomptes qui leur seront soumis. La réunion de haut niveau à Djeddah (Arabie Saoudite) avec le Groupe de coordination des Fonds arabes a, quant à elle, permis de faire la situation des paiements à l’entreprise CGGC par chacun des partenaires du groupe de coordination des Fonds arabes. À l’issue de la réunion, les participants se sont même engagés à éponger leurs arriérés vis-à-vis de CGGC et de payer régulièrement les décomptes qui leur seront soumis. Les conclusions de ces réunions ont donc rassuré quant à la volonté des PTFs d’accompagner la mise en oeuvre du programme Kandadji. Ils ont convenu d’éponger leurs arriérés et de payer régulièrement les décomptes qui leur seront soumis.

Malheureusement, au moment de procéder aux différents paiements, la garantie de bonne exécution pour les travaux du lot 1 n’était plus valide (depuis le 14 mai 2023), ce qui a conduit à la suspension des opérations. Du fait de cette situation, l’entreprise CGGC dit ne plus disposer de ressources financières lui permettant d’assurer l’approvisionnement du chantier en matériaux et matériels nécessaires au bon déroulement des travaux. À plusieurs reprises, le chantier a été victime de rupture de stocks de matériaux et matériels (ciment, carburant, explosifs, etc.). Au cours des mois de mai et juin 2023, le chantier était quasiment à l’arrêt. L’entreprise n’ayant pas renouvelé la garantie de bonne exécution, aucun paiement ne peut lui être fait et les travaux allaient inéluctablement s’arrêter par manque de ressources.

Dans la perspective de l’accélération des travaux du lot 1, l’ABK a aussi entrepris des démarches en direction du siège de l’entreprise CGGC. Il avait alors été demandé à la haute direction de CGGC d’accompagner sa direction de projet à Kandadji par une mise à sa disposition de ressources suffisantes pour une mise en oeuvre cohérente des travaux de construction du barrage. À cet effet et après une série d’échanges par vidéoconférence, CGGC a dépêché au Niger une délégation conduite par un de ses vice-présidents. Pour le siège de CGGC, il ne lui est plus possible d’aller au-delà des appuis déjà concédés à la direction du projet Kandadji (40 millions de dollars US) ; des appuis qui ont dépassé le seuil maximum de 15% autorisé. CGGC a alors proposé de réaliser le barrage en BOT, ce que la partie nigérienne n’a pas accepté. Après le rejet de l’option BOT, CGGC a requis de la partie nigérienne une garantie lui permettant de réaliser le barrage sur fonds propres. Il a alors été demandé à CGGC de préciser la forme que doit revêtir la garantie souhaitée. À ce jour encore, la précision de CGGC est toujours attendue.

Des démarches furent également entrepris auprès de l’ambassadeur de Chine au Niger par le biais des plus hautes autorités de notre pays qui ont, à plusieurs reprises,reçu en audience l’ambassadeur de Chine au Niger et sollicité de lui qu’il intercède auprès des responsables du siège de l’entreprise pour apporter les appuis nécessaires à CGGC-Niger pour l’exécution de son marché.

De l’avancement des travaux au 10 août 2023

Le taux d’avancement global des travaux est 30,5% au 10 août 2023. Depuis lors, les travaux sont à l’arrêt. Ce faible taux d’avancement s’explique non seulement par les difficultés décrites ci-haut, mais aussi par les contraintes ci-après :

1. Le non renouvellement de la garantie de bonne exécution dudit marché arrivée à échéance le 14 mai 2023. À la péremption de la garantie, l’approbation des décomptes de l’entreprise par l’ABK et leur paiement par les partenaires sont suspendus. Sans cette garantie bancaire, aucun paiement ne sera effectué au profit de l’entreprise CGGC. À ce jour encore, l’entreprise n’a toujours pas renouvelé cette garantie.

2. La suspension, de façon unilatérale, des travaux du lot 1 par l’entreprise, suite aux événements du 26 juillet 2023, arguant un cas de force majeure. Conformément à l’article 18.3 du CCAG, l’ABK a réfuté le cas de force majeure car aucun espace de chantier n’a été impacté par les événements sus-indiqués. L’ABK reconnait néanmoins que l’exécution des travaux est rendue plus difficile avec la fermeture des frontières, mais cela est géré par le contrat. Les travaux demeurent toujours suspendus depuis le 10 août 2023.

Des équipements hydromécaniques et installation électrique générale de l’usine (Lot 2)

Le marché a été signé le 29/12/2020 avec le Groupement “CGGC/ ZHEFU pour un montant de 67 107 472 249 FCFA HT. Il est financé à hauteur de 56% par la Banque mondiale (BM) et 44% par l’Agence française de développement (AFD).Le taux d’avancement est de l’ordre de 16% au 31 octobre 2023.Après la conception de base, les tests sur modèles réduits de la turbine en usine ont été réalisés avec succès du 4 au 8 septembre 2023. L’étape suivante devrait être la conception et la fabrication des turbines. Cette activité sera sérieusement impactée par la suspension des décaissements par la Banque mondiale et l’Agence française de développement.

De la construction de la ligne électrique 132 kV, double terne, Kandadji- Niamey et du poste d’arrivée associée (Lot 3)

Le contrat avec l’entreprise indienne « Kalpataru Power Transmission Ltd » a été approuvé le 3 mai 2022 pour un montant de 16 553 726 812 FCFA HT et une durée d’exécution de 30 mois. Il est entièrement financé par la Banque islamique de développement (BID). Les travaux ont démarré le 25 octobre 2022.Au 31 octobre 2023, les réalisations relatives aux travaux d’approvisionnement et de construction des équipements ont atteint les niveaux de 21% pour la construction de la ligne. L’avancement des travaux est ralenti par le fait que le plan d’actions de réinstallation (PAR) ne soit pas encore disponible et l’étude d’impact environnemental et social (EIES) du chantier, non encore validée. En ce qui concerne le poste, sa délocalisation de Gorou Banda à Bangoula et les impacts associés sont en cours d’étude par le bureau d’étude FEEDBACK en charge du contrôle des travaux.

Les sanctions imposées à notre pays rendent difficiles l’approvisionnement du chantier en matériaux et matériels importés. De même, le compte bancaire local n’étant plus approvisionné, il devient difficile pour l’entreprise de satisfaire à ses obligations contractuelles.

De la construction de la route de contournement du barrage de Kandadji (Lot 4)

Le marché initial, signé le 8/01/2020 pour une durée d’exécution de 20 mois, a été résilié le 16/11/2022. Le nouveau contrat des travaux d’achèvement a été approuvé le 13/06/2023 pour un montant de 13 124 402 465 FCFA HT et un délai d’exécution de 17 mois. L’avancement physique des travaux est de 18%au28/09/2023. L’avancement normal des travaux a été entravé par l’insécurité dans la zone du projet, le chantier ayant subi trois attaques, le 01, le 19 et le 28 septembre 2023. Et malgré le renforcement de la sécurité du chantier, les travaux n’ont pas encore repris, l’entreprise rencontrant d’énormes difficultés pour accéder aux ressources générées par ses décomptes, la BID ne pouvant plus effectuer des opérations de transfert de fonds sur des comptes au Niger.

De la maîtrise d’oeuvre des travaux de construction du Barrage (Lots 1 et 2)

Le contrôle des travaux des lots 1 et 2 est assuré par le bureau d’études indien Energy Infratech Pvt Ltd (EIPL). Le contrat a été approuvé le 15 janvier 2021 pour un délai de 72 mois (48 mois pour le lot 1A, 12 mois pour le lot 1B et 12 mois pour la période garantie).Le montant du contrat est de9 027 500Dollars US HT et 1 132 114 362 F CFA HT, conjointement pris en charge par la BID (80,51%) et le Gouvernement de la République du Niger (19,49%).Le délai contractuel est consommé à 66% pour le lot 1A. Un avenant doit être élaboré et signé par les parties pour tenir compte du retard accusé dans l’exécution des travaux du lot 1A. La date limite des décaissements sur le financement de la BID étant prévue pour le 31 mai 2024, des arrangements doivent rapidement être trouvés afin de continuer la prise en charge du Maitre d’oeuvre (EIPL).

Suite aux sanctions imposées à notre pays, les transferts sur le compte local du maître d’oeuvre ne sont plus possibles, ce qui rend difficile la satisfaction des obligations contractuelles d’EIPL.

Les travaux de génie civil, équipements hydromécaniques et installation électrique générale du barrage (lot 1) sont au centre de toutes les activités de mise en oeuvre du programme «Kandadji». Il importe donc de veiller à ne pas trop retarder l’exécution de ces travaux. Pour accélérer ces travaux du lot 1, le Conseil d’administration de l’ABK a formulé d’importantes résolutions et recommandations qui seront soumises aux autorités de tutelle de l’Agence, à savoir le Cabinet du président de Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) et le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé des Finances.

Laboukoye

 


Le Chef de l'État,le Général Abdourahamane Tiani, Président du CNSP a effectué une visite officielle au Togo le 8 décembre 2023, accompagné d'une délégation ministérielle de haut niveau. Au cours de cette visite, il a tenu des entretiens fructueux avec son homologue togolais, Faure Gnassingbé, portant sur les relations bilatérales entre les deux pays ainsi que sur la situation politique au Niger.

Les discussions ont gravité autour de l'importance du dialogue et de la concertation en vue de renforcer l'intégration régionale et le développement. Les liens forts et historiques entre les deux nations, illustrés par la présence de leurs communautés respectives dans les deux pays, ont été soulignés au cours de ces échanges.

La journée a été marquée par des moments significatifs de cette visite mêlant amitié et travail, immortalisés en images ci-dessous. 

Dans un tweet, le Président Faure Gnassingbé a partagé son échange avec le Général Abdourahamane Tiani, Président du CNSP du Niger, qui a effectué une visite d'amitié et de travail à Lomé au Togo le même jour. Le Président togolais a mis en avant son attachement au dialogue et à la concertation, soulignant l'engagement du Togo pour une approche pacifique dans la résolution des défis communs aux deux pays.

Il a également rappelé l'importante présence de la communauté nigérienne installée au Togo depuis plusieurs décennies, de même que la présence de milliers de Togolais établis au Niger. Ces faits témoignent de l'étroitesse des liens entre les deux nations.

Enfin, il est important de souligner que le Togo entretient depuis des décennies des relations de coopération avec le Niger. Le Togo est ainsi devenu une terre d'accueil pour les ressortissants nigériens, principalement actifs dans le secteur commercial.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

 

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Le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances, M. Lamine Zeine Ali Mahaman, a récemment renforcé les liens diplomatiques du Niger en accueillant d'illustres personnalités. Le vendredi 8 décembre, son cabinet a été le lieu privilégié de rencontres significatives avec l'ambassadeur des États-Unis d'Amérique au Niger, Son Excellence Kathleen FitzGibbon, ainsi qu'avec l'Ambassadeur de la Fédération de Russie au Niger, résidant à Bamako, SEM Igor Gromyko.

Ces rencontres témoignent de l'engagement du gouvernement nigérien à maintenir des relations solides avec des acteurs clés du monde. La visite de l'ambassadeur américain souligne le soutien continu des États-Unis au Niger, tandis que l'entretien avec l'ambassadeur russe met en avant l'importance des liens entre les deux nations.

Au terme de ces audiences diplomatiques, aucune déclaration formelle n'a été faite devant la presse. Cependant, le caractère discret de ces rencontres ne fait que renforcer leur signification diplomatique, laissant présager des développements futurs dans les relations internationales du Niger. Ces échanges confirment également le rôle stratégique du Niger sur la scène mondiale, renforçant ainsi sa position en tant qu'acteur majeur dans le dialogue diplomatique international.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

Depuis les événements du 26 juillet 2023 entrainant la prise de pouvoir politique par le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, le Niger ne cesse d’occuper l’actualité publique internationale. Partout, on parle du Niger en diplomatie, dans les espaces communautaires, dans les Universités, dans les forums, bref dans les centres des décisions diverses et variées.

Les nouvelles autorités marquent des points importants pour la défense de la souveraineté du pays dans leurs rapports avec l’Organisation des Nations Unies, l’Union européenne et la France. La solidarité du Mali, du Burkina Faso, du Togo, du Tchad, de l’Algérie et la résilience du peuple nigérien ont continué à atténuer les effets pervers des mesures et sanctions prises par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Si ces points restent positifs, il n’en est pas de même sur le plan judiciaire tant à l’interne qu’à l’international. En effet face à l’insuccès judiciaire du Niger, il m’a paru légitime de faire part de mes quelques réflexions sur des aspects politiques et judiciaires de la situation du "Président déchu"

  1. Les aspects politiques de la situation du "Président déchu"

Les nouvelles autorités du pays ne cessent d’affirmer que Mohamed Bazoum vit en toute sécurité et se trouve des bonnes conditions de vie dans son palais présidentiel. Peut-être une erreur de communication politique, car Mohamed Bazoum dès lors qu’il a perdu son pouvoir n’a plus de palais présidentiel pour continuer à l’occuper. Les déclarations répétées sèment une confusion sur son statut réel ou apparent d’où une exploitation politique par la France, par certains pays membres de la CEDEAO  et par la Cour de  justice de ladite Communauté en référence à ses récentes décisions sur les requêtes du Niger.

Le changement dans les exigences pour la levée des mesures inédites contre le Niger en est la parfaite illustration. On entend ici et par-là que Mohamed Bazoum doit être libéré et il revient aux nouvelles autorités de choisir le pays de destination.

Le nouveau discours de la CEDEAO  et de la France sur le Niger est dénué de tout fondement juridique. En effet, le Niger ne peut légalement être demandeur d’asile politique pour Mohamed Bazoum. Toutefois, il peut exister d’autres alternatives légales et exceptionnellement sur le plan politique comme la désignation d’un médiateur national.

 La focalisation de certains dirigeants politiques étrangers sur la situation personnelle de Mohamed Bazoum est un leurre pour compliquer la gouvernance de la transition politique en cours au Niger. Le levier employé se trouve porté par la juridiction communautaire de la CEDEAO. Cette dernière a déterminé dans ses récentes décisions l’absence d’urgence pour la suspension des mesures contre le Niger dans un premier temps avant de nier complètement la qualité de sujet de droit international aux nouvelles autorités politiques nigériennes.

Une telle situation se justifie par l’absence de cohérence des décisions politiques majeures sur le sort de Mohamed Bazoum et la détermination d’un cadre interne de dialogue politique avec la présidence de la CEDEAO. Le statut juridique de Mohamed Bazoum est indéfini et aucune inculpation pour quelque infraction que ce soit n’a été opérée. Il n’est ni en résidence surveillée par une décision administrative actée ni en détention préventive par l’exécution d’un mandat de justice.

 Les nouveaux gouvernants agissent en omettant que le Niger est sous un régime d’exception, lequel doit être marqué par une production du droit partout où les faits l’exigent. Ils peuvent en conséquence poser tous les actes requis dans la légalité et sans aucune responsabilité pénale et civile. L’absence des décisions politiques majeures a aussi des répercussions sur les aspects judiciaires de la situation de Mohamed Bazoum.

  1. Les aspects judiciaires de la situation du Président déchu

Le département ministériel de la justice et l’Agence judiciaire de l’Etat du Niger ont un bilan non satisfaisant dans la gestion de la situation judiciaire de Mohamed Bazoum et de ses suites. En effet, il est difficile de comprendre les trois échecs judiciaires successifs.

On peut citer à titre illustratif la procédure de référé d’heure à heure initiée et gagnée par les avocats d’un des enfants de Mohamed Bazoum relativement à la question de la séquestration ;  l’insuccès judiciaire par devant la Cour de justice de la CEDEAO  tant sur le plan de la procédure d’urgence que sur celui de la requête au fond.

L’insuccès judiciaire n’est nullement fortuit si tant que les tâches dévolues ont été correctement accomplies. Il y a lieu  dans le cas d’espèce de situer les responsabilités avec la prise des mesures appropriées. Il s’agira d’apporter des corrections dans l’initiation des procédures judiciaires au nom de l’Etat du Niger et surtout d’améliorer leurs rendements pour l’avenir.

L’Etat du Niger doit avoir une défense de qualité soutenue par des ressources humaines et financières  à la hauteur des procédures initiées. Il reste encore des actions à engager notamment :

  • contre la France, le Sénégal, La Côte d’Ivoire, le Bénin et le Nigéria entre autres pour le crime d’agression par la saisine de la Cour pénale internationale ;
  • contre le Bénin pour violation de ses obligations internationales à l’égard du Niger, pays sans littoral ;
  • et contre le Nigeria pour les mêmes obligations et aussi pour l’inexécution des obligations contractuelles dans la fourniture électrique par la société fédérale liée sur les injonctions des dirigeants politiques nigérians.

Le Niger doit agir conséquemment avec une volonté politique plus poussée pour assurer la défense de qualité des intérêts de son peuple sur le plan judiciaire tant au niveau des juridictions nationales qu’internationales.

Par Me Yahouza AMANI, Avocat à la Cour

L’autre jour, arrogant, désinvolte et goguenard, caracolant sur le cheval des ondes d’une radio occidentale, le ministre nigérian des Affaires Etrangères, dans un dernier hurlement de désespoir, semble lancer un haro contre notre pays en guise de préambule des décisions que prendront les Chefs d’Etat et de Gouvernement de ce qui reste encore de la moribonde Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En effet, dans deux jours, le dimanche 10 décembre 2023 plus précisément, les Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réuniront, à Abuja au Nigéria, pour délibérer sur les sanctions criminelles, illégales et hors-normes édictées et immédiatement mises en œuvre contre notre pays après les événements du 26 Juillet 2023.

Après-demain, à Abuja au Nigéria, probablement, quelques Chefs d’Etat des pays  membres de cette organisation, bien connus et identifiés, avec la condescendance envers le peuple nigérien et les autorités du CNSP dont ils ont fait montre depuis le 26 juillet 2023, ne manqueront pas de s’adonner, du haut de la tribune de la salle de cette conférence et à huis clos, à leur jeu favori qui tourne autour de la critique abjecte, du déni voire du refus de tout droit au peuple nigérien dans la reconquête de  sa souveraineté.

Dans tous les cas, et qu’on se le tienne pour dit, le peuple nigérien, quelle que soit la décision qui sera prise, dimanche, ne reculera pas, n’abandonnera pas et ne brisera pas l’élan patriotique pris à partir du 26 juillet 2023 sous la gouvernance du Général Abdourahamane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Chef de l’Etat.

Du reste, l’engagement des Nigériennes et Nigériens à soutenir les actions du CNSP dans le cadre de la restauration de sa dignité bafouée par des décennies de domination colonialiste d’abord et néocolonialiste ensuite, en sourdine et parfois à visage découvert, avec la complicité de certains compatriotes, « soldats perdus » de la Nation, ne saurait être ébranlé par une quelconque décision d’une organisation communautaire décadente.

Les sanctions infligées injustement à notre pays ont fini par aguerrir le peuple nigérien qui a affronté avec détermination et dignité les effets pervers de ces décisions inédites.

La mise sur orbite de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et la consécration de sa charpente institutionnelle indiquent clairement, à ceux qui doutent encore, que les sanctions iniques de la CEDEAO et de l’UEMOA ont fini par sanctifier et donner l’onction finale à la volonté des peuples Burkinabé, Malien et Nigérien qui ont, en toute souveraineté, choisi de prendre leur destin en main dans une nouvelle organisation communautaire.

Moustapha Alou (ONEP)

Les travaux de la 13ème édition des Universités africaines de la communication de Ougadougou (UACO) ont débuté hier 7 décembre dans la capitale burkinabè sous les auspices du ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo. Elle a pour thème ‘’Liberté de la presse et droit d’accès à l’information en contexte de crise sécuritaire et humanitaire’’ et le Niger comme pays invité d’honneur. Plusieurs délégations venues d’Afrique et d’ailleurs prennent part à ces assises qui se déroulent dans la salle PSUT de l’Université Joseph Ki-Zerbo. Celle du Niger est conduite par le ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie numérique M. Raliou Sidi Mohamed.

Les UACO réunissent des professionnels, des universitaires, des chercheurs, des étudiants et des personnes ressources d’Afrique et d’ailleurs pour échanger autour des défis qui se présentent au secteur de l’information et de la communication dans les pays respectifs africains. Dans son intervention à l’ouverture des travaux, le ministre en charge de la Communication a qualifié cette édition ‘’d’historique à plus d’un titre’’. « Elle se tient à un moment où nous, peuples du Sahel, sous l’impulsion des dirigeants éclairés et patriotes, avons décidé de nous unir et d’affronter ensemble les grands défis du moment et de nous affranchir définitivement de toutes les entraves à notre pleine souveraineté », a-t-il déclaré. M. Raliou Sidi Mohamed a insisté sur le contexte actuel dominé par la désinformation des autres médias, la diffusion des reportages sensationnels et tronqués, la publication des faux rapports des violations des droits de l’homme, à l’image de ceux réalisés sur le Mali et le Burkina Faso.
« Ces donneurs de leçons veulent coûte que coûte ternir l’image de nos pays et freiner l’élan nouveau que nos dirigeants sont en train d’impulser à la région sahélienne », a-t-il estimé.

C’est pourquoi, le ministre Raliou a encouragé les acteurs des UACO à poursuivre dans le même élan, en intégrant de façon dynamique les spécificités africaines et particulièrement sahéliennes dans le traitement de l’information. « Nous sommes ici dans la solidarité et guidés par la nécessité du partage d’expérience et l’enrichissement mutuel que commandent les défis communs qui se présentent à nos pays », a-t-il déclaré avant de réaffirmer l’attachement du Niger à une presse libre, professionnelle, responsable, patriote, respectueuse des valeurs africaines et qui s’éloigne à jamais des clichés stéréotypés et importés des concepts impérialistes et néocolonialistes.

Le ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie numérique ministre a invité les professionnels de la communication à user de la puissance de plume et de leur micro non pas comme des armes de destructions massives, mais des armes pour bâtir la paix, pour construire et instruire la société et en faire un havre de paix et de dignité. Il a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs de ces assises aux autorités du Faso qui ont décidé que le Niger soit le pays invité d’honneur de ces 13e UACO. « Vous inscrivez non seulement notre identité dans les annales de ces prestigieuses universités mais aussi vous nous donnez une importante mission de contribuer par les idées, réflexions et pratiques au combat noble de notre continent de disposer d’un secteur de la communication et des médias dynamiques qui participent davantage aux processus de libération de nos états pour une souveraineté certaine et affirmée », a-t-il déclaré. Il a ensuite exprimé, au nom du Président du CNSP, Chef de l’Etat le Général Abdourahamane TCHIANI et à celui du Premier ministre Lamine Zeine Lamine Mahaman la gratitude des populations nigériennes.

Le ministre de la Communication, des postes et de l’économie a ensuite exprimé les attentes du Niger vis-à-vis de ces assises. Elles se résument à un état des lieux sans complaisance et des analyses profondes sur les forces et faiblesses dans ce domaine afin de mieux définir les voies et moyens qui permettront aux journalistes et communicateurs de nos pays de construire et de développer, avec plus d’authenticité dans le narratif, les questions sécuritaires et humanitaires. « Plus jamais donc chez nous de ces images avilissantes et dégradantes, ces reportages répugnants et mensongers. Nous voulons une presse décomplexée et engagée dans cette lutte pour la souveraineté pleine et entière de nos pays », a-t-il précisé. M. Raliou Sidi Mohamed d’ajouter que les Etats du Sahel ont besoin des femmes et des hommes de médias responsables, professionnels et patriotes au service du développement socioéconomique de leurs pays. 

Siradji Sanda (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Dans le cadre de la prise de contacts avec les responsables des services relevant de son département ministériel, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Alio Daouda a entrepris depuis quelques temps une série de visites. C’est ainsi qu’il a visité le Tribunal du Commerce de Niamey et des tribunaux d’arrondissements communaux de la capitale. Il y est allé afin de s’enquérir du fonctionnement de ces services, de recenser les différentes doléances et échanger avec les acteurs sur les solutions idoines à apporter aux difficultés qu’ils rencontrent.

A travers ce déplacement, il s’agit selon le ministre en charge de la Justice de rappeler aux corps judicaire certains défis que la justice nigérienne rencontre, notamment celui de faire en sorte que le justiciable ait confiance à cette institution à travers la prise en charge de ses sollicitations et préoccupations. Il s’agit aussi de faire en sorte que les autorités sachent qu’elles ne se sont pas trompées sur le choix des responsables des différents tribunaux pour accomplir leurs rôles de juge en toute impartialité, franchise et dans le respect du droit de l’Homme. Car, dit-il, la crédibilité de la justice donnera une bonne image au pays et participera aussi comme toutes les autres institutions au développement économique et social.

C’est pourquoi, le ministre a exhorté ses collaborateurs à ne pas hésiter à contacter leur hiérarchie à propos de leurs préoccupations. Cela pour permettre au ministère non seulement de les prendre en charge, surtout celles qui sont urgentes en fonction de ses moyens mais aussi de s’adresser à temps à qui de droit pour leur résolution. Ces échanges ont permis aussi au ministre en charge de la Justice de connaitre les principales préoccupations des institutions visitées qui se résument entre autres à l’exiguïté des locaux, l’insuffisance des personnels auxiliaires et des moyens roulants.

Par ailleurs, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a aussi demandé à ses collaborateurs de cultiver l’esprit du partage d’expérience, de respect mutuel, mais de se rappeler toujours de leurs serments, de cultiver le patriotisme car, leurs actes ont des répercussions positives ou négatives sur leurs professions mais aussi sur la vie de la société. A cet effet, il a exprimé sa ferme détermination à accompagner les agents dans la recherche de solutions à leurs préoccupations en ce qui concerne notamment l’amélioration du cadre du travail, gage d’une justice efficace au service de la société et aux objectifs attendus par nos autorités.

Le ministre Alio Daouda a également invité ses collaborateurs à valoriser leurs expertises et d’être jaloux de leurs compétences estimant que, souvent, les soit disant experts n’ont pas plus de connaissances ou de compétences que les experts locaux. Il a dit aussi que les écoles enseignent les fondamentaux mais l’expérience s’acquiert sur le terrain. C’est pourquoi, il a exhorté surtout les plus jeunes acteurs de la Justice à s’approcher de leurs aînés pour apprendre et compléter leurs expériences.

Pour le ministre Alio Daouda, il n’est pas magistrat celui qui se limite ou se contente seulement de la théorie en ignorant la pratique car, le juge est également un chirurgien des droits, qu’on qualifie de « fils de son temps ».

Mamane Abdoulaye (ONEP)
Source : https://www.lesahel.org

La Terre Promise comme a eu à qualifier le Liptako-Gourma, le Général Abdourhamane Tiani au cours de sa première visite officielle au Mali et au Burkina-Faso n’est pas un vain mot. Il le dit sachant préalablement que la zone des trois frontières comme la qualifient certains, est un véritable et gigantesque puits de ressources minières. Les études, les statistiques et même les réalités de l’heure le prouvent. Ainsi dit, le Burkina-Faso, le Mali et le Niger forment en réalité la « terre promise » ; cette terre citée même dans les saintes paroles. Pour qui sait de quoi on parle ici se rendra à l’évidence compte que l’AES reste et demeure la zone la plus riche au monde en matière de ressources minières ; pour toute personne qui aimerait s’en convaincre, nous l’invitons à lorgner « le Plan Minéral de République du Niger » d’ores t déjà disponible sur la toile et qui de ce fait, ne saurait plus un secret pour personne. Le PM. Lamine Zeine ; l’avait lui-même dit au cours d’une de ses interventions médiatiques que le Niger a même le diamant. Cette franchise pas rapport à un tel sujet n’est pas fortuit encore moins irréfutable. Le savent pertinemment Macron et ses Hommes. Pourtant à l’époque notamment au cours de leur gestion, celle bien entendue des guristes, Bazoum a tenté de nous faire croire au cours de la conférence des cadres qu’il anima le 25 février 2022 que le Niger est un pays pauvre, donc il ne voit pas pourquoi disait-il, que certains de nos concitoyens se permettraient de dire alors que le troupes françaises sont arrivés chez nous dans l’intention de piller. Il rappelait en ces termes que : « même l’uranium dont nous disposons, nous tenus la France pour qu’elle nous l’achète ». Pour qui nous prenait-nous ? Heureusement avertis que nous sommes, nous n’avons un seul instant pas manqué de lui rendre la monnaie de sa pièce ; en lui clarifiant sans ambages que le Niger n’est pas un pays pauvre mais qu’il était tout simplement géré. Comment pouvait-il, être assez imprudent en le disant tout en omettant que rien que le 14 février 2022 ils accordaient son gouvernement et lui un permis d’exploitation et de recherche du lithium à trois compagnies minières espagnoles dans le département de Gotheye et de Téra. Il est de ce fait, important de préciser que la tonne du lithium tournerait actuellement autour de 22 millions de FCFA et est d’ailleurs une ressource nettement prisée au vu des aléas climatiques notamment en cette ère où tous les pays du Monde entier s’activent dans la lutte contre le réchauffement climatique. Soulignons par ailleurs qu’au-delà du lithium, nous avons le cobalt, l’or, le pétrole, le gaz et même le diamant pour ne citer que ces richesses dont les pays de l’AES disposent parmi tant d’autres et qui s’avérèrent incontournables. D’où notre zone, l’AES et ses richesses s’avèrent incontournables pour le développement et même la survie des autres pays et ce, sur bon nombre de plans. Alors essayons d’aller à point que de chercher à précipiter les choses. Nous avons le levier entre les mains d’où nous sommes les pilotes de l’avenir de nos trois Nations qui ont failli être divisées par les impérialistes mais qui, grâce à Dieu se retrouvent autour d’une même cause : la Sauvegarde de leur patrie.

Amadou. I

Très souvent, nous entendons certaines personnes taxer d’autres d’être : ‘’Avocat du diable’’. Et bien sûr avec raison car, lorsqu’on se réfère aux agissements indélébiles du Ministre des affaires étrangères, Yusuf Tuggar, on se rend à l’évidence compte qu’il n’est pas loin d’appartenir à cette classe de personnes confuses qui se mêlent des affaires dont elles ignorent les tenants et les aboutissants. Dans le langage juridique l’attribut d’un Avocat est de défendre un client dont il a en charge le dossier. Logique est cet attribut qu’on lui reconnait et accorde car, l’Avocat est ce qu’on appelle : « l’aguerri du droit ». Raison une fois de plus pour laquelle cette tâche lui est confiée. Lorsqu’un Avocat se retrouve en face d’un dossier, qu’il est censé défendre et, comportant des chefs d’accusations tels : le vol en réunion, tentative d’évasion et haute trahison… je dirai que cet Avocat a sérieusement du pain sur la planche. Et pourtant c’est à cet exercice périlleux que s’attèle M. Yusuf Tuggar du Nigéria. En témoigne sa récente position prise contre l’Etat du Niger. Là ou des institutions ont failli, La France se plie désormais sur un clown car seul lui peut assurer de telles mésaventures. Et c’est malheureusement sur le Ministre des affaires Etrangères du Nigéria sur qui ce choix a été porté ; le choix de Macron d’utiliser des boucs-émissaires pour déstabiliser l’Afrique puisqu’il est convaincu qu’à l’heure actuelle, Patrice Talon et Alassane Dramane Ouattara se cherchent comme le disent les ivoiriens. Pour l’heure, il faille à Yusuf Tuggar de revenir à la raison à moins qu’il ne se sente apte à défendre des dossiers indéfendables du Diable. Et en ce moment, il n’est purement et simplement que « l’Avocat du Diable ». Sur ce, il est important de rappeler à un Avocat de la sorte surtout avide d’argent qu’il est impossible de plaider la relaxe du client dont le cas est aussi extrême par un simple bâton magique. Il est aussi bon de lui rappeler que la Justice ne fonctionne pas par coup de baguettes magiques mais plutôt, par des textes qui l’encadrent. Et que par ailleurs, la matière juridique n’est pas confuse comme l’est M. l’Avocat du Diable M. Yusuf Tuggar plus confus que le Diable même dont il prétend défendre l‘intérêt.

Djibril. T /Amadou. I

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Alio Daouda a effectué hier mercredi 6 décembre 2023, une série de visites dans les structures sous tutelle de son département ministériel. L’objectif de ces visites est de prendre connaissance des nouvelles réalités et des besoins urgents de ces institutions afin d’apporter ensemble, des solutions palliatives et durables. Ainsi, le ministre s’est successivement rendu à la Cour d’Appel de Niamey et au Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey.

Au terme de sa visite, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a réitéré son engagement personnel et sa volonté ferme à apporter des solutions efficaces et efficientes aux difficultés relevées. « Nous allons vous apporter tout le soutien et l’accompagnement nécessaire pour une justice de qualité et mettre toutes les juridictions dans les conditions idéales pour travailler. Tout ce qu’il y a au Ministère sera mis à votre disposition. Nous allons réhabiliter, équiper, rendre fonctionnels et opérationnels tous les bureaux dans un délai raisonnable », a rassuré le ministre Alio Daouda. Il a également mis l’accent sur les attentes du peuple nigérien et des hautes autorités à l’égard des acteurs de la justice avant de prodiguer des conseils et d’attirer l’attention des cadres de la justice sur l’importance de leurs missions pour une justice de qualité.

Arrivée du ministe à la Cour d’Appel de Niamey

« Vous devez être très regardants dans les renvois et faire respecter vos droits et accomplir vos obligations. L’exigence du rendement et de la qualité à travers le respect des clauses qui régissent vos contrats de travail et l’impartialité dans les prises de décisions. Vous devez agir pour faire respecter les délais impartis par la loi et un esprit d’équipe, de cohésion, de partage, d’assistance et de fraternité doit régner entre les acteurs de la justice afin de rendre meilleurs le travail et les résultats », a-t-il ajouté.

À la Cour d’Appel de Niamey qui a constitué la première étape de cette sortie, le ministre a été accueilli par le vice-président de l’institution, M. Boukary Sally Ibrahim. Régie par la loi 2018-37, du 1er juin 2018 portant régime de l’organisation judiciaire, la Cour d’Appel est une juridiction de second degré spécialisée dans les compétences civiles, commerciales, pénales et sociales. Au cours des échanges avec le personnel qui lui est familier pour avoir servi pendant plusieurs années dans la même institution, le ministre a reçu des explications détaillées concernant les attentes et les besoins des cadres. Après des échanges fructueux, l’ensemble du personnel présent a souligné plusieurs difficultés dont l’insuffisance de la main d’œuvre pour rendre les lieux salubres, l’insuffisance de mobiliers, les outils informatiques défectueux et insuffisants, les difficultés d’accès à l’internet, le manque de logiciels adaptés pour le fonctionnement des machines, les problèmes d’alimentation en eau de certains bâtiments, les problèmes d’évacuation rendant difficile l’utilisation des toilettes.

Malgré ces difficultés, le ministre a estimé que des progrès importants ont été apportés au sein de la structure et que les différents cadres s’acquittent convenablement de leurs missions. Il a salué et encouragé leurs efforts et promu une amélioration de la situation. Quant aux cadres de la Cour d’Appel, tous ont fièrement affirmé et exprimé leur joie. « Nous n’avons aucun doute sur la résolution des problèmes soulevés. Nous sommes convaincus de votre détermination pour faciliter le cadre du travail. On a confiance, tout simplement », ont -ils dit au ministre.

Le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey a été la dernière étape des visites au programme de la journée d’hier. À ce niveau, la délégation ministérielle a été accueillie par le président de l’institution, M. Manirou Maman et le Procureur de la République, M. Ousmane Baydo. Après une visite des locaux, le ministre s’est entretenu avec les responsables de ladite structure. Il ressort des échanges que le tribunal fait face à une insuffisance de personnel et de matériels, un problème de mobiliers pour les nouveaux cabinets et une insuffisance d’agents pour la main d’œuvre. Sur ce dernier point, le ministre a rassuré les responsables qu’un recrutement est prévu pour rehausser le nombre d’agents afin de pallier les difficultés de travail.

Après ces échanges, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a prodigué des conseils aux agents et aux responsables pour un meilleur rendement dans le travail avant d’affirmer que des solutions seront apportées. « Optez pour une répartition équitable du personnel et des stratégies afin de mieux organiser le travail. Respectez les délais d’expiration des dossiers et une formation des agents pour mieux les édifier sur les clauses qui régissent leurs contrats de travail dans le but d’apporter un changement de comportement au sein du Tribunal », a-t-il conclu.

Massaouda Abdou Ibrahim (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org

Le Président du Conseil Régional de Maradi, M. Laouali Malam Moussa a procédé le 04 décembre 2023 à l’ouverture de l’atelier régional de renforcement de capacités des collectivités territoriales partenaires du Programme d’Appui aux collectivités territoriales (PACT) et autres acteurs intervenants dans la chaîne de réalisation des investissements des programmes DDC à travers le circuit de l’Agence de financement des collectivités territoriales (ANFICT). Financé par la coopération suisse à travers le PACT2, mis en œuvre par le Laboratoire Citoyenneté.

Atravers cette rencontre, il s’agit de contribuer à l’amélioration du processus d’identification, de réalisation et de gestion des investissements des collectivités territoriales financés par la DDC à travers le circuit de l’ANFICT.

Dans son discours d’ouverture, le président du Conseil Régional de Maradi a indiqué qu’il s’agit aussi, entre autres, d’amener les participants à internaliser la démarche et l’approche de la mise en œuvre du volet investissement du programme ; de rendre les collectivités territoriales capables à élaborer et à présenter de bons dossiers de microprojets à l’ANFICT et à les amener à maitriser le processus de passation des marchés publics. Pour lui, c’est bien là un rendez-vous du donner et du recevoir. « Je vous demande en conséquence de vous investir pleinement pour la réussite du présent atelier », a-t-il dit. Il a remercié l’ONG Laboratoire Citoyenneté pour avoir facilité la tenue de cet atelier ainsi que les appuis multiples et multiformes qu’elle ne cesse afin d’assurer pour l’amélioration des conditions de vie des populations de région.

Auparavant, le représentant du Programme d’Appui au Collectivités territoriales, M. Mahamadou Aminou Yacouba, a indiqué que leurs interventions touchent 90 collectivités territoriales des régions de Dosso et de Maradi. Le programme a pour finalité l’amélioration des conditions de vie des populations et le développement économique des régions grâce à des citoyens impliqués. « L’ambition des du PACT est de faire des collectivités territoriales de ces deux régions des modèles en matière de gouvernance locale et de développement économique régional, à travers une meilleure fourniture des services socioéconomiques de base aux populations », a-t-il soutenu. Toutefois, il a évoqué quelques difficultés que rencontrent ces collectivités territoriales qui sont entre autres, la faible maitrise de la gestion du cycle de projet et la faible internalisation de la démarche et l’approche de mise en œuvre du volet investissement du programme. Il a aussi évoqué la lenteur dans le processus d’élaboration et de transmission des dossiers de microprojets par les CT et l’ANFICT ; la lenteur du processus de transfert des fonds par l’ANFICT aux CT ; le blocage du contrôle financier.

Pour M. Mahamadou Aminou Yacouba cet atelier revêt un caractère décisif dans la mesure où il constitue l’occasion pour amener les participants à internaliser la démarche et l’approche de mise en œuvre du volet investissement du Programme ; rendre les CT capables de présenter de bons dossiers de microprojets à l’ANFICT, entre autres. Il a enfin rassuré de la disponibilité de la coopération suisse à travers le Programme d’Appui aux collectivités territoriales à poursuivre son soutien à la région de Maradi pour le bien-être des populations à la base.

Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi

 

Les Gouvernements de Transition de la République du Mali et de la République du Niger informent l’opinion qu’ils ont procédé, aujourd’hui, à la dénonciation de deux Conventions :

1. La Convention entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République du Mali « tendant à éviter les doubles impositions et à établir des règles d’assistance réciproque en matière d’impôts sur le revenu, d’impôts sur les successions, de droits d’enregistrement et de droits de timbres » du 22 Septembre 1972.

2. La Convention entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République du Niger « tendant à éliminer les doubles impositions et à établir des règles d’assistance mutuelle administrative en matière fiscale ».

En effet, la conclusion et la signature de traité bilatéral entre les Etats visent à renforcer la coopération internationale et les liens d’amitié. Or, l’attitude hostile persistante de la France contre nos Etats, contrevient à cette raison, ajoutée au caractère déséquilibré de ces Conventions causant un manque à gagner considérable pour le Mali et le Niger.

Par conséquent, sur la base des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969, notamment celles relatives à la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, la survenance d’une situation rendant l’exécution du traité impossible et le changement fondamental de circonstances, le Gouvernement de la Transition de la République du Mali et le Gouvernement de la Transition de la République du Niger ont décidé de mettre fin, dans un délai de 03 mois, aux Conventions précitées, afin de préserver les intérêts supérieurs des peuples maliens et nigériens, conformément à la vision de leurs Excellences le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali et du Général Abdourahamane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger.

Que Dieu Bénisse l’Alliance des Etats du Sahel

Fait à Bamako et à Niamey, le 05 décembre 2023.

Source : https://www.lesahel.org

Le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat, a signé deux décrets portant promotion ou nomination d’Officiers des Forces Armées Nigériennes et de la Gendarmerie Nationale au titre de l’avancement normal.

Aux termes du premier décret, est inscrit au tableau d’avancement complémentaire au titre de l’avancement normal pour l’année 2023 et nommé au grade supérieur, l’Aspirant de la Gendarmerie Nationale dont le nom suit, pour compter du 1er octobre 2023 :

AU GRADE DE SOUS-LIEUTENANT :

L’ASPIRANT

MALIK     MAINASSARA               Mle          8248

Aux termes du second décret, sont inscrits au tableau d’avancement complémentaire et nommés au grade supérieur au titre de l’avancement normal pour l’année 2023, les aspirants des Forces Armées Nigériennes dont les noms suivent, pour compter du 1er octobre 2023 :

AU GRADE DE SOUS-LIEUTENANT

LES ASPIRANTS :

N° NOMS    ET   PRENOMS              MLE

1.  HAMZA SOULEY LAOUALI          20210404

2.  ABDOULAYE ABOUBACAR ZAIDOU    20110159

3.  GARBA TONDI MASSAOUDOU     20210312

4.  SIDDO ZAKARI YACOUBA           20210350

5.  TOURAWA ABDOURAHAMANE AMA GALI 20210309

6.  KARIMOUNE MOUMOUNI SOULEYMANE 20210343

7.  SALOU IDRISSA ABDOUL-FATAOU      20210450

8.  ABDOURAHMANE SILIMANE ADAMOU 20210413

9.  ARZIKA BAGAGUÉ ABDOURAHAMANE 20210447

10.  LAWALI KANE NOUREDDINE     20210382

11.  NA ADA ALOU MOUSSA             20210333

12.  CHAIBOU KAKAKI SADIKOU             20210344

13.  SANOUSSI TARI ABDOUL MOUMOUNI 20210438

14.  ABARI SANOUSSI MAMANE MAINA   20210306

15.  ILLOUA IBRAHIM ALI                20210322

16.  MAHAMADOU ARZIKA HACHIMOU   20210337

17.  HAMIDOU ISSOUFOU HAMED    20162149

18.  NOURIDINE ABDOURAHAMANE        20210328

19.  MOUSSA NIANDOU MOROU               20210378

20.  IBRAHIM SAMBA ABDOULAYE 20210335

21.  GONDA JIGO ISSOUFOU             20210372

22.  ALMOUSTAPHA BATOURE HABIBOU 20210379

23.  MAHAMADOU HAMISSOU ABDOU ISSA 20210461

24.  OUMAR ALI ABOUBAKAR          20210397

25.  MOUSTAPHA AMADOU ABDOUL-RAHAMANE 20210387

26.  MAHAMANE DAN KASSOUA SHEM   20210432

27.  ABDOU SALAM TARI ABDOUL KADER 20210345

28.  TCHIWAKE ANAROUA YAHAYA 20210414

29.   IBRAHIM DAN TIRARA ABDOUL RAZAK 20210426

30.  MAMANE DANRANI MALIKI              20210384

31.  MATO AMADOU TASSIOU          20210430

32.  HAMA COULIBALY FAYCAL               20210339

33.  IDRISSA HAROUNA YACOUDIMA       20101106

34.  NOMAO GARBA IBRAHIM          20101102

35.  MOUSSA ALGIME OUMAR FAROUK   20210459

36.  MAMANE GUELEYE SALISSOU 20210370

37.  MOUNKAILA GANDA TIAOURA MAHAMADOU 20210431

38.  LAWALI IBRAHIM JABIROU               20210346

39.  TOMBOKOYE SEYNI SAHIDI              20210310

40.  MAMANE GARBA ALLASSANE 20210366

41.  ADAMOU KANFO ABDOUL WAHAB   20210444

42.  IBRAHIM NALADO ISMAEL                20210045

43.  HAMA SEYDOU HASSANE         20210405

44.  MAIKASSOUA MOUSSA MAMOUDOU 20210358

45.  ADAMOU DAOUDA ZAKARIYA 20210332

46.  AMADOU SIDO HASSANE          20210391

47.  ALASSANE DJATAOU ALMOUSTAPHA 20210338

48.  AMADOU MOHAMED SEIBOU AROUNA ABDOUL MAGID    20210369

49.  IBRAHIMA SAMBA ISMAEL                20210400

50.  CAMARA ABDOULAYE ABDOU SALAM 20210442

51.  ADAMOU HIMA MAMOUDOU            20210427

52.  OUSSEINI HAMADOU ABDOUL KADRI 20210385

53.  IBRAHIM LAOUAL TAOUAYE SALEY 20210416

54.  SAIDOU MOUSSA ABDOUL-NASSER 20210403

55.  ISSAKA SOUMANA ZOURKALEYNI    20210377

56.  ALI SANDA SIDIKOU                  20210316

57.  ISSA AMADOU SAHABI              20210406

58.  IBRAHIM ZANKE IDRISSA          20210433

59.  IBRAHIMA MAHAMADOU A. NASSER 20210381

60.  ISSA ADAMOU MAHAMADOU BACHIROU 20210363

61.  OUSSEINI CHEKARAOU MOUBAREK 20210458

62.  MOUNKAILA HASSANE AMADOU      20210393

63.  YAHAYA KANE RABIOU             20210368

64.  HAMADOU NIANDOU SIRADJI   20210418

65.  BOUKARI MOUSSA MOUSSA      20210399

66.  HABIBOULAYE YACOUBA HAMIDOU 20210453

67.  ISMAEL ALI MOUSSA                 20210342

68.  SALIFOU DANDAMKA SARHABILLA 20210423

69.  MAHAMANE BOUBAKAR SOUFIANE         20210424

70.  MOUSSA MOUNKAILA MOHAMED A.RAHIM   20210356

71.  ABDOU BOUBACAR HAMA                20210457

72.  MAHAMAN BOUBACAR ABDOUL AZIZ 20210402

73.  SALIFOU MAHAMAN CHIREYHI        20210313

74.  SOUMANA MOUSSA MOHAMED        20210448

75.  SANDA SOUNNA ABDOUL-AZIZ         20210320

76.  IDI NEINOU MAHAMADOU BACHIR 20210353

77.  IDI MALAM SALHA ABDOUL AZIZ     20210408

78.  HAMISSOU ABDOURAHAMANE A.RAZAKOU 20210318

79.  ABDOU IBRAHIM AL MOCTARI 20210412

80.  MOUTARI BOUBOU ABDOUL SAMADOU 20210440

81.  BALLA HADARI IBRAHIM          20210409

82.  DABO SOULEYMANE IBRAHIM 20210319

83.  ADAM MAHAMANE LAOUALI            20210311

84.  HASSANE TAHIROU SOUMAILA         20210392

85.  YAHAYA AGOUZOUM BOUBACAR     20213745

86.  ABDOU TAHIROU ISMAEL          20210351

87.  MAMAN BOUNOUYA MOUNKAILA A.NASSER 20210315

88.  HASSAN DAN BOUZOU SALISSOU     20210452

89.  ALI YACOUBA ABDOUL MOUNIR       20210472

90.  HALIDOU SAWADOGO IBRAHIM        20210380

91.  IBRAHIM CHAIBOU CHAIBOU   20210473

92.  ISSIA IBRAHIM MAHAMADOU DJAMILOU 20210362

93.  OUMAROU MAMOUDOU IBRAHIM    20210407

94.  ADAMOU RAIMI BOUREIMA FARYD 20210321

95.  HAMADOU YAROU ABDOUL AZIZ      20210341

96.  IBRAHIM AMANI OUSMANE              20210305

97.  ALBADÉ KOURA ABDOULDJALILI     20210436

98.  HALIDOU KOURA ABDOUL-AZIZ       20210317

99.  ISSA SALOUHOU LAWALY          20210383

100.  HAMA KARIMOU ABASS          20210352

101.  ISSA HABOU HABOU                20210307

102.  ABDOULAHI ALASSANE           20060349

103.  AMADOU OUMAROU ISSOUFOU      20210373

104.  ABDOULAYE ELH NAMEOUA ABDOUL NASSER 20210359

105.  YAHAYA MAHAMADOU DJAFAROU 20210371

106.  MOURTALA MOUSSA                20210415

107.  ANGO BARMOU INNOUSSA      20110182

108.  MAHAMANE MOUSSA METAWAKALI 20210348

109.  AMADOU MALAN BRAH          20120082

110.  NASSIROU DJIBO MAHAMADOU NOUR 20210469

111.  ALI MAMADOU SALIFOU          20210443

112.  DALLA GAROUMA LAWAN               20210446

113.  SAFIOU DJIBRILLA ADAMOU   20152321

114.  HAMIDOU AMADOU GAKOYE 20210357

115.  SANOUSSI MAMANE ABDOUL MAJID 20210441

116.  HAMADOU MOROU IDRISSA    20210365

117.  ALFAZAZI MAHAMADOU ABDOUL AZIZ 20210394

118.  NOMAO CHIPKAOU SALISSOU         20210354

119.  ABDOULAYE ABOUBACAR ISMAEL 20210455

120.  BONKANO HASSAN          20050610

121.  ABDOU ALHASSANE BOUBACAR     20120072

122.  IDE SOUMANA BIDO                20141188

123.  HASSAN BALLA MAMAN BACHAR 20210404

124.  ALOU WAZIRI MAMANE MANSOUR 20210434

125.  SANOUSSI IBRAHIM ABARA    20080082

126.  DIORI HAMANI OUMAROU YACINE 20210326

127.  AMADI ABDOULAYE                20070442

128.  AMADOU MODI ABDOUL AZIZ 20080056

129.  ISSOUFOU ABDOU HALIDOU   20120087

130.  CHAIBOU ZOULADENI             20210390

131.  SANI HAROUNA IMRANA         20210364

132.  HASSOUM MOSSI ABDOUL AZIZOU 20120079

133.  BOUKARI ISSOUFOU TAMBOURAZAKOU 20110163

134.  BASSIROU SIDDO ABDOUL-RAZAK 20210334

135.  DIAFAROU BEIDO RAHIMATOU       20210462

136.  AMADOU AGALI HAROUNA             20030051

137.  BARA OUSMANE                      20030046

138.  OUMAROU GADO SOULEY               20210327

139.  BOUBACAR HALIDOU ABDOUL KARIM 20210336

140.  TOUDOU SABO MALIKA           20210435

141.  MOUTARI IBRAHIM KAMILOU 20210388

142.  KALLA ABOUBA ISSAKA          20210471

143.  MOHAMED ALMANSOUR SAKINA    20210355

144.  MOUSSA ALOU NADIATOU               20100031

145.  BANA ASSOUMI IDRISSA          20050607

146.  ADOUM ISSOUFOU           20080100

147.  ADAMOU ALI ABDOULAYE              20210437

148.  ALI HASSOUMI HAMSATOU     20210374

149.  SIDDO SAMBO IDE           20060313

150.  MAHAMADOU ABOUBACAR MAHAMADOU ZAYANOU                           20141153

151.  BAGUE AMADOU ABDOUL WAHID   20210417

152.  ISSA BANGARE MAMANE SANI        20210340

153.  ABBAS ABDOUL AZIZ HADIZA 20210411

154.  GABAI TAWAYE ABDOULAYE   20141221

155.  SALEY TOGA HADJARA            20210308

156.  AMADOU IDI SAMAILA            20131149

157.  ABOUBACAR MOUSSA ABDOUL MADJID 20210331

158.  MOUSSA SOUNA ROUKAYATOU       20210463

159.  MOUSSA TANKARI FATCHIMA 20210428

160.  GUERO BARAZE MAHAMADOU       20101065

161.  ABDOU ABOUBACAR               20060926

162.  ABDOU MOUMOUNI HAROUNA       20111176

163.  NASSIROU IDI HAMZA             20210425

164.  OUMAROU DAYA FATI              20210422

165.  MOHAMED RAOUL N’DIAYE ALMOUSTAPHA 20210375

166.  ASSOUMANE ISSA HAMATA     20110191

167.  IBRAHIMA BAWA CHAIBOU             20101059

168.  YAOU ALASSANE                     20141141

169.  SOULEY ADAMOU                    20030175

170.  ABDOULAYE IBRAHIM ALASSANE   20210398

171.  YAHAYA BARE MAINASSARA   20210395

172.  HASSANE AMADOU ABDOUL RAHAMANE 20210330

173.  OUMAROU AMADOU ABDOUL RAZAK 20210329

174.  HAMADOU TAHIROU AYOUBA         20050608

175.  MOUMOUNI ABDOULAYE BOUBACAR 20110203

Fait à Niamey, le 04 décembre 2023

Le Secrétaire Général du Gouvernement

MAHAMANE ROUFAI LAOUALI

Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, M. Lamine Zeine Ali Mahaman a, eu hier matin à son cabinet, une séance de travail avec une délégation de la Fédération de Russie conduite par le Vice-ministre de la Défense russe, le Colonel général Yunus-Bek Yevkurov. Cette délégation ministérielle est à Niamey depuis le 3 décembre pour une visite d’amitié et de travail, une visite qui marque le réchauffement des relations bilatérales.

Ces échanges entre les deux parties marquent également la poursuite de la politique de diversification des partenaires entreprise par les autorités depuis la prise de pouvoir par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), et conduite par le Président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade, Abdourahamane Tiani.

Cette rencontre a regroupé autour du Premier ministre, outre la délégation russe plusieurs membres du gouvernement dont le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, et de l’Administration du Territoire, le Général de Brigade, Mohamed Toumba, le ministre de la Jeunesse des Sports, des Arts et de la Culture,  le Colonel-major Abdourahamane Amadou, le Chef d’État-major Particulier du Président du CNSP, le Colonel Ibro Amadou, le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, M. Bakary Yaou Sangaré, le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, Pr Mahamadou Saidou, le ministre du Pétrole, des Mines et de l’Energies, M. Mahaman Moustapha Barké et le ministre Délégué auprès du Premier ministre, Chargé des Finances, M. Moumouni Boubacar Saidou.

Cette visite de la délégation ministérielle de la Fédération de la Russie au Niger vise aussi à renforcer les relations de coopération dans divers domaines vitaux notamment la défense, la diplomatie et le développement. Le Niger entend surtout poursuivre sa politique fructueuse de diversification avec ses partenaires au profit de sa population. Notons qu’au cours de cette journée d’hier, la délégation russe a aussi été reçue par lee Président du CNSP, Chef de l’Etat avant d’avoir une entrevue avec le ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armées Salifou Mody.

Mamane Abdoulaye (ONEP)
Source : https://www.lesahel.org

Le ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armées Salifou Mody a eu, hier 4 décembre 2023, une séance de travail avec la délégation de la Fédération de Russie conduite par le Vice-ministre russe de la défense, M. Yunus-Bek Yevkurov. C’est l’annexe II du Ministère de la Défense nationale qui a abrité cette rencontre qui a pour but de renforcer la coopération dans le domaine de la défense entre la Fédération de la Russie et la République du Niger. Ladite séance s’est déroulée en présence des responsables des forces de défenses et de sécurité.
Source : https://www.lesahel.org

Le Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou a pris part, du 1er au 2 décembre dernier à Iguindawel, à la clôture d’une séance de prière et invocations, communément appelée Tahajirat, organisée par les oulémas de la région. Cette tradition ancrée et perpétuée au sein des oulémas de la communauté touarègue du Sultanat de l’Aïr a pour seul et unique objectif, de demander la clémence et la bénédiction d’Allah (SWT) en faveur du Niger et de son peuple, pour la paix, le bonheur et le développement. Organisée périodiquement dans plusieurs mosquées historiques de la région, la Tahajirat est le moment fort de dévotion pour ces oulémas et les populations environnantes.

De très nombreux fidèles musulmans effectuent le déplacement pour soutenir les efforts de ces oulémas qui viennent de plusieurs horizons de notre pays et pour y assister. Le Sultan de l’Aïr est toujours présent à ces sessions de Tahajirat afin d’apporter son propre soutien, mais aussi et surtout celui des autorités du pays aux oulémas. A cette occasion, le Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, a, au nom du Gouverneur empêché, transmis les salutations et les remerciements du Président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani et ceux du Premier ministre du Gouvernement de Transition M. Lamine Zeine Ali Mahaman. Il a saisi l’opportunité pour encourager et demander aux oulémas de poursuivre car, dans le contexte actuel, notre pays en a tant besoin. « Nous remercions Dieu de nous avoir donné cette opportunité de nous retrouver parmi les oulémas de l’Aïr, qui dans leurs habitudes font des fatiha et des prêches pour le pays, pour la sérénité, pour la prospérité du Niger tout entier. Nous sommes venus leur apporter les salutations des plus hautes autorités de notre pays. Nous lançons un appel à ces dignes fils du pays de continuer cette œuvre salvatrice pour la sécurité, pour la paix dans le pays », a déclaré le Sultan de l’Aïr.

A cette occasion, le Sultan a visité et apprécié les travaux de construction de la mosquée de Aguelal, don du PDG de la Société SOS Elhadji Assallih Ibrahim Ari. Le sultan a saisi cette opportunité pour saluer cette donation, mais aussi pour remercier Elhadji Assalih Ibrahim Ari pour toutes les œuvres de bienfaisance dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique, des mosquées, qu’il ne cesse d’accomplir au profit des populations de l’Aïr. Cette mosquée, en terre et pierres, qui date des siècles et qui chaque année, fait l’objet de travaux d’entretien, a été totalement reprise en matériaux définitifs avec le consentement des oulémas et de la population autochtone.

Il faut noter que, le mardi 28 novembre dans l’après-midi, le gouverneur a effectué une escale au Sultanat pour rencontrer les oulémas qui ont conduit la Tahajirat de Iguindawel. Ce fut l’occasion pour le Général de Brigade Ibra Boulama Issa d’échanger avec eux dans le salon d’honneur du Sultanat en présence du Sultan et de plusieurs personnalités civiles et militaires. A cette occasion, le gouverneur a transmis les salutations du Président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani et du Premier ministre du gouvernement de Transition, M. Lamine Zeine Ali Mahaman, à l’ensemble des oulémas de la région d’Agadez pour les efforts qu’ils ne cessent d’apporter au quotidien avec les prières et les invocations en faveur du Niger et de son peuple. « Tous les nigériens sont conscients de ce que vous faites, pour que le Niger et son peuple se portent bien. Nous vous invitons à renforcer ce que vous faites déjà. Nous demandons également votre implication dans l’organisation du Sabre National à travers vos prières, surtout que cette année c’est Agadez qui accueille l’édition », a déclaré le Général de Brigade Ibra Boulama Issa.

Ali Maman ONEP/Agadez
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Le discours paternaliste et condescendant des quatre chefs d’Etats de la CEDEAO, laquais du président français Macron, et certains membres de leurs gouvernements vis-à-vis de nous, à chaque fois qu’ils évoquent la question des sanctions illégales et criminelles imposées à notre pays en représailles au putsch militaire qui a évincé Bazoum, est totalement inadmissible.

Ils ont tendance à nous infantiliser, nous ‘’irresponsabiliser’’, en montrant que c’est nous qui ne voulons pas de la levée rapide des sanctions iniques de l’institution parce que nous ne refusons de faire ce qu’ils demandent. Dès les premiers jours de l’entrée en vigueur des sanctions le 30 juillet 2023, les Nigériens ont suivi avec une vive colère la sortie médiatique du président Ouattara de la Côte d’Ivoire commentant les effets drastiques de l’embargo sur les populations nigériennes.

‘’Ils [les Nigériens] ont commencé déjà à manquer sérieusement de nourriture et de médicament ; ils ne peuvent plus retirer plus de 10.000 francs par jour à la banque’’, a décrit Alhassane Dramane Ouattara (ADO) devant la presse ivoirienne, avec une réelle satisfaction teintée de cynisme sur le visage.
Quelques jours plus tard, c’est le ministre béninois des Affaires étrangères qui s’est livré aussi au même type d’exercice, se réjouissant des effets des sanctions et annonçant l’intervention imminente de la force militaire en attente de la CEDEAO au Niger pour libérer Bazoum des mains de la junte et le rétablir dans le fauteuil présidentiel.
Pour eux, les populations nigériennes n’ont aucune raison de se plaindre de la CEDEAO qui leur a infligé les sanctions illégales et sauvages, ils doivent plutôt s’en prendre à la junte militaire qui les a installés dans cette situation difdifficile de privation de nourriture, de médicament et d’argent frais.
Il suffit simplement que l’armée renonce au pouvoir en ramenant Bazoum au pouvoir et retourne dans ses casernes pour que la CEDEAO lève ses sanctions qui pèsent sur les populations. Cette conditionnalité irréaliste et insultante des présidents Tinubu, Ouattara, Sall et consorts vis-à-vis des populations nigériennes, qui soutiennent massivement la junte militaire, a été légèrement assouplie avec le temps.
Ils n’exigent plus la remise en selle du président déchu Bazoum, se contentant simplement de demander sa libération parce qu’ils continuent de le considérer comme un otage. Comme l’a souligné récemment M. Yusuf Tuggar, ministre nigérian des Affaires étrangères, qui a cru devoir s’inviter dans le bras de fer entre la CEDEAO et notre pays, comme une mouche dans une calebasse de ‘’Donou’’ bien assaisonnée. L’impertinent ministre nigérian des affaires Etrangères s’est permis de conditionner la levée des sanctions frappant notre pays contre la libération et l’accord d’un exil à l’étranger au président Bazoum, qualifiant au passage la junte d’être une association d’officiers supérieurs englués dans des dissensions internes au lieu de prendre à bras le corps le problème de l’insécurité armée liée aux activités des groupes terroristes.
Les 26 millions de Nigériens continueront de souffrir des sanctions illégales et iniques de la CEDEAO tant que Bazoum ne sera pas libéré et exilé, selon lui. Cette ingérence flagrante du ministre Tuggar dans un dossier dont la gestion relève d’une instance sous régionale montre à quel point la quête de souveraineté de notre pays est allégrement bafouée.
Si les présidents Tinubu, Ouattara, Sall et consorts pensent qu’ils peuvent nous imposer des conditionnalités de ce genre pour la levée de leurs sanctions illégales, ils se trompent d’époque et se fourrent le doigt dans l’oeil. Le Niger est un Etat souverain, pas une province de la France ou d’un de ces pays de la CEDEAO dont les chefs d’Etats obéissent comme des esclaves aux désidératas du président français Macron.
Bazoum Mohamed n’est pas un otage, encore moins un prisonnier politique ordinaire. C’est un président déchu qui doit répondre de ces actes de malgouvernance devant la justice nigérienne, comme l’exigent les Nigériens. Si c’est la libération et la facilitation de son exil qui conditionneront la levée des sanctions sauvages contre notre pays, les Nigériens n’accepteront le deal. C’est une question de souveraineté et d’honneur de la patrie. Il faut que les chefs d’Etats vendus de la CEDEAO le comprennent clairement.

Tawèye

Le Premier ministre, M. Lamine Zeine Ali Mahaman  a reçu samedi 2 décembre à son cabinet, le Chargé d’Affaires de l’ambassade de la République d’Italie au Niger, M. Roberto Orlando. Les deux pays entretiennent des relations de coopération de longue date. Au cours de cette audience, les deux personnalités ont fait le tour d’horizon de leur coopération ainsi que les projets en cours pour renforcer les relations d’amitié au profit de deux peuples.
ONEP

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La semaine dernière, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine et celui de l’Etat du Qatar accrédités auprès de notre pays étaient au Palais de la Présidence pour échanger avec le Président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani.

Ces audiences, tout naturellement, ont porté sur le renforcement de la coopération entre le Niger et ces deux pays dont le développement a atteint aujourd’hui sa vitesse de croisière. En cette période difficile, la Chine et le Qatar viennent ainsi de faire preuve de célérité dans la relance et le resserrement de leurs relations avec notre pays.

Dans le même sillage, le Premier Ministre, Lamine Zeine Ali Mahamane, recevait successivement les Ambassadeurs du Royaume du Maroc, de la République Fédérale du Nigeria et de l’Etat de Qatar accrédités auprès de notre pays.

Le Niger, prêt à coopérer avec tout pays et toute organisation communautaire, régionale ou internationale, qui respecte sa dignité et les aspirations de son peuple, ne peut, désormais, s’accommoder avec toute relation condescendante, paternaliste, teintée de velléité d’ingérence dans ses affaires.

C’est du reste ce qu’a clairement affirmé le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens de l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, samedi dernier, en recevant les copies figurées des lettres de créance de la nouvelle Ambassadrice des USA accréditée au Niger.

Ce regain d’intérêt pour le Niger, rythmé par le retour des partenaires, augure assurément des lendemains meilleurs malgré les sanctions illégales prises contre notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA en violation flagrante de certaines dispositions de ces organisations sous régionales.

S’agissant justement du respect des dispositions des organisations communautaires, le Président du Conseil National pour la sauvegarde la Patrie, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a signé une ordonnance portant abrogation de la loi n°2015-36 du 26 mai 2015 relative au trafic illicite de migrants.

Cette loi, votée en 2015 par les instances législatives de l’ordre ancien sur « instructions » et influence de certaines puissances étrangères, a transformé les autorités de l’époque en gendarmes du Sahara et érigé malheureusement notre pays en goulag à ciel ouvert. Elle a été prise en contradiction flagrante avec les règles communautaires et ne prenait pas en compte les intérêts du Niger et de son peuple.

C’est donc en considération de tous les effets néfastes et du caractère attentatoire aux libertés publiques de cette loi que le CNSP a décidé de l’abroger.

D’ailleurs, le retrait simultané du Niger et du Burkina-Faso du G5 Sahel procède de cette volonté du CNSP, du gouvernement et des autorités de la Transition Burkinabé de s’affranchir de toute organisation qui ne répond plus aux ambitions des Etats membres à faire des espaces communautaires des zones de paix, de sécurité et de développement socio-économique dans le respect et la mutualisation des énergies et intelligences en violation de ses propres textes. La réunion des Ministres des Affaires Etrangères des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), jeudi dernier, vient confirmer l’espoir et la volonté commune, voire partagée, du Burkina-Faso, du Mali et du Niger de s’éloigner de tout regroupement communautaire basé sur l’ingérence, la mise à sac de nos ressources naturelles, la violation des choix des peuples, l’imposition de Chefs d’Etat à la solde de certaines puissances occidentales et la fourberie.

Après les Ministres des Finances des pays membres de l’AES qui ont déclenché, à l’issue de leur réunion tenue le 25 novembre 2023 à Bamako, le processus de l’intégration économique des pays membres, leurs homologues des Affaires Etrangères viennent de parachever la conception de l’attelage institutionnel.

Cette architecture organisationnelle qui va au-delà des questions sécuritaires   répond aux besoins et aspirations des trois peuples frères unis par l’Histoire, la culture, les échanges commerciaux, la géographie et intimement liés par le contexte, les défis et les enjeux contemporains.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org


La récente représentante exceptionnelle et hautement autorisée des États-Unis d'Amérique au Niger, Son Excellence Madame Kathleen Fitzgibbon, a eu l'honneur de remettre, le samedi 2 décembre 2023, les copies authentifiées de ses lettres de créance au ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l'Extérieur, Monsieur Bakary Yaou Sangaré.

Nigerdiaspora

Le processus de concrétisation de l’Alliance des Etats du Sahel (A.E.S) se poursuit à travers les réunions d’experts et celles des ministres des pays membres de ladite organisation. C’est ainsi que les ministres en charge des Affaires étrangères se sont réunis le 30 novembre 2023 à Bamako, au Mali. Mme Olivia Ragnaghnewendé Rouamba du Burkina Faso, M. Bakary Yaou Sangaré du Niger et M. Abdoulaye Diop du Mali ont ainsi examiné les recommandations issues des travaux des Experts tenus préalablement. Il s’est agi notamment pour les chefs de la diplomatie des trois pays d’examiner le processus d’opérationnalisation stratégique de l’AES ; de déterminer les aspects relatifs aux organes à mettre en place ainsi que l’articulation entre l’expertise existante et les acquis capitalisés par l’Autorité de Développement intégré du Liptako-Gourma et l’AES et d’accorder une attention particulière à la coordination de leurs actions diplomatiques et politiques ainsi que les questions de communication, en ces temps de guerre informationnelle.

Dans son discours à l’ouverture de cette réunion, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur, M. Bakary Yaou Sangaré a rappelé les relations séculaires, fraternelles et amicales qui ont toujours existé entre les trois pays et entre les peuples du Liptako Gourma. Pour lui, cette 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères est un tournant décisif et historique dans la marche inexorable des peuples du Liptako Gourma vers leur indépendance véritable et leur pleine souveraineté. Il a ensuite souligné que la signature de la Charte du Liptako Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel (A.E.S) traduit la détermination des trois chefs d’Etat de doter cette organisation d’une architecture institutionnelle pleinement opérationnelle.

« Sous le leadership du Général de Brigade Abdourahamane Tiani, du Colonel Assimi Goïta et du Capitaine Ibrahim Traoré, l’AES est en train de prendre son envol et rien ne peut l’arrêter», a déclaré sans ambages M. Bakary Yaou Sangaré et d’ajouter que l’espoir que suscite cette organisation va au-delà des peuples de l’espace Sahelien. « L’Afrique toute entière a les yeux rivés sur cette nouvelle dynamique de coopération stratégique basée sur les principes de souveraineté, d’intégration et de solidarité agissante », a-t-il estimé. En effet, en décidant de mutualiser leurs efforts, les trois pays entendent aussi prendre leur destin en main. Du reste, initialement limitées à la sécurité et à la défense, les compétences de l’AES ont été élargies aux domaines politique, diplomatique et au développement économique, conformément à la vision des trois Chefs d’Etat.

La ministre burkinabè des Affaires étrangères a abondé dans le même sens soulignant les défis communs auxquels les trois pays sont confrontés depuis plus d’une décennie, notamment sur le plan sécuritaire. « Des armées étrangères aux moyens colossaux ont été déployées, des stratégies endogènes ont été expérimentées, des rencontres sous régionales, régionales et internationales sur la question ont été organisées sans grand succès sur le terrain de la lutte contre le terrorisme dans notre région », a-t-elle rappelé. Elle a ajouté à cela le manque de solidarité évident des instances sous régionales et régionales africaines, beaucoup plus préoccupées à prendre des sanctions injustes et inhumaines contre les populations des pays en transition politique déjà durement éprouvées par les effets néfastes du terrorisme.

Mme Olivia Ragnaghnewendé Rouamba a souligné la clairvoyance des Chefs d’Etats des trois pays pour avoir mis en place l’AES et à travers elle, une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle dont les premiers résultats se font déjà ressentir sur le terrain ainsi que l’atteste la reprise de la ville de Kidal par les FAMas.

Procédant à l’ouverture officielle de cette réunion, le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale a exprimé tout l’honneur que ressent le peuple malien de recevoir les délégations des deux pays frères. Surtout en cette période de l’histoire de la sous-région où la menace terroriste est élevée, nos pays, berceaux de cultures riches et de communautés diverses, ont été touchés par les actions des Groupes armés terroristes. « La réaction résolue de nos Armées nationales, leur dévouement indéfectible et leur courage ont été des piliers essentiels. C’est grâce à l’engagement de nos forces armées que des progrès significatifs ont été réalisés dans la restauration de la paix et de la stabilité. Nous leur rendons un hommage appuyé car ils incarnent la résilience de nos peuples et je m’incline respectueusement à la mémoire de toutes les victimes, civiles comme militaires, de la crise au Sahel », a déclaré M. Abdoulaye Diop.

Le ministre malien a insisté sur la nécessaire coordination sans faille et une collaboration étroite dans la lutte contre le terrorisme, tout en précisant que l’AES ne se limite plus à la défense et à la sécurité. « Nous aspirons, entre autres, à faire de l’AES un espace où l’indépendance et le développement économique dans toutes leurs composantes sont solidement ancrés. Nous parviendrons à l’atteinte de ces objectifs à travers, entre autres, la poursuite de nos concertations diplomatiques et politiques », a-t-il expliqué. Il a appelé ses pairs à démontrer ensemble que l’engagement des trois pays n’est pas seulement un acte formel, mais une promesse vivante. « Le monde regarde vers nous », fait-il observer.

Le ministre malien des affaires étrangères a aussi insisté sur les nouveaux paradigmes de coopération avec nos pays, notamment le respect de notre souveraineté pleine et entière, et le refus de tout diktat extérieur, d’où qu’il vienne.

Siradji Sanda (ONEP)

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Le mouvement des femmes engagées pour la sauvegarde de la patrie (FESP) a organisé, en collaboration avec les oulémas, une prière collective suivie d’un Qunut le vendredi 1er décembre 2023 au rond-point escadrille. Au cours de cette prière, la communauté musulmane a imploré le Tout Puissant pour qu’il descende la paix et la stabilité dans notre pays.

A l’appel du mouvement des femmes engagées pour la Sauvegarde de la patrie, les femmes et les hommes se sont fortement mobilisés à la place de la résistance pour démontrer leur engagement patriotique à défendre les couleurs de la patrie. Dans les différentes prédications, les oulémas ont appelé la population à redoubler d’efforts pour participer au rassemblement et dans les invocations jusqu’au départ des troupes françaises restantes. Ils ont également appelé les compatriotes à être davantage vigilants sur les ‘’fakes news’’ qui inondent les réseaux sociaux avec pour seul et unique but de troubler la quiétude des Nigériens.  

Selon la présidente des femmes engagées pour la sauvegarde de la patrie, Mme Maria Amadou, malgré les sanctions injustement imposées à notre pays, celui-ci est arrivé à produire par ses propres moyens l’électricité. « Aujourd’hui, nous avons une centrale de 30 mégas watt où nous produisons l’électricité. Le Niger sera debout plaîse à Dieu. Ce qu’ils souhaitent pour le Niger ne se réalisera jamais, le Niger sera parmi les pays les plus développés », a-t-elle dit.

L’activité d’aujourd’hui, a-t-elle poursuivi, vise à implorer Dieu afin qu’il protège notre pays. « Vous n’êtes pas sans savoir que la CEDEAO continue d’imposer ses sanctions injustes et inhumaines contre notre pays. C’est inadmissible d’imposer des sanctions de plus de quatre (4) mois à un pays enclavé comme le Niger. Les frontières sont fermées, les produits pharmaceutiques ne rentrent pas assez, l’électricité est coupée et les aliments de première nécessité ne rentrent pas. Ces sanctions n’ont jamais été appliquées à aucun pays de l’espace communautaire. C’est la première fois qu’on impose à un pays des sanctions pareilles », a déploré Maria Amadou.

« Le 10 décembre 2023, les dirigeants de la CEDEAO se réuniront à Abuja au Nigéria, nous aussi, nous allons revenir ici même à la veille de leur réunion pour une marche du front patriotique. On va faire la marche, rester faire le sit-in jusqu’au 10 décembre 2023 pour attendre les résultats. On ne leur demande pas de lever les sanctions, ils seront obligés de lever ou on adopte d’autres moyens », a-t-elle conclu.

Fatiyatou Inoussa (ONEP)

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À présent que les passions se sont tassées et que la polémique engendrée par la nomination du juge Abdou Dan Galidama à la tête de cette institution judiciaire déterminante pour le jugement d’anciennes personnalités politiques couvertes par une immunité juridique s’est relativement calmée depuis leur prestation de serment, il est de bon ton, non plus de s’interroger, mais d’affirmer que la Cour d’État est désormais sur la sellette. Elle devra prouver aux Nigériens qu’elle est au service du Niger et de son peuple et non pour un clan ou un individu, soient-ils les anciens présidents, Issoufou Mahamadou et Bazoum Mohamed.

L’histoire jugera, au regard des délits et crimes commis contre le peuple nigérien, trahis par ces deux hommes à la tête de l’État pour des intérêts étrangers et/ou mercantilistes, si ces juges, nommés à de hautes fonctions, d’abord par les deux anciens présidents, sauront faire preuve d’ingratitude vis-à-vis d’eux au nom de l’intérêt général, boussole de la justice qu’ils ont prêté serment de rendre en toutes circonstances. L’impatience des Nigériens de vérifier s’ils ont eu raison de de manifester leur crainte de voir Isoufou Mahamadou en particulier couvert et protégé ou s’ils ont eu tort d’avoir douté de la sincérité du chef de l’État, le GénéralTiani, et du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp), chef de l’État.

Le challenge est lancé par le chef de l’Étatet on attend de voir si, même dirigée par un Abdou Dan Galadima et composée d’autres magistrats non moins suspects, si la Cour d’État va lever l’immunité des deux anciens présidents de la 7e République. Si les regards ont été focalisés sur Abdou Dan Galadima, la Cour d’État compte également en son sein un certain Boubé Ibrahim, celui qui a présidé la Commission électorale nationale indépendante de 2016 lors du hold-up électoral qui a ouvert la voie au second mandat d’Issoufou Mahamadou. Le moins qu’on puisse dire est que Abdou Dan Galadima n’est pas seul dans la posture qui lui a valu tant d’avanies.

À l’heure des comptes, il faudra bien faire la part des choses, le président de la Cour d’État n’étant pas seul à décider de la levée de l’immunité des deux anciens présidents.

Surtout que ce serait trop flagrant qu’elle lève aussi facilement l’immunité de Bazoum Mohamed, accusé déjà de haute trahison tandis que son parrain et devancier dans tout ce que le Niger a vécu et subi, Issoufou Mahamadou, est innocenté par des arguties juridiques dont les Nigériens connaissent les couleurs et le goût

Laboukoye

Le malaise nigérien trouve son fondement dans le mal-être d’une Justice manipulée, aux mains de clans politiques qui en ont fait un instrument politique, voire une arme politique pour défaire des hommes et asseoir leur domination sur l’échiquier politique. Le choix des magistrats et leur placement dans des positions de l’appareil judiciaire participe justement d’une stratégie mise en place par le parti socialiste nigérien en vue de contrôler tout l’appareil où, au bout, il a ses hommes liges pour mettre en oeuvre ses complots et réussir, ce faisant, à anéantir toute adversité qui pourrait le gêner à gouverner à sa guise et pouvoir mettre en place une dynastie pour laquelle les fils montaient dans l’échelle, au détriment de la promotion des cadres du parti, marginalisés, souvent oubliés, abandonnés à la périphérie du parti qui ne servait plus à grand-chose sinon qu’à inaugurer les chrysanthèmes à travers la tenue folklorique d’instances du parti pour « faroter » avec l’argent du peuple volé.

Dans le contexte de cette transition, il est opportun d’en parler pour alerter sur certains hommes dont les rôles, dans l’ancien système, en mettant le droit au service des intrigues d’un clan, a contribué fortement à les discréditer. C’est à juste titre que l’on continue à s’interroger sur les magistrats Bouba Mahaman et Gayakoye, quand on sait que nombre de malaises dans le pays se justifiaient par le rôle trouble qu’ils jouaient dans certains dossiers. De tels actes auraient pu conduire le pays à des turbulences surtout quand, Bazoum, par lui-même, pouvait mettre l’opposition d’alors au défi du rapport de force pour s’affirmer et se défendre.

Heureusement, les sagesses des opposants, conscients des risques que pouvait prendre leur pays, évitaient au pays des dérapages qui pouvaient être incontrôlables.

Le premier des hommes que nous indexons est ce magistrat, ancien président de la Cour Constitutionnelle, qu’utilisait Issoufou Mahamadou pour se maintenir au pouvoir, sans adversité, en « isolant » – le mot est de Massaoudou – son principal adversaire, envoyé en prison pour une histoire fabriquée de toutes pièces afin qu’il n’ait pas les mêmes chances que son challenger qui partait seul à la rencontre des Nigériens pour battre campagne. Le format était inédit dans l’histoire des démocraties pour n’être connu qu’au Niger sous Issoufou et sa Renaissance.

Le même magistrat a été utilisé par son successeur, Bazoum Mohamed, sans doute avec les facilitations d’Issoufou Mahamadou, pour s’imposer président, choisissant délibérément de ne pas vider son dossier contentieux que déposaient les adversaires politiques au sujet de sa nationalité d’origine douteuse, laissant-le quand même se présenter, quant à l’autre, sur des arguments fallacieux, la même Cour se fondait, pour l’empêcher de se présenter à l’élection, ouvrant ainsi le boulevard qui le conduisit à la tête de l’Etat, accompagné par une meute de politiciens qui, après l’avoir combattu sans façon sur le même sujet, partirent, toute honte bue, le soutenir, pour manger dans un plat que leur donnait un pouvoir usurpé. Mais passons.

Le magistrat controversé permit ainsi à un clan de garder, de contrôler et même de domestiquer le pouvoir pour ainsi détruire la démocratie nigérienne dont les malaises provoqués ont conduit aux événements du 26 juillet 2023 et justifié la rectification qu’opérait l’armée.

Le même magistrat était à la Cour de Cassation, et c’était lui qui avait géré le dossier de Hama Amadou, pour faire de l’affaire des « Bébés importés » une arme politique pour abattre un adversaire, refusant d’aller, dans la gestion d’un tel dossier, au civil, ainsi que le commandait le premier Juge ayant eu en charge le dossier, entendu qu’un enfant – et des posters de l’Unicef dans la ville de Niamey le prouvent – a DROIT à une famille. Comment peut-on moralement et judiciairement juger cette affaire, sans régler en amont le problème de ce premier droit qui donne à ces enfants le droit d’avoir et de vivre dans une famille ? Dans leur cas, on ne leur connait pourtant aucune autre famille que celle dans laquelle on les prenait méchamment pour les jeter dans ce qui pourrait être pour eux une poubelle humaine, l’orphelinat où le régime d’alors les envoyait pour souffrir des adversités d’hommes qui ne laissent aucune part humaine dans leur compréhension de la politique, pour blesser jusqu’à l’intimité qui est de la part inviolable de l’humain et qui oblige à tenir la famille à l’écart des débats politiciens. Mais sans doute qu’il savait pour qui il le faisait. Et surtout pourquoi.

L’autre, Gayakoye, aura aussi été utilisé pour écraser le même homme, par des haines inassouvies que rien ne peut permettre de comprendre et de justifier pour s’acharner sur un homme afin de lui nuire et de le détruire pour les plaisirs de ses adversaires qui ont cru que tant qu’il pouvait être libre, ils ne sauront jamais le battre. On comprend d’ailleurs que lorsqu’ils se débrouillaient à le faire condamner, sans avoir jamais été entendu par un juge, ils ne se gênaient pas qu’il vive loin du pays, en exil. Hama gêne.

C’est incompréhensible. Il leur fallait ces autres moyens nonconventionnels pour écraser leur bête noire – le mot est juste. L’homme aura connu tous les embastillements, toutes les persécutions injustes que rien ne peut faire comprendre.

C’est depuis 2007 jusqu’en 2020 que ce juge restait dans un certain positionnement, on aurait cru, juste pour faire le mal à Hama Amadou, devenu sa victime judiciaire éternelle. Son parti, du reste, s’était plaint plusieurs fois du personnage.

Corriger….

De tels hommes, dans les moments que vit le pays, avec les nouveaux espoirs que donnaient les événements du 26 juillet 2023, ne peuvent plus occuper certaines responsabilités dans l’appareil judiciaire du pays, car un juge ne peut pas se servir de la loi pour régler ses comptes ou, par procuration, régler les comptes d’autrui, pour prostituer le DROIT, et avoir la chance d’occuper ad vitam aeternam certaines positions surtout que, pour faire le travail, ils ne peuvent pas être les seuls dont le pays peut disposer pour promouvoir le droit. Les besoins du changement auxquels aspirent les Nigériens commandent des rectifications dans l’appareil judiciaire. C’est une urgence du moment.

Il urge de sanctionner de tels magistrats qui ont dévoyé la justice, mise au service de complots politiques qui ne peuvent être les préoccupations d’une Justice et des Nigériens ni même de l’intérêt de notre démocratie. Rappelons qu’en 2020, Gayakoye était à la Cour d’Appel et c’était lui qui, quand le magistrat du Tribunal de Grande instance, demandait de vider au préalable l’affaire au civil, recevait le dossier pour juger l’affaire, et faisant abstraction de cette étape nécessaire que demandait le premier Juge confirmait une condamnation de Hama Amadou et en dernier ressort, à la Cour de Cassation, Bouba Mahaman qui y était, finit le job en confirmant l’arrêt que rendait la Cour d’Appel de Gayakoye. Par de tels réglages, on ne pouvait pas croire à de la justice !

Dans une probable complicité au service de pouvoir de l’époque, les deux juges réussirent à condamner Hama Amadou. Entre temps, Bouba Mahaman qui arrivait à la Cour Constitutionnelle, parvint, se servant de leur travail en amont, par invalider la candidature de Hama Amadou, l’éliminant, ainsi que le cherchait le PNDS. Le Niger nouveau n’a pas besoin de tels juges.

Il faut partir sur des bases saines avec des hommes intègres qui éclaireront sa marche nouvelle vers des destinées nouvelles, loin des ratés du passé. Le CNSP et son gouvernement sont donc avisés sur ces graves contorsions qui ont causé les malaises que l’on sait dans notre société et dans sa démocratie.

Il faut réparer !

Par Alpha

Aujourd’hui, par nos enquêtes, nous en savons un peu plus sur le grand pillage organisé par le PNDS de 2013 à 2014, même si le document consulté fait cas de gestions antérieures. L’Inspection d’Etat qui a investigué sur la gestion de certains ministères et entités rend compte du grand raid opéré sur les deniers publics. A titre illustratif, sans évoquer la liste exhaustive, nous parlerons de la Communauté urbaine de Niamey, (rapport transmis le 27/11/2014), avec un montant estimé à 1.693.758.905f ; le Ministère de la Santé (29/09/2014), avec 602.610.811f, la CAIMA (1/10/2014) avec 255.589.163f ; le Ministère de l’Urbanisme et du Logement (27/03/2013) avec 9.321.698.480f, la SOCOGEM (28/ 01/2013) avec 1.301.056.820F, la CAFER(21/05/2014) avec 472.083.170f , l’Hôpital National de Niamey avec 430.102.947f (31/ 03/2014) ; le Programme de régénérescence de la Vallée du Niger (Barrage Kandadji), rapport d’enquête transmis le 25/02/2014 avec un montant de 12.992.241.799f,…

Les Renaissances acte I et II, conduites par Issoufou Mahamadou, auront été marquées par des scandales financiers, par d’énormes détournements dont le pays, sans précédent depuis soixante ans d’indépendance. Mais, le grand protecteur des détourneurs, par le système qu’il mettait en place, promouvant l’impunité, n’a joué qu’à dissimuler les dossiers issus des inspections d’Etat, des audits de sociétés d’Etat, des enquêtes de la Halcia. Tout avait été caché au peuple qui ne pouvait rien apprendre de ce qui a été volé à l’Etat. Le socialisme frelaté nigérien y veillait. Ce sont des milliards qui avaient été compromis pour produire, dans le pays, de nombreux milliardaires que personne ne peut aujourd’hui lister, tant ils sont nombreux alors qu’ils venaient pauvres au pouvoir comme des rats d’église. On sait que, dès les deux premières années de la gestion d’Issoufou, certaines chancelleries de la pace alertaient sur l’ampleur du phénomène, parlant de pas moins de 16 nouveaux milliardaires que générait le système mis en place au soir du 7 avril 2011.

Aujourd’hui, par nos enquêtes, nous en savons un peu plus sur le grand pillage organisé par le PNDS de 2013 à 2014, même si le document consulté fait cas de gestions antérieures. L’Inspection d’Etat qui a investigué sur la gestion de certains ministères et entités rend compte du grand raid opéré sur les deniers publics. A titre illustratif, sans évoquer la liste exhaustive, nous parlerons de la Communauté urbaine de Niamey, (rapport transmis le 27/11/2014), avec un montant estimé à 1.693.758.905f ; le Ministère de la Santé (29/09/2014), avec 602.610.811f, la CAIMA (1/10/ 2014) avec 255.589.163f ; le Ministère de l’Urbanisme et du Logement (27/03/2013) avec 9.321.698.480f, la SOCOGEM (28/01/2013) avec 1.301.056.820F, la CAFER(21/ 05/2014) avec 472.083.170f , l’Hôpital National de Niamey avec 430.102.947f (31/03/2014) ; le Programme de régénérescence de la Vallée du Niger (Barrage Kandadji), rapport d’enquête transmis le 25/02/2014 avec un montant de 12.992.241.799f, la DGI, contrôle fiscal des sociétés de téléphonies mobiles (24/09/ 2013) avec 119.546.746.472f ; les Greffes des tribunaux (Ministère de la Justice (24/09.2013) avec 1.040.464.536f, le Ministère de l’hydraulique (29/05/2013) avec 3.905.207.355f……

Le carnage est immense. D’autres inspections d’Etat avaient été menées et elles pourraient mieux renseigner sur le désastre. Le Niger, ces dernières années, aura souffert des raids opérés sur les deniers publics et, pour lesquels, on n’eut aucun traitement judiciaire quand bien même ces dossiers auraient été transmis à la Justice.

De ce que nous évoquons ici, il s’agit d’une trentaine de dossiers que l’Inspection d’Etat transmettait à la Justice sans que celle-ci ne puisse leur donner la suite judiciaire qu’ils méritent. L’ensemble de ces dossiers sont oubliés dans les tiroirs, le régime d’alors s’étant servi pour protéger des militants ou pour faire du chantage sur d’autres qui n’avaient alors de choix que de suivre pour ne pas « périr » politiquement, craignant la prison. Bien de dossiers servaient au commerce politique du régime qui s’en servait à mettre aux pas certains hommes politiques qui finirent par lui faire allégeance pour suivre la renaissance et vivre tranquilles.

Il y a urgence à dépoussiérer ces dossiers pour permettre à l’Etat de rentrer dans ses droits, en recouvrant, dans un premier temps, les fonds qui ont été compromis, ce d’autant que les différents acteurs sont bien connus, pour répondre de leurs actes. Il s’agit quand même de quelques 157.235.687.880f qui sont ainsi dilapidés et qu’il faut récupérer. Des dossiers traités et transmis par l’Inspection générale d’Etat, le 11 novembre 2014, au Ministère de la Justice. Certains n’ont pas tort de dire que CNSP va chercher l’argent ailleurs alors qu’il est entre les mains de brigands, sous ses pieds.

Ali Soumana

 

Depuis le 26 Juillet 2023, jour après jour, est apparu, à la face du monde, un Niger nouveau, digne, résilient, déterminé à vaincre l’adversité, relever les défis et amorcer un processus irréversible de développement basé sur la reconquête de sa souveraineté pleine et entière.

A l’inverse de quelques attentistes, hésitants, oiseaux de mauvais augure, prophètes de malheur prêchant le feu et l’apocalypse sur  leur propre pays, à travers des sermons incendiaires et enflammés, le peuple nigérien, lui, s’est mobilisé pour soutenir ce groupe d’Officiers des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui avait décidé de sauter le pas aux premières heures du 26 Juillet 2023, face aux menaces existentielles qui planaient sur l’Etat, pour mettre fin à la descente inexorable dans les abimes de notre pays .

Les filles et fils de la Nation, debout, les manches retroussées, soudés autour du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie(CNSP), attentifs aux appels du Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, se jetèrent dans le combat non seulement pour la sauvegarde de la patrie mais aussi pour la reconquête de la souveraineté nationale.

Les messages à la Nation, prononcés à diverses occasions par le Président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, sont devenus de véritables bréviaires pour un changement de comportement qui ont réussi à faire renaitre dans l’âme et l’esprit des Nigériennes et Nigériens l’amour de la patrie, fortifier le sentiment national, la solidarité et le désir ardent de vivre dans une Nation, libre, unie et prospère.

Au surplus, depuis le 26 Juillet, le peuple nigérien, derrière le CNSP qui veille au grain nuit et jour, ne ménage ni son énergie, ni son temps encore moins sa détermination pour tenir tête à certaines puissances extérieures qui, nostalgiques de la période coloniale et des printemps impérialistes, se lancèrent désespérément  dans un baroud d’honneur qui est en train de s’achever dans le déshonneur avec le départ de leurs troupes militaires devant l’exigence tenace et invariable du peuple souverain.

Le Niger nouveau, c’est aussi cette jeunesse dynamique et ces organisations féminines conscientes des enjeux du moment, dégourdies et volontaristes    complètement acquises à la cause du CNSP et de ses idéaux qui dans toutes les régions du pays continuent une mobilisation permanente diurne et nocturne à travers des marches de soutien, des déclarations et débats autour de thèmes et sujets intéressant la vie de la Nation.

Le 26 Juillet 2023 consacre, il est vrai, la fin d’un régime mais constitue aussi une journée de libération de la parole, le début d’un processus irréversible de l’ancrage de la liberté d’expression grâce à laquelle aujourd’hui, chaque Nigérienne et chaque Nigérien est devenu acteur de l’information, la bonne information relative à la sauvegarde de la patrie et la reconquête de la souveraineté nationale.

Aujourd’hui, dans ce Niger nouveau, vigilants, déterminés, decomplexés, stoiques voire résilients et solidaires, les filles et fils de la Nation continuent sans désemparer ni faiblesse de soutenir le CNSP et le gouvernement qui tiennent d’une main ferme le gouvernail de la barque, une barque imprenable et indomptable malgré les vicissitudes du contexte et les prédictions des pirates en eaux troubles.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org/ 

 Son Excellence Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale du Mali, a prononcé un discours captivant lors de la cérémonie d'ouverture de la réunion des ministres des Affaires Étrangères de l'Alliance des États du Sahel (AES). L'événement, qui s'est tenu à Bamako ce 30 novembre 2023 , a été marqué par des déclarations fermes sur la vision, les réalisations et les objectifs de cette alliance régionale cruciale.

Le ministre a débuté son discours en saluant les personnalités présentes, notamment la Ministre des Affaires Étrangères du Burkina Faso et le Ministre des Affaires Étrangères du Niger, soulignant l'engagement constant de ces nations envers le Mali. Les remerciements ont été étendus aux autorités et au peuple du Burkina Faso et du Niger pour leur soutien dynamique.

SEM. Abdoulaye Diop a rappelé la vision claire des présidents des trois États membres, de formaliser les relations entre le Burkina Faso, Mali, et Niger à travers la Charte du Liptako-Gourma signée en septembre 2023. Cette charte a marqué la première étape du renforcement des liens stratégiques, symbolisant un engagement fort dans un contexte de menace terroriste élevée.

Le discours a souligné l'évolution de l'Alliance, passant au-delà des enjeux de défense et de sécurité pour englober des aspects tels que l'indépendance économique et le développement. Le ministre a insisté sur l'importance de la coopération diplomatique et politique et a souligné la nécessité de coordonner les actions face aux défis sécuritaires dans la région sahélienne.

Les recommandations des experts, qui ont précédé la réunion ministérielle, ont été mises en avant, mettant l'accent sur l'opérationnalisation stratégique de l'Alliance et la coordination des actions diplomatiques et politiques. Le discours a souligné la responsabilité de l'Alliance de traduire les paroles en actions concrètes pour renforcer l'architecture institutionnelle et faire face aux menaces pesant sur la région.

Une partie significative du discours a été consacrée à la situation actuelle au Mali, mettant en lumière le départ des forces étrangères et soulignant la stabilité retrouvée du pays. Le ministre a exprimé sa gratitude envers les pays amis et la Fédération de Russie pour leur soutien.

En conclusion, le ministre a salué les efforts des trois États membres de l'Alliance, appelant à maintenir cet élan pour assurer l'indépendance économique, la sécurité régionale, et renforcer les liens séculaires. L'appel à l'unité des États du Sahel pour relever les défis a été renforcé par la devise des Forces armées maliennes "Unis nous vaincrons".

Ce discours a clairement défini les aspirations et les engagements de l'Alliance des États du Sahel, reflétant une détermination commune à surmonter les défis et à construire un avenir plus stable et prospère pour la région sahélienne.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

 

Lire ci-dessous l'intégralité du discours 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ABDOULAYE DIOP, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA REUNION DES MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES DE L’ALLIANCE DES ETATS DU SAHEL (AES)

Bamako, le 30 novembre 2023 

Excellence Madame le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, ma chère soeur Olivia Ragnaghnewendé ROUAMBA ;

Excellence Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur et bien cher frère Bakary Yaou SANGARE ;

Monsieur le Ministre de la Défense et des anciens Combattants ;

Monsieur le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile ;

Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances ;

Monsieur le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine

Madame la Secrétaire exécutive de l’Autorité de Développement intégré des Etats du Liptako-Gourma (ALG) ;

Monsieur le Président de la Commission des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine ;

Madame la Conseillère spéciale du Président de la Transition, Chef de l’Etat, en charge des questions diplomatiques ;

Monsieur le Conseiller diplomatique du Premier ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Experts du Burkina, du Niger et du Mali ;

• Distingués invités,

Je voudrais, tout d’abord, de vous souhaiter, au nom de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, du Gouvernement et du Peuple du Mali, et en mon nom propre, la chaleureuse bienvenue en terre AES du Mali.

Très chère Olivia et mon frère Bakary, vous avez eu des mots aimables à l’endroit du Mali, de ses Autorités et de son Peuple. Permettez-moi, à travers vous, de reconnaître et saluer l’engagement constant, constructif et dynamique, des autorités et du Peuple du Burkina et du Niger.

Quand nos Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Burkina Faso ; Le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali ; et Le Général Abdourahamane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef d’Etat de la République du Niger, nous ont mis en mission avec l’objectif de formaliser, par un cadre juridique, les relations particulières entre le Burkina, le Mali et le Niger, ils avaient une vision claire à l’esprit. Cette vision a très tôt pris forme à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma, instituant l’Alliance des Etats du Sahel. 

Le 16 septembre 2023, la première étape du renforcement des liens stratégiques entre nos trois pays venait d’être franchie. Cette étape a permis, en très peu de temps, de réaliser des actions notables, mais surtout, de raffermir notre attachement à surmonter les défis.

En effet, dans cette période de l’histoire de notre sous-région où la menace terroriste est élevée, nos pays, berceaux de cultures riches et de communautés diverses, ont été touchés par les actions des Groupes armés terroristes.

La réaction résolue de nos Armées nationales, leur dévouement indéfectible et leur courage ont été des piliers essentiels. C'est grâce à l'engagement de nos forces armées que des progrès significatifs ont été réalisés dans la restauration de la paix et de la stabilité. Nous leur rendons un hommage appuyé car ils incarnent la résilience de nos peuples et je m’incline respectueusement à la mémoire de toutes les victimes, civiles comme militaires, de la crise au Sahel.

La prévention et la gestion des défis sécuritaires exigent une coordination sans faille et une collaboration étroite.

diplomatiques pour résoudre les conflits qui pourraient surgir sur notre chemin.

Nous devons être proactifs dans la préservation de la paix et de la stabilité, tout en favorisant des voies pacifiques et  diplomatiques pour résoudre les conflits qui pourraient surgir sur notre chemin.

Cependant, notre Alliance ne se limite plus à la défense et à la sécurité. Nous aspirons, entre autres, à faire de l’AES un espace où l'indépendance et le développement économique dans toutes leurs composantes sont solidement ancrés. Nous parviendrons à l’atteinte de ces objectifs à travers, entre autres, la poursuite de nos concertations diplomatiques et politiques.

Pour cela, nous aurons à examiner les recommandations issues des travaux des Experts, tenus en prélude à notre réunion ministérielle. A cet égard, je tiens à adresser nos chaleureuses félicitations aux Experts qui ont travaillé sans relâche à réaliser la mission qui leur a été confiée.

Dans nos délibérations, nous examinerons entre autres le processus d’opérationnalisation stratégique de l’AES ; nous déterminerons les aspects relatifs aux organes à mettre en place ainsi que l’articulation entre l’expertise existante et les acquis capitalisés par l’Autorité de Développement intégré du Liptako-Gourma et l’AES ; nous accorderons une attention particulière à la coordination de nos actions diplomatiques et politiques ainsi que les questions de communication, en ces temps de guerre informationnelle. 

Le monde regarde vers nous, et nous avons la responsabilité de démontrer que notre engagement n'est pas seulement un acte formel, mais une promesse vivante.

Nous devons transformer nos paroles en actions tangibles, édifiant ainsi une architecture institutionnelle robuste qui servira de rempart contre les menaces qui pèsent sur notre espace commun.

Nous devons prioritairement renforcer nos mécanismes de consultation, d'évaluation et de prise de décision, afin de garantir une réactivité optimale aux situations émergentes.

Confrontés à l'impératif de renforcer les bases de notre coopération, nous examinerons les projets de texte qui incarneront notre engagement commun envers la paix, la stabilité et le développement durable. En harmonie avec les principes fondateurs de la Charte, ils devraient favoriser la coordination stratégique, la coopération sécuritaire et la gestion efficace des ressources transfrontalières. 

• Mesdames et Messieurs,

Nous sommes conscients des défis colossaux qui se dressent devant nous, mais c'est précisément dans ces moments difficiles que l'unité et la solidarité se révèlent être nos atouts les plus puissants.

Notre Alliance, forgée dans la volonté commune de défendre notre souveraineté, de garantir la sécurité de nos populations et de promouvoir un développement durable, est une force qui transcende les frontières individuelles de nos nations.

Il est admis que l’adversité forge la résilience. Les épreuves que nous avons traversées et celles que nous continuons de traverser ont démontré à suffisance à quel point les populations de nos pays ont été à hauteur des enjeux, avec dignité et renforcées dans leur détermination à soutenir leurs Autorités dans le combat noble et juste pour l’émancipation totale, pour la souveraineté pleine et entière et pour ne plus se voir imposer aucun diktat. C’est ainsi que, grâce à ce soutien de nos Peuples, celui qui importe en priorité, nos Etats se sont engagés dans une dynamique de changement de narratif. Cette nouvelle approche, qui tranche avec la posture à laquelle certains partenaires s’étaient habitués, a pu surprendre au départ. 

Je me réjouis cependant que les pays amis et sincères ont saisi la légitimité voire la nécessité de cette évolution dans les rapports.

Il est maintenant derrière nous le temps où les décisions de nos Etats étaient prises en fonction des intérêts d’autres. Il est désormais derrière nous le temps où nos Etats étaient contraints d’accepter des « soutiens techniques », des « assistances humanitaires », des « aides au développement » qui ne visaient qu’un seul objectif, notre maintien sous dépendance, ou même notre maintien sous domination avec son corollaire de condescendance et de néocolonialisme.

Lorsque nos pays se sont affranchis de certains partenariats toxiques, beaucoup avaient prédit le pire, à savoir un embrasement complet de la situation, l’escalade exponentielle de l’insécurité et l’effondrement de nos Etats. Près de deux ans après le départ des Forces Barkhane et Takuba, le Mali est plus que jamais debout et libre, je dirai même libéré. Ce n’est certainement pas le fait d’un heureux hasard si les vaillantes Forces maliennes ont repris le contrôle de la Région et de la ville de Kidal, réussissant ainsi une prouesse que 10 ans de présence internationale n’ont pas permis

J’en profite pour saluer à nouveau l’engagement sans faille des FAMa dans leur mission régalienne de sécuriser les populations et les biens et de restaurer la présence et l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

Je réitère également notre gratitude aux Autorités du Burkina et du Niger qui ont spontanément et instantanément exprimé publiquement leur présence aux côtés du Mali dans nos efforts de restauration de notre souveraineté. Je remercie aussi la Fédération de Russie qui a eu ce courage d’afficher officiellement son soutien au Mali en cette étape décisive dans la vie de notre nation.

Je ne saurais poursuivre ce chapitre de remerciements sans exprimer une certaine forme de reconnaissance aux Etats hostiles au Mali et à certaines Organisations dont nous attendons toujours la manifestation de la fraternité et de la solidarité pourtant inscrites dans leur fondement.

Oui, vous savez, nous devons reconnaître que, bien malgré eux, ces partenaires nous ont renforcé dans notre conviction que nous avions cette capacité de nous en sortir par nos propres moyens. Nous sommes en train aujourd’hui de surmonter nos défis, avec davantage d’engagement et de détermination. 

Excellences Madame et Monsieur les Ministres des Affaires étrangères ;

• Messieurs les Ministres ;

• Mesdames et Messieurs,

Je tiens à saluer les efforts courageux déployés par les trois États membres de notre Alliance. Le Burkina, le Mali et le Niger ont jeté les bases d'une coopération exemplaire ; ont tracé un chemin vers l'unité et la sécurité, sous le leadership éclairé de nos Chefs d'État,

Leurs orientations stratégiques nous guident dans cette quête pour l'indépendance économique, la sécurité régionale et le renforcement de nos liens séculaires.

Sous la bannière de l’Alliance des Etats du Sahel, nous sommes appelés à relever les défis qui se dressent devant nous, à préserver notre souveraineté et à bâtir un avenir plus fort et plus prospère pour nos peuples.

Aujourd'hui, nous nous devons de maintenir cet élan, de renforcer notre coopération, et de poursuivre la lutte pour la stabilité de nos régions. 

Unis par notre détermination, nous pouvons faire reculer les ombres du passé et construire un avenir radieux pour nos populations. Nous sommes les architectes d'un avenir qui transcende les intérêts individuels au profit du bien commun.

Ensemble, en tant qu'États du Sahel, nous sommes plus forts et ensemble, nous pouvons forger un avenir qui brillera comme un exemple de coopération et de résilience. Nos FAMa ont une devise qui s’adapte parfaitement à la situation de l’AES et, je voudrais conclure affirmant avec force « Unis nous vaincrons ».

Je souhaite plein succès à nos travaux que je déclare ouverts.

Vive les Etats de l’AES !

Je vous remercie.

Il est patent que depuis l’accession au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), à l’aube du 26 Juillet 2023, la parole a été libérée dans notre pays, les langues se sont déliées.

Il est clair que le Président du CNSP, Chef de l’État, le Général Abdourahamane Tiani, à travers les rencontres qu’il a initiées avec tous les acteurs et couches socioprofessionnelles notamment ceux des médias et métiers de la communication, a démantelé le rideau de fer érigé par les tenants de l’ordre ancien, adeptes de la pensée unique, entre les filles et fils de la Nation qui, aujourd’hui, se parlent, discutent, échangent, en toute liberté, sur les médias traditionnels et sociaux, sans une once de crainte d’être envoyés remplir les cellules des services de police ou de gendarmerie ou étoffer les registres des gardés à vue pour leur opinion.

Il est évident que les hommes de médias et tous les acteurs de l’information exercent, agissent, en toute liberté, subjugués par le désir ardent du CNSP et de son Président de libérer la parole et qui du reste, ne manquent jamais une occasion pour relever, remercier et féliciter tous les acteurs de l’information qui les accompagnent depuis quatre mois en vulgarisant les idéaux du CNSP. Il est enfin entendu que le gouvernement est décidé à préserver les acquis relatifs à la liberté de la presse et compte améliorer l’environnement juridique et professionnel des médias.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, c’est dans ce climat de décrispation des opinions, voulu et entretenu par le CNSP et le gouvernement, qu’une organisation faitière des médias, dont le bureau est au terme de son dernier mandat, s’est lancé depuis quelques temps, depuis la prise du pouvoir par le CNSP et la fin du régime déchu, dans une agitation aux relents politiciens du haut de toutes les tribunes, même à l’extérieur du Niger, à Accra par exemple récemment, pour pulvériser tous les efforts du CNSP et du gouvernement dans le domaine du respect de la liberté de la presse et d’expression en général.

Probablement, étreint par l’émotion de voir crouler sous ses pieds, la source de tout son bonheur à travers la fin de son mandat et le renouvèlement imminent du bureau qu’il dirige, il s’est lancé dans une campagne de dénigrement systématique de l’ordre nouveau et de l’ère nouvelle qui souffle sur notre pays.

Hier, lors de la cérémonie commémorative de la Journée Nationale de la Liberté de la Presse que la structure faitière des médias a organisée et à laquelle le ministre en charge de la Communication a assisté pour marquer justement l’importance qu’accorde le CNSP et le gouvernement à l’exercice des métiers de la communication, ce responsable au mandat finissant a maladroitement débité une diatribe incompréhensible parce que lui-même étant incompréhensif.

En toute responsabilité et avec toute la rigueur qu’impose le comportement condescendant et les propos cocasses voire outranciers de ce responsable de l’organisation faitière des médias, le ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie Numérique a tenu à dire la vérité, rétablir les faits, les narrer tels qu’ils se sont passés avant de jeter dans les poubelles de la désinformation les propos irréalistes du concerné nostalgique d’une période révolue.

S’il est vrai que le Président du CNSP, les autres membres du CNSP et le gouvernement font preuve de compréhension, de sagesse et surtout de patience face à certains propos et accusations mensongers afin que les Nigériennes et Nigériens, tous ensemble, convergent vers le boulevard du progrès et du développement de notre pays, il est judicieux, quelques fois, d’apporter des réponses claires et précises à la hauteur de l’incartade des intéressés qui croient avoir un blanc-seing pour tout dire parce qu’ils ont tout perdu.

Alou Moustapha (ONEP)

https://nigerdiaspora.net/

Le ministre de la communication, des postes et de l’économie numérique, M. Sidi Mohamed Raliou a procédé au lancement, hier 30 novembre 2023, des activités entrant dans le cadre des festivités commémoratives de la 10ème édition de la journée nationale de la liberté de la presse. Tenue à la Maison de la Presse, la cérémonie commémorative a été marquée par la remise de prix aux lauréats du concours organisé sur les droits de l’homme (en catégories, Pesse écrite, Presse en ligne, Radio et Télévision) ainsi que par un panel sur le thème : « Médias, démocratie et crises institutionnelles ».

Dans son mot d’ouverture, le ministre de la communication, des postes et de l’économie numérique, M. Sidi Mohamed Raliou a indiqué que ladite journée est mise à profit pour commémorer l’excellence et la confraternité dans le domaine de la presse. Il a rappelé que cette édition coïncide fort heureusement avec l’arrivée au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie dont les médias nigériens se sont, dans un élan patriotique, largement investis pour l’accompagner dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de sécurisation, de développement et de souveraineté du Niger.

Une vue de l’assistance à la Maison de la Presse

Pour le ministre Raliou, le thème de ce panel « médias, démocratie et crises institutionnelles » est un choix qui revêt aujourd’hui une brulante actualité au Niger. En effet, dit-il, elle place les médias face à leur responsabilité ainsi que le rôle majeur qu’ils sont appelés à jouer dans l’accompagnement des actions nobles que mène le CNSP. C’est dans cette optique que la presse jadis téléguidée a aujourd’hui retrouvé ses lettres de noblesse par la liberté de ton, l’indépendance dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, conférant ainsi aux médias leur professionnalisme.
« Nous avons aussi constaté que depuis le 26 juillet, les médias nigériens, pour la plupart, dans les traitements de l’information, respectent les principes d’impartialité, d’honnêteté, d’objectivité, d’équité et de pluralisme. Ces médias nationaux, dans un véritable élan patriotique, se sont en majorité investis avec professionnalisme à déconstruire les narratifs mensongers, les messages de haine, d’intoxication et la désinformation véhiculés sur notre pays », a-t-il salué.

Par ailleurs, le ministre en charge de la Communication a affirmé que le Gouvernement, tout en préservant les acquis relatifs à la liberté de la presse et dans le souci de professionnaliser davantage les médias en les rendant plus indépendants, compte améliorer l’environnement juridique et professionnel. Ce qui se traduira par l’élaboration et l’adoption de nouveaux textes législatifs tels que le projet de révision de l’ordonnance 35 du 4 juin 2010 pourtant régime de la liberté de la presse en vue de la rendre conforme aux exigences de la profession. Il y a aussi le projet de décret déterminant le principe fondamental de la protection de la liberté de la presse, le projet de décret portant sur la presse électronique, le projet de décret régissant la publicité par voie de presse, le projet de décret déterminant le statut et le mode de viabilisation des radios et télévisions communautaires et associatives.

Pour sa part, la chef de la section de la diplomatie publique et des relations publiques, porte-parole de l’ambassade des États-Unis au Niger, Kenya Jordan James a rappelé que l’ambassade des États-Unis a soutenu l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Niger) et le journal l’Évènement pour un projet visant à promouvoir le journalisme d’investigation, à lutter contre la corruption et à promouvoir la transparence au Niger. Ce projet, dit-elle, a formé environ cinquante journalistes aux pratiques d’investigation et à l’éthique journalistique. De même un autre projet a consisté à former les techniciens des radios communautaires de toutes les régions du Niger.

Auparavant, le président du Conseil d’Administration de la Maison de la presse a souligné que le conseil qu’il préside arrive au terme de son mandat et procèdera à une élection d’un nouveau bureau le 23 décembre 2023.

Hamissou Yahaya (ONEP)

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, a reçu le mardi 28 novembre 2023, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine auprès de la République du Niger, SE. Jiang Feng. Il s’est ensuite entretenu avec l’ambassadeur de l’Emirat du Qatar au Niger, S.E Ahmed Abdulrahman Al-Senaidi. Ces audiences portent essentiellement sur le renforcement de l’amitié très sincère et de la coopération très fructueuse entre le Niger et ces deux pays.

À sa sortie d’audience, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine a indiqué que le Chef de l’État attache une grande importance à la production et à l’exportation du pétrole à travers le projet de la phase II du bloc d’Agadem. Il a ajouté également que le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, attache une importance particulière à la coopération entre la Chine et le Niger.

« En tant qu’ambassadeur, j’ai réaffirmé la volonté et la détermination du gouvernement chinois pour renforcer la coopération pragmatique entre les deux pays pour multiplier les échanges de haut niveau entre les deux pays. La Chine entend bien travailler avec le Niger pour promouvoir cette coopération gagnant-gagnant pour le bien être des deux peuples, » a expliqué SE. Jiang Feng.

Il faut enfin noter que cette audience s’est déroulée en présence du Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armées Salifou Mody, du Ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Brigade Mohamed Toumba, du Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur, M. Bakary Yaou Sangaré, et du Ministre, Directeur de Cabinet du Président du CNSP, Dr. Soumana Boubacar.

Le Chef de l’Etat avec l’ambassadeur de l’Emirat du Qatar au Niger, S.E Ahmed Abdulrahman Al-Senaidi

Quelques instants plus tard, le Chef de l’Etat s’est entretenu avec S.E Ahmed Abdulrahman Al-Senaidi, Ambassadeur de l’État du Qatar auprès de la République du Niger avec Résidence à Bamako. Les échanges au cours de cette audience ont porté sur tout ce qui a trait au bon fonctionnement des relations et le raffermissement de la coopération entre la République du Niger et l’État du Qatar.

À l’issue de cette entrevue, le diplomate qatari a d’abord indiqué avoir informé le Chef de l’État, Président du CNSP des différentes rencontres qu’il a eu avec les hautes autorités du pays, notamment avec le Premier Ministre, M. Lamine Zeine Ali Mahaman le lundi 27 novembre 2023 accompagné du ministre des affaires étrangères M. Bakary Yaou Sangaré. « Ce matin, j’ai échangé avec la ministre de l’Action humanitaire et la gestion des catastrophes. Dans l’après-midi, j’échangerai aussi avec la ministre de l’Education nationale. Dans tous ces secteurs, on va parler des voies et moyens pour renforcer les relations entre la République du Niger et l’Etat du Qatar », a souligné l’ambassadeur de l’Émirat du Qatar.

S.E Ahmed Abdulrahman Al-Senaidi a également dit d’avoir informé le Président du CNSP de l’importance de la mise en œuvre des accords déjà signés et l’accélération de la procédure de signature de quelques conventions qui sont en gestation. « En résumé, la signature de toutes ces conventions et leur mise en œuvre vont donner un coup d’accélérateur aux relations entre nos deux pays frères et amis », a déclaré l’ambassadeur de l’Émirat du Qatar au Niger.

Au terme de cette audience, le Président du CNSP, Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a chargé S.E Ahmed Abdulrahman Al-Senaidi de transmettre les salutations aux hautes autorités de son pays et au peuple frère du Qatar avec lequel Niger a entretenu de bonne relations. Il lui a également demandé de poursuivre les actions dans le cadre du raffermissement de cette coopération entre les deux pays. « Je pars d’ici très satisfait et je suis sûr que les relations vont connaître une grande amélioration dans un avenir proche », a conclu l’Ambassadeur de l’Émirat du Qatar.

A noter que cette audience s’est déroulée en présence du Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur M. Bakary Yaou Sangaré et du Ministre, Directeur de Cabinet du Président du CNSP, Dr. Soumana Boubacar.

Rabiou Dogo Abdoul-Razak (ONEP)

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Le Conseil Régional de Tahoua tient du 27 au 30 novembre 2023, les travaux de sa session budgétaire au titre de l’année 2024. La présente session se tient dans un contexte marqué par le changement de régime dans notre pays depuis le 26 juillet 2023, avec l’avènement du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).  Malgré la suspension de la Constitution du 25 novembre 2010, celui-ci a pris la décision de maintenir les Collectivités Territoriales dans la plénitude de leurs compétences et attributions que leur confère le Code Général des Collectivités Territoriales, en vue de les placer au centre des préoccupations des communautés à la base et de mobiliser les partenaires autour des actions de développement alignées aux priorités de leurs outils de planification.

Cette session a pour objectif général de doter le Conseil Régional de Tahoua d’un budget réaliste pour l’exercice 2024 en tenant compte du contexte socio-politique actuel que traverse notre pays. Elle se tient conformément aux dispositions de l’Ordonnance n°2010-54 du 17 septembre 2010 portant Code Général des Collectivités Territoriales de la République du Niger. Au cours des travaux, les Conseillers Régionaux auront d’abord à examiner et adopter le Procès-Verbal de la 1ère session ordinaire 2023, tenue du mardi 9 au vendredi 12 mai 2023. S’en suivra ensuite une présentation des activités de l’Exécutif du Conseil en intersessions. Au bout des quatre jours que dureront les travaux, ils auront aussi passé en revue l’exécution du budget 2023 et procéder à l’examen et adoption du budget 2024.

Dans son discours solennel à la cérémonie officielle d’ouverture des travaux de la session, le président du Conseil Régional de Tahoua, M. Sani Nabirni a salué l’intérêt porté aux Collectivités Territoriales et au processus de la décentralisation, par les nouvelles autorités sous la « conduite éclairée du Président du CNSP, SE le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Chef de l’Etat et le Premier Ministre M.  Lamine Zeine Ali Mahaman ». Selon le président du Conseil Régional, l’avant-projet de budget de la région de Tahoua est en baisse, compte tenu du contexte. « Pour le budget de fonctionnement (titre I), il est arrêté en recettes et en dépenses à 399.133.400 FCFA au titre de l’exercice 2024 contre 498.514.211 en 2023 soit une réduction de 19,93% », indique M. Sani Nabirni. « Pour le budget d’investissement (titre II), il est arrêté en recettes et en dépenses à 936.450.854 FCFA au titre de l’exercice 2024 contre 1.339.345.491 FCFA en 2023, soit une réduction de 30,08%», a-t-il poursuivi.

Le Conseil Régional de Tahoua se dit « très attentif et très actif» sur la question de la création d’emplois au profit des jeunes et des femmes

« Les besoins sont énormes », en terme d’investissements au profit des vaillantes populations qui font preuve jusqu’ici de résilience face à l’insécurité relativement en régression dans la région ; à une campagne agro-sylvo-pastorale, hydraulique et halieutique, avec 648 villages à risque de déficit soit 32,94% des villages agricoles ; et au choc climatique attisé par certaines pratiques humaines accentuant la recrudescence de feu de brousse dont 29 cas sont enregistrés dans la région de Tahoua, cette année. Cela, même si d’importants efforts ont été consentis notamment, à travers la construction de 204 nouveaux points d’eau modernes et 30 latrines institutionnelles pour un montant global de plus de 3 milliards de FCFA, se réjouit le président du Conseil Régional.

Sur le plan éducatif où est résolument engagé le Conseil Régional, il a été réalisé la construction en 2023 d’un premier lot de 23 salles de classes équipées au niveau du secondaire ; la confection et le placement de 3.425 tables bancs toujours en 2023, et le lancement d’un deuxième lot de 20 classes en faveur d’autres établissements du secondaire. L’on constate avec satisfaction que la rentrée scolaire s’est déroulée dans des conditions acceptables grâce aux efforts remarquables déployés par les autorités, mentionne M. Sani Nabirni.

Par ailleurs, faut-il le rappeler, le Conseil Régional de Tahoua a fait adopter en Mai 2023, son Plan de Développement Régional (PDR 2022-2026) qui est aujourd’hui à l’étape de vulgarisation. Ainsi, le Conseil invite à une harmonisation des investissements dans la région. «Nous demandons aux services techniques de l’Etat et aux partenaires de la région à partager avec nos services les rapports de leurs interventions ; ce qui nous permettra de suivre, de programmer et d’évaluer nos Plans d’Investissement Annuels (PIA), mais aussi de faire l’évaluation à mi-parcours et finale du PDR de manière plus réaliste », a-t-il lancé. Dans le domaine socioéconomique et de création d’emplois au profit des jeunes et des femmes, le Conseil Régional de Tahoua se dit « très attentif et même très actif », selon le président du Conseil régional.

Le gouverneur de la région, le Colonel-major Oumarou Tawayé a, pour sa part, prodigué des conseils par rapport à la responsabilité des collectivités territoriales maintenues par le CNSP, pour leur rôle déterminant dans la vie et le développement à la base des communautés, en facilitant la prise en compte des préoccupations de la population. « Si le CNSP a maintenu les organes délibérants et exécutifs régionaux et communaux des collectivités territoriales, c’est pour continuer à jouer pleinement le rôle qui est le leur : celui de débattre et de délibérer sur toutes les questions tendant à la vie de la communauté à la base », indique le gouverneur Oumarou Tawayé. Il ne s’agit pas seulement de débattre et de délibérer sur les questions tendant à la vie de la communauté à la base en laissant l’exécutif agir seul sur le terrain. Les collectivités territoriales auront aussi à accompagner et aider l’Etat, à travers les commissions spécialisées, à mettre en œuvre toutes les délibérations qu’ils ont eues à voter dans le cadre de toutes les sessions de l’année.

Ismaël Chékaré, ONEP-Tahoua

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Le comité de gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) a rencontré, le lundi 27 novembre 2023 à la place Amadou Boubacar (AB) sis au campus universitaires, les étudiants de l’Université Abdou Moumouni et les responsables du Centre Régional des Œuvres Universitaires (CROU) pour échanger sur les missions, les objectifs et la vision du FSSP. Le comité a également réceptionné plusieurs contributions en espèce.

Lors de cette session d’échanges avec la communauté universitaire, il était question de leur présenter le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie et de discuter avec les étudiants et les responsables du CROU de leurs contributions dans la mobilisation et la résilience de notre pays. « Nous allons désormais profiter du pétrole de notre pays, parce que les ressources du pays doivent nous permettre de participer à la création de la richesse dans notre pays », a déclaré Mme Brah Réki Hassane Djermokoye, présidente du comité de gestion du FSSP. Elle a aussi ajouté que le CNSP a mis en place des canaux qui doivent permettre à tous les acteurs, de suivre au jour le jour, les contributions en numéraire et en nature. Ce dispositif associe les communiqués à la radio et à la télévision, ainsi que les publications au journal Le Sahel et sur la plateforme du comité.

En prenant la parole, le DG du CROU, M. Seydou Seini, a d’abord indiqué que la place AB est une place emblématique à partir de laquelle sont parties toutes les étincelles qui ont éclairé les lanternes du progrès de notre pays. « Je voudrais aussi dire que cela est d’autant vrai que cette place est animée par les étudiants qui sont les portes flambeaux du patriotisme au Niger. C’est grâce à eux que les grandes décisions ont été prises à partir d’ici et ont permis de faire progresser la marche de ce pays », a-t-il dit. Le DG du CROU a remercié le comité exécutif de l’UENUN pour cette heureuse initiative qui a permis d’organiser la rencontre avec la communauté universitaire.

Quant au secrétaire général du comité exécutif de l’UENUN, M. Hassan Souley Kadri alias Hegel, il a souligné la détermination des étudiants de l’UAM à accompagner ce combat pour la souveraineté du Niger. Il faut noter qu’à l’issue de ces échanges, le comité de gestion du fonds a réceptionné trois cent soixante mille francs (360.000 frs) de la part des membres du CROU et 328.000 F de la part des membres du comité exécutif de l’UENUN et quelques étudiants. On note à cette occasion une animation artistique et culturelle des artistes locaux tels que le groupe Sogha et Mali Yaro qui ont chanté quelques tubes populaires  pour égailler la communauté universitaire.

Rabiou Dogo Abdoul-Razak (ONEP)

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Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane à la tête d’une forte délégation a pris part, du 26 au 27 Novembre 2023 à Liwa (province du lac) en République du Tchad, au lancement officiel conjoint de la campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR) et la Péripneumonie contagieuse Bovine (PPCB), édition 2023-2024, en présence des autorités administratives et coutumières mais également des techniciens des deux pays. 

Le lancement conjoint de cette campagne vise à créer une synergie d’action en matière de vaccination de cheptel contre les principales épizooties afin de contribuer à l’amélioration de la santé animale dans l’espace transfrontalier. La localité de Liwa de dans la province du lac au Tchad qui présente, à une variante près, les mêmes caractéristiques végétales que la zone Est du Niger a servi de cadre à une approche transfrontalière en matière de contrôle et d’éradication des maladies animales. Une initiative saluée à juste titre par le gouverneur de la province du Lac M. Mahamat Fadoul Mackaya et son homologue de la région de Diffa, le Général de brigade Ibrahim Bagadoma.

Au cours de cette cérémonie, le Coordonnateur du Praps 2 Tchad M. Yacoub Ibrahim Djouma s’est appesanti pour sa part sur les réalisations et les objectifs à atteindre.   

Dans allocution à la cérémonie, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a tenu à présenter les remerciements du gouvernement et du peuple nigérien pour la prompte intervention du Tchad lors des attaques survenues à Bosso en 2015. Le Colonel Mahamane Elhadj Ousmane a également rappelé la médiation (la toute première) entreprise par le Président de la transition Tchadienne Mahamat Idriss Deby Itno juste après les événements du 26 juin 2023 au Niger. Enfin, un autre fait hautement significatif à signaler, c’est le refus catégorique du Tchad (à sollicitation de la France) d’attaquer le Niger.  Des éléments qui prouvent à suffisance les bonnes relations qui unissent les deux Etats et les deux peuples frères. Une intervention fortement applaudie par l’assistance, témoignage de la solidité des liens de coopération entre les deux peuples et les deux pays.

Procédant au lancement officiel de la campagne conjointe, le ministre Tchadien de l’Elevage et des Productions animales, Professeur ABDERAHIM AWAT ATTEIB a évoqué les énormes pertes économiques générées par ces deux maladies animales avant de notifier les efforts déployés par son pays pour éradiquer ces maladies. Le professeur ABDERAHIM ATTEIB a, par la suite, lancé un vibrant appel à tous les pasteurs et agropasteurs à faire vacciner leurs bétails dans les plus brefs délais. Il a également demandé aux équipes de vaccination de faire preuve de diligence et de professionnalisme.

Notons qu’en dehors des séances de vaccination de petits et gros ruminants, le  Colonel Mahaman  Elhadj Ousmane a procédé à la remise d’un témoignage officiel de satisfaction au chef de service départemental de l’Elevage de Nguigmi M. Seybou Kimba pour les résultats enregistrés dans le contrôle des denrées animales et d’aliments d’origine animale.

Amadou Issoufou CC/MAG/E

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Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les services rattachés à son département ministériel, le Colonel Salissou Mahaman Salissou, ministre des Transports et de l’Équipement, a entamé une série de visites, hier 28 novembre 2023. C’est ainsi que le ministre s’est rendu au Conseil Nigérien des Utilisateurs des Transports Publics (CNUT) non loin de la prison civile, ensuite à l’Ex-Direction du Matériel des Travaux Publics (DMTP) en face de la mutuelle de santé de la Garde nationale et de la Police nationale du Niger et enfin au Centre de Perfectionnement des Travaux Publics (CP/TP) situé au quartier Tondigamey. L’objectif recherché par le Colonel Salissou est de s’enquérir du fonctionnement de ces services.

Ainsi, dans la matinée du mardi 28 novembre, le ministre Salissou Mahaman Salissou, accompagné d’une forte délégation constituée de plusieurs cadres du Ministère, s’est tout d’abord rendu au Conseil Nigérien des Utilisateurs des Transports Publics (CNUT). À son arrivée, le ministre a été accueilli par le directeur général du CNUT et par l’ensemble des chefs de services. Après la visite des locaux, le Colonel Salissou Mahaman Salissou et le personnel du CNUT se sont retirés dans la salle de réunion où ils ont eu des échanges à huis clos.

La prochaine étape a conduit la délégation ministérielle à l’Ex-Direction du Matériel des Travaux Publics (DMTP). Sur place, le ministre a eu droit à une visite guidée de l’atelier principal, notamment le hall atelier machine et outils. Il a également reçu des explications détaillées sur l’état de la multitude de machines qui sont entreposées et dont la plupart sont en panne. Puis, de longs échanges sur la situation de ce matériel ont eu lieu entre le ministre et les responsables pour dresser des dossiers pouvant permettre une mise à jour des connaissances du personnel et du matériel. Ainsi, après le hall atelier, et le ministre a visité les bureaux de l’inspection générale des services.

La dernière étape de cette série de visites du ministre des Transports et de l’Équipement a été réservée au Centre de Perfectionnement des Travaux Publics (CPTP) au quartier Tondigamey. Accueilli par les responsables du centre, le ministre et sa délégation ont visité la salle de réunion, la salle de l’atelier, la salle mécanique, le laboratoire, les engins d’apprentissage, et le dortoir. À tous ces niveaux, des explications ont été données au ministre sur ce qui est enseigné aux apprenants. Le Colonel Salissou Mahaman Salissou a écouté aussi les problèmes et les besoins exprimés par chacun des services visités.

Hamissou Yahaya (ONEP)

Dans une rencontre diplomatique significative, le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) du Niger, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, a accordé une audience à l'Ambassadeur de la République populaire de Chine, M. Jiang Feng, le mardi 28 novembre 2023. Cette réunion a été marquée par l'annonce catégorique de M. Jiang Feng sur l'intention des deux nations de renforcer davantage leur amitié et leur coopération.

L'entretien a mis en lumière l'importance que le président du CNSP attache à la production et à l'exploitation du pétrole, mettant en avant le projet stratégique de la phase deux d'Agadem. Cette orientation souligne l'engagement du Niger à exploiter ses ressources pétrolières de manière efficiente, avec la Chine comme partenaire privilégié dans cette entreprise.

Le diplomate chinois a exprimé la détermination du gouvernement chinois à intensifier une coopération pragmatique et à favoriser des échanges de haut niveau entre les deux nations. Dans un contexte où le président du CNSP attache une grande importance à la coopération bilatérale, cette affirmation souligne l'engagement mutuel envers le renforcement des liens sino-nigériens.

M. Jiang Feng a souligné la volonté de la Chine de collaborer étroitement avec le Niger pour faire progresser cette coopération mutuellement bénéfique dans divers domaines. Il a évoqué la perspective d'élever cette collaboration à de nouveaux sommets, contribuant ainsi au bien-être des populations des deux nations.

Les relations entre la Chine et le Niger, comme rappelé, englobent plusieurs secteurs stratégiques tels que le commerce, les infrastructures, les mines et la sécurité. Cette diversification témoigne de l'ampleur et de la profondeur du partenariat sino-nigérien, qui va au-delà des simples échanges économiques pour inclure des dimensions cruciales telles que la sécurité.

En conclusion, l'annonce faite par l'Ambassadeur chinois lors de cette audience renforce l'idée d'une coopération solide entre la Chine et le Niger. Ces développements prometteurs soulignent la détermination des deux nations à travailler de concert pour atteindre des objectifs communs et à cultiver des relations fructueuses pour le bénéfice mutuel de leurs citoyens. L'avenir semble prometteur pour cette alliance stratégique entre la République populaire de Chine et la République du Niger.

Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)

Le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI, a signé une ordonnance portant abrogation de la loi n° 2015-36 du 26 mai 2015, relative au trafic illicite de migrants.

Cette loi votée en 2015, sous l’influence de certaines puissances étrangères érigeait et incriminait en trafic illicite certaines activités par nature régulière. Elle a été prise en contradiction flagrante avec nos règles communautaires et ne prenait pas en compte les intérêts du Niger et de ses citoyens.

C’est en considération de tous les effets néfastes et du caractère attentatoire aux libertés publiques de cette loi que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie a décidé de l’abroger.

Fait à Niamey, le 27 novembre 2023

Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, M. Lamine Zeine Ali Mahaman a accordé hier 27 Novembre 2023, trois audiences.  C’est ainsi qu’il a recu l’ambassadeur du Royaume du Maroc SE. Allal Al ACHAB, celui de la République Fédérale du Nigeria SE. Mohamed Sani Usman et l’ambassadeur de l’Emirat du Qatar SE. Ahmed Abdourahmane Al-Senaidi.

Les échanges entre le Premier ministre et ces trois diplomates ont porté sur plusieurs sujets entrant dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre le Niger et ces deux Etats.

Au sortir de son audience l’ambassadeur du Royaume du Maroc M. Allal Al ACHAB a indiqué que sa rencontre avec le Premier Ministre du Niger a été l’occasion de faire un tour d’horizon sur tous les aspects de la coopération bilatérale nigéro-marocaine. Et cela, dans tous les déifferents domaines déjà couverts afin de la renforcer davantage pour couvrir d’autres aspects. Et au vu du contexte actuel on note que des urgences ont été soulevées par les deux parties surtout dans des domaines prioritaires. M. Allal Al ACHAB a fait savoir que le Maroc va apporter sa contribution afin de soutenir le Niger dans sa marche vers la souveraineté.

… avec celui du Nigeria …

Deuxième à être reçu par le Premier ministre, l’ambassadeur de la République Fédérale du Niger, n’a pas fait de déclaration à l’issue de l’audience.

Pour sa part l’Ambassadeur du Qatar avec résidence à Bamako M. Ahmed Abdourahmane Al-Senaidi a déclaré qu’au cours de cette entrevue avec le Premier ministre, il a été question de tout ce qui est lié à la coopération bilatérale nigéro-qatari et tout ce qui est relatif au renforcement de ces relations. 

et celui du Qatar

M. Ahmed Abdourahmane Al-Senaidi a annoncé que le Qatar a l’intention de relancer les conventions liées à l’investissement au profit du Niger. D’ores et déjà, il a annoncé que dans le domaine de l’appui à l’éducation, il sera inauguré ce 28 Novembre 2023 une école des filles entiérement financée par l’Etat du Qatar. D’autres projets, a fait savoir l’ambassadeur, vont suivre dans un avenir proche .

Rahila Tagou (ONEP)

Le processus d’intégration économique et financière des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (A.E.S) prend de plus en plus forme et s’accélère même. En effet, après les experts des pays et organisations de l’A.E.S, les ministres en charge de l’Economie et des Finances se sont réunis le 25 novembre dernier à Bamako. Le Niger a été représenté à cette réunion par le ministre délégué auprès du Premier Ministre, ministre de l’Economie et des Finances, chargé des Finances, M. Boubacar Saidou Moumouni.

Pour le ministre Boubacar Saidou Moumouni, la tenue de cette rencontre traduit la volonté des trois chef d’Etats des pays membres de l’AES d’assurer le développement économique dans l’espace commun. Il a souligné le contexte difficile que vivent les trois pays (Burkina Faso, Mali et Niger) du fait notamment des sanctions injustes et illégales à eux imposées par les organisations régionales dévoyées aujourd’hui de leurs objectifs véritables. « Toutefois, l’engagement total et la capacité de résilience de nos populations permettront à nos pays de surmonter cette phase décisive de leur histoire », a-t-il estimé. Déplorant encore la situation desdits pays 63 ans après leur accession à la souveraineté internationale, le ministre délégué a souligné que le choix qui se présente à eux est très clair : celui « d’engager des actions vigoureuses tendant à briser les chaines de la dépendance ou périr ».

« Nous sommes convaincus que la création de l’AES nous permettra d’atteindre cet objectif de souveraineté. Le Gouvernement du Niger auquel j’appartiens, a fait ce choix de suivre le sens de l’histoire. Plus que jamais, les Nigériens sont déterminés à conquérir et renforcer la vraie souveraineté nationale. Cette attitude est issue du pragmatisme qui a toujours été à la base des décisions politiques majeures prises par notre pays », a-t-il déclaré. Il rappelle à titre illustratif, l’attitude courageuse du Président Diori Hamani, lors de la guerre civile du Biafra qui a fait plus d’un million de morts au Nigéria entre 1967 et 1970, avec la complicité avérée des puissances coloniales. Il a également évoqué le cas des Présidents Seyni Kountché et Ibrahim Baré Mainassara pour les rôles joués dans l’animation de certaines organisations d’intégration régionale et la promotion de la coopération Sud-Sud. Il a enfin rappelé les actions courageuses entreprises par le Président Tanja Mahamadou, pour aboutir à la diversification du partenariat dans le domaine de l’exploitation des matières premières notamment l’uranium et le pétrole.

Pour le ministre délégué aux Finances, les résultats et les recommandations forts enrichissants auxquels sont parvenus les Experts des trois pays constituent des leviers importants pour lancer les bases des discussions qui vont aboutir à des reformes structurantes dans l’espace AES. C’est pourquoi, il a estimé que la réunion des ministres doit émettre des signaux forts pour rassurer les populations de l’espace commun, dont les attentes à ce propos sont pressantes et légitimes. Ces signaux doivent porter sur quatre points essentiels. Il s’agit selon le ministre délégué de la mise en place rapide d’une administration légère, dotée d’un budget conséquent pour financer les opérations de lutte coordonnées contre le terrorisme, les escortes conjointes pour la sécurisation des corridors de désenclavement, d’approvisionnement et des sites d’extraction de nos richesses minières ; la réalisation d’une étude rapide sur la zone « franc » qui dégagerait tous les scénarii possibles. « Cette étude sera menée par les universitaires de nos trois pays de l’AES et le financement sera assuré par l’administration légère évoquée ci-dessus », a-t-il précisé. Il y a en outre la tenue, dorénavant, d’une rencontre de concertation des trois pays de l’AES avant toute réunion de la BCEAO, de l’UEMOA, de la CEDEAO et des autres organismes internationaux pour harmoniser leurs positions respectives et la tenue rapide d’un sommet des Chefs d’Etat pour entériner les décisions importantes auxquelles nous sommes parvenus.

Rappelons qu’avant les ministres, les experts des pays membres de l’AES se sont réunis du 23 au 24 novembre dans la capitale malienne. Cette réunion qui a regroupé les experts dans les domaines, de la sécurité intérieure, des transports, des douanes, de l’énergie, des mines, du commerce, des industries, de l’économie et des finances a pour objectif d’échanger et de créer une synergie d’action entre les pays membres sur l’accélération du processus d’intégration économique et financière au sein de l’Alliance. De manière spécifiques, les experts ont entre autres, procédé à une évaluation des forces, des faiblesses, des opportunités et menaces qui se présentent à l’AES. Ils ont également évalué les potentialités économiques des pays (ressources humaines, minières, etc.) ; le poids de l’AES dans l’UEMOA et la CEDEAO. Les experts ont par ailleurs identifié les contraintes et difficultés économiques majeures auxquelles sont confrontées les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ; analysé les problèmes de financement des économies des pays de l’AES. Ils ont ensuite identifié les solutions spécifiques et endogènes ; identifié et analysé les solutions aux entraves à la libre circulation et à la sécurisation des biens et des personnes à l’intérieur tout en assurant un meilleur contrôle aux frontières extérieures de l’AES. Les experts de l’AES ont par ailleurs défini des stratégies pour sécuriser l’approvisionnement des pays de l’AES en produits importés tout en minimisant les coûts ; défini une stratégie de création des unités industrielles. Ils ont enfin élaboré une feuille de route pour la réalisation des actions majeures retenues.

Siradji Sanda (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org/ 

Depuis le lancement des activités du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde la Patrie, les citoyens vivant au Niger et ceux de la diaspora continuent de s’aligner derrière le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie tout en apportant leurs contributions. C’est ainsi que la présidente du comité de gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, Mme Brah Réki Hassane Djermokoye, a réceptionné hier matin, plusieurs contributions au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi.

La présidente du comité de gestion a ainsi réceptionné la somme de 10.250.000 FCFA de la part des commerçants des 7 quartiers du grand marché de Niamey. Cette contribution est suivie par celle de l’Agence d’Orientation Scolary Finance en partenariat avec ADA Niger, qui offre trois bourses de trois (3) années d’études en Licence à l’IIM d’une valeur de 6.000.000 FCFA. L’Organisation Nigérienne des Educateurs Novateurs (ONEN) a remis un chèque d’un million de FCFA. Le village de Sabon Gari Takoussa de la commune rurale de Filingué a apporté une contribution de 1.000.000 FCFA.

… et celle de l’Agence d’orientaion Scolary Finance

Le Comité Directeur de l’Union Scolaire des Etudiants Nigériens (CD/USN) participe à cet élan patriotique avec la somme de 150 000 FCFA accompagnée d’une lettre d’engagement garantissant au FSSP un prélèvement de 25% dans la cotisation syndicale sur l’aide sociale au titre de l’année 2022-2023.

Ensuite, vient le tour du village de Bangou Zeino dans la commune rurale de Namaro, qui a donné la somme de 400.000 FCFA en espèce et 22 sacs de moringa estimés à une valeur de 110.000 FCFA en raison de 5 000 F l’unité. La coopérative des artisans du Château 1, a rehaussé la caisse du FSSP en apportant une contribution de 125.000 FCFA. Et enfin, un citoyen nommé Ibrahim Souley Noma a donné 2.000 FCFA pour montrer son engagement à accompagner le CNSP dans ce combat patriotique pour la souveraineté de notre cher pays.

Fatiyatou Inoussa et Moumouni Saley Daba (stagiaire)

Les travaux du forum régional sur l’éducation ont pris fin dans l’après-midi du jeudi 23 novembre 2023 à Tillabéri. A l’issue des assises de ce forum, une batterie d’engagements et de recommandations pertinentes ont été formulées par les parties prenantes visant à favoriser la réouverture des écoles fermées dans la région de Tillabéri.

Au terme des assises du forum régional sur les défis et perspectives de la continuité des activités pédagogiques dans la région de Tillabéri, le Secrétaire général du Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Professionnel et de la Promotion des Langues Nationales, M. Assane Hamza, a vivement remercié les participants pour leur mobilisation active à ce forum et l’enthousiasme dont ils ont fait preuve tout au long des travaux. « Je me réjouis des échanges très fructueux qui ont caractérisé le déroulement de ces assises. Ce qui témoigne de l’intérêt que vous accordez à la problématique de l’éducation dans notre pays », a-t-il ajouté. En effet, les échanges ont suscité en chacun des participants la ferme volonté de contribuer sans relâche aux actions retenues comme solutions appropriées permettant d’aboutir à un retour rapide des élèves à l’école. Au vu du travail abattu au cours des assises, notamment l’élaboration d’une feuille de route et la formulation des recommandations, les autorités ont positivement apprécié l’atteinte des objectifs assignés à ce forum.

En outre, les engagements pris par les différents groupes d’acteurs pour la mise en œuvre réussie de la feuille de route corroborent le succès retentissant de cette importante rencontre. « Il me plait donc d’espérer que vos précieux engagements, en riposte à la situation sécuritaire qui sévit dans la région de Tillabéri, seront bien tenus et que chacun à son niveau de responsabilité contribuera à la concrétisation de la mise en œuvre de cette feuille de route au profit de nos enfants privés de leur droit à l’éducation. Nous veillerons avec toute la rigueur nécessaire au suivi de la mise en œuvre de ce chantier extrêmement important et qui cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités de la transition sous l’impulsion du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Chef de l’Etat et du Premier Ministre, M. Lamine Zeine Ali Mahaman », a déclaré M. Assane Hamza, avant de réaffirmer au nom de la Ministre en charge de l’Education Nationale, leur engagement à soutenir la réalisation de toutes les activités inscrites dans ladite feuille de route.

Notons que les groupes d’acteurs ayant pris les engagements sont composés des cadres du Ministère en charge de l’Education Nationale, des FDS, des acteurs de la société civile et syndicaux du secteur de l’éducation, des leaders religieux et coutumiers, etc. Parmi les engagements, il y a la restitution des conclusions issues du forum à l’ensemble des collaborateurs et à tous les partenaires ; la création d’un cadre de concertation interministériel, l’intensification de la sensibilisation et la communication sur la problématique de la continuité des activités pédagogiques dans la région, le renforcement de la collaboration inter-acteurs, l’accompagnement du gouvernement dans le cadre de la sensibilisation des enseignants pour la continuité des enseignements/apprentissages dans les zones d’insécurité, la participation active à l’éveil communautaire à travers les structures d’appui à l’école. Il est aussi question de veiller à la bonne marche des centres de regroupement et/ou des écoles d’accueil, de renforcer la présence des FDS dans les zones d’insécurité, de renforcer la coordination des partenaires intervenant dans la gestion des urgences ; de renforcer le dispositif de gestion des urgences au niveau du Ministère en charge de l’Education Nationale ; de finaliser l’élaboration de la stratégie nationale sur le numérique en vue d’encadrer, entre autres, l’éducation à distance et l’auto apprentissage.

Abdoul-Aziz Ibrahim, ONEP Tillabéri

 

Une délégation de treize (13) femmes de la Confédération des Femmes Battantes de la République du Niger, conduite par Madame Soumaila Ali Fati, a rendu une visite de courtoisie à la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, S.E. Madame Damtien L. Tchintchibidja, à Abuja le 13 novembre 2023. A également pris part à la rencontre, Madame Fatou Sow Sarr, Commissaire au Développement Humain et aux Affaires Sociales.  

La réunion a porté sur la situation sociopolitique et humanitaire au Niger et sur l’impact des sanctions de la CEDEAO à la suite du coup d’État du 26 juillet 2023. S’exprimant au nom de la délégation des femmes, Madame Soumaila Ali Fati a exprimé sa préoccupation quant aux implications socio-économiques de ces sanctions sur la population et en particulier sur les femmes et les enfants au Niger.  

Les discussions ont également mis en lumière le rôle important de conciliation joué par les femmes africaines ainsi que leur contribution à la paix et au bien-être des communautés. 

La délégation des femmes a saisi l’occasion pour adresser un plaidoyer au Président de la Commission de la CEDEAO pour la levée des sanctions contre le Niger tout en appelant à une plus grande solidarité au sein de la région face à la détérioration de la situation humanitaire au Niger. 

La Vice-Présidente a exprimé sa compassion à la délégation, promettant de transmettre leur requête au Président de la Commission. Elle a indiqué que la Commission de la CEDEAO est sensible aux souffrances des populations et que par sa Vision, elle travaille pour une communauté des peuples pleinement intégrée dans une région paisible et prospère. Elle a rappelé que la population n’est qu’une victime collatérale des sanctions destinées à restaurer rapidement l’ordre constitutionnel au Niger conformément aux protocoles existants de la CEDEAO ratifiés par les États.  

Photo de famille à l’issue des échanges

A l’issue de la rencontre, la délégation de femmes a été encouragée à continuer son plaidoyer auprès des autres parties prenantes au Niger en vue de contribuer à la poursuite du dialogue entre la CEDEAO et la junte militaire au Niger. 

Direction de la Communication de la Commission de la CEDEAO

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En prenant la parole devant les médias nationaux et internationaux, le Jeudi 21 Novembre 2023, à Bamako d’abord puis à Ouagadougou ensuite, le Président du Conseil National pour la Sauvegarde la Patrie (CNSP) est resté constant, clair, précis et surtout péremptoire quant à la détermination des trois Chefs d’Etat des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à cheminer ensemble, malgré les obstacles exogènes, pour l’édification d’un Sahel souverain, pacifique, libre et prospère.

Reconnaissant et humble dans l’action et le geste, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a tenu à féliciter les frères et amis du Mali et du Burkina-Faso qui ont tenu, quelques jours après les événements du 26 juillet 2023, à marquer leur solidarité et leur soutien indéfectible au peuple nigérien qui faisait face à des menaces tous azimuts provenant de certaines organisations communautaires, des chancelleries et des partenaires au développement.

Le Président du CNSP a remercié également ces deux pays pour leur décision commune, exprimée avec véhémence et la solennité requise, par laquelle ils considéraient toute agression contre le Niger comme une déclaration de guerre contre le Mali et le Burkina-Faso.

En vérité, les sanctions sévères et iniques prises contre le Niger et la réaction prompte, rapide et proportionnelle du Mali et du Burkina-Faso, au lendemain du 26 Juillet 2023, ont fait naitre au sein des populations de ces trois pays voire au niveau des Chefs d’Etat et Présidents de Transition desdits pays un sentiment patriotique commun et un désir ardent de solidarité, de soutien constant, d’union et d’unité dans l’action.

A Bamako, tout comme à Ouagadougou, le Général Abdourahamane Tiani a symbolisé le Niger dans toute sa grandeur, le Nigérien dans la plénitude de sa résilience, un père de la Nation reconnaissant qui, sans complexe ni hésitation, se déplace pour rendre hommage à deux pays frères qui ont soutenu son pays à un moment difficile de son Histoire.

Jeudi dernier, en apportant le témoignage de sa présence dans ces deux pays, le Président du CNSP appuie sur l’accélérateur du navire battant pavillon AES qui, plaise à Dieu, accostera sur des rives prometteuses et riches à la grande satisfaction et au bénéfice surtout des fils et filles de ce triumvirat sahélien qui, pour le moment, fait face à une instabilité sécuritaire commanditée par des puissances extérieures intéressées au plus haut point par les ressouarces naturelles abondantes de la zone et exécutée par de ténébreux auxiliaires commis à cette sale besogne.

Les conclusions des entretiens entre Chefs d’Etat et celles des rencontres bipartites en disent long sur la volonté et la détermination des trois pays qui ne reculeront devant aucun obstacle dans l’affirmation de leur souveraineté et la défense de l’intégrité territoriale de l’ensemble de l’AES.

S’agissant des sanctions sévères, décrétées contre notre pays par les organisations communautaires et leurs succursales monétaires, le Général Abdourahamane Tiani a loué la résilience et l’adaptation sans commune mesure du peuple nigérien avant de demander aux deux pays amis visités la poursuite de leurs appuis et soutiens.

Ces sanctions, à l’inverse de l’objectif visé par leurs commanditaires qui était d’étouffer le Niger, sont en train, in fine, de tendre inexorablement vers la décadence et l’éclatement de certaines de ces organisations communautaires et de sonner le glas de leur appendice monétaire.

Alou Moustapha (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org/ 

Suite à l’appel lancé par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) à travers la création du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), les Nigériens vivant au pays et ceux de la diaspora continuent à se mobiliser à travers leurs contributions en nature et en espèce. C’est ainsi que le samedi 25 novembre dernier, la présidente du comité de gestion du fonds, Mme Brah Réki Hassane Djermakoye, a réceptionné trois contributions à savoir celle d’une délégation des ressortissants du village de Toukounous d’une valeur de 2.550.000 FCFA, celle du Groupe Ego International SA d’une valeur estimée à 100 millions de FCFA en nature et en espèce, enfin un geste du groupe Filingué Guida, un groupement féminin qui a apporté une somme de 265.000 FCFA.

Cette cérémonie de réception des contributions s’est déroulée au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey en présence du Secrétaire Permanent du CNSP, le Colonel Sahabi Sani, et d’autres membres du comité de gestion du FSSP.

… et de celle des agents du cadre des eaux et forêts

A l’issue de ces différentes contributions, le Secrétaire Permanent du CNSP, le Colonel Sahabi Sani, a salué ces gestes patriotiques. Il a, au nom du Président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, exprimé ses vifs remerciements à tous ceux qui ont apporté leurs contributions ‘’hautement symboliques et patriotiques’’. « Vous êtes dans une zone d’insécurité, vous vivez cette situation avec courage et malgré tout, vous avez apporté votre contribution à cet effort national, cela traduit votre détermination à soutenir l’objectif poursuivi par nos autorités », a-t-il dit à l’endroit des ressortissants de Toukounous.

Saluant la contribution du Groupe Ego International SA, le Secrétaire Permanent du CNSP a estimé que ce geste est aussi une marque de soutien de son  groupe envers notre population. « Je vous exprime mes remerciements pour ce geste exceptionnel en nature et en espèce qui nous encourage dans ce combat pour la restauration de l’honneur du Niger », a-t-il conclu.

Il faut rappeler que dans la matinée du vendredi 24 novembre, le comité de gestion du FSSP avaient réceptionné d’autres contributions. C’est ainsi que le comité a réceptionné la contribution des agents du Cadre des eaux et forêts qui s’élève à 16. 426.000 FCFA. Le mouvement citoyen des personnes handicapées à apporter une contribution de 33.500 F. Pour le représentant du mouvement, le handicap ne saurait laisser leur mouvement indifférent par rapport à cet élan de solidarité que requiert la situation de notre pays. Les handicapés participent au développement de ce pays, a-t-il ajouté.

Ce geste est suivi de celui du personnel de l’inspection Niamey VI accompagné des enfants de la maternelle de l’école Nord faisceau 2 qui ont chanté l’honneur de la patrie. Ils ont apporté respectivement une somme de 570.000 F et 700 F. Pour le représentant du personnel de l’inspection, M. Kadri Hassane, il a indiqué qu’étant soldat de la craie, ils vont participer à la construction nationale et vont retourner dans les classes pour accompagner les efforts inlassables du gouvernement. Les cinéastes du Niger ont fait un geste de 100.000 F. Ils ont par ailleurs assuré à la présidente du FSSP qu’ils continueront à apporter leurs contributions à travers la production de films de sensibilisation.

Dans la quête d’une transition réussie et d’une cohésion sociale pérenne, la nouvelle société dénommée Soubaki-Niger qui débutera bientôt dans le secteur alimentaire et de l’hygiène a décidé d’apporter sa contribution avec un montant de 30.000 F. Hassana et Housseina, des jumelles âgées de 9 ans, accompagnées par leur mère ont inscrit leurs noms sur la liste des contributions en apportant au fonds une somme de 2150 F. « Nous avons amené notre contribution pour la reconstruction de notre pays » a dit Housseina. Cette contribution est suivie de celle du personnel de l’ONG CARE international qui a remis un chèque de 3.400.000 F pour soutenir les nobles actions du CNSP.

Après la réception de ces contributions, la Présidente du comité de gestion du fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie, Mme Brah Réki Hassane Djermakoye a, au nom du Président du conseil national pour la sauvegarde de la patrie, exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude à l’ensemble des personnes qui se sont manifestées pour le soutien hautement patriotique au fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie.

Mamane Abdoulaye et Rabiou Dogo Abdoul-Razak (ONEP)

Source : https://www.lesahel.org/ 

Le Burkina Faso, la République du Mali, et la République du Niger ont officiellement établi une coopération stratégique en signant la Charte instituant l'Alliance des États du Sahel (AES) le 1er septembre 2023 à Bamako. Cette initiative vise à sécuriser, promouvoir l'indépendance économique et préserver l'intégrité de l'espace du Liptako-Gourma. Suite à cette décision, les Ministres chargés de l'Économie et des Finances des trois pays ont tenu une réunion ministérielle sur le développement économique dans la région du Liptako-Gourma.

La réunion ministérielle a souligné la nécessité d'une coopération renforcée malgré les défis économiques et sécuritaires. Les Ministres ont condamné fermement les attaques terroristes dans la région et ont exprimé leur solidarité pour travailler ensemble au bien-être des populations. Des experts ont préparé le terrain en discutant des thèmes tels que les échanges commerciaux, la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, la transformation industrielle, le financement, l'intégration économique, l'arsenal réglementaire et les réformes nécessaires.

Nigerdiaspora

Lire ci-dessous l'intégralité du communiqué final

 

Le vendredi 24 novembre 2023, à l’occasion du 3ème anniversaire de la disparaissait de l’ancien président de la République, Mamadou TANDJA, les anciens du Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD-Nassara) se sont retrouvés pour la Fatiha et le recueillement. C’était la nostalgie et aussi l’occasion « des rappels du bon vieux temps » comme le dit. Certains n’ont pas caché leur souhait ardent de la reconstitution de l’ancien MNSD. Est-il possible vu les animosités, intrigues, trahisons restées indélébile dont certains ont été victime ?

Pour rappel, après la conférence nationale souveraine en octobre 1991, le MNSD parti-Etat, après l’instauration du multipartisme au Niger, a organisé son premier congrès où il y avait trois candidats, le Feu Moumouni Djermakoye Adamou, le Feu Ali Chaibou et le Feu Mamadou Tandja. Le congrès a élu le Feu Mamadou Tandja Président et candidat du parti aux élections de 1992, et Hama Amadou Secrétaire Général du parti. A partir de cette date, Moumouni Djermakoye a quitté le parti et créer avec certains de ses camarades du MNSD parti-Etat l’Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès (ANDP-Zaman Lahiya), qui s’est ralié par après avec les partis du changement (CDS-Rahama, PNDS-Tarayya…) pour créer l’Alliance des Forces du Changement (AFC) qui a porté le Président Mahamane Ousmane de la CDS-Rahama au pouvoir aux élections de 19992. C’était le régime de la 3ème République.

Le MNSD-Nassara s’est retrouvé à l’opposition pendant au moins deux ans. En 1994, les problèmes interne de l’AFC ont entrainé l’éclatement de l’alliance qui a conduit le Niger vers des futures élections législatives anticipées qui ont donné victoire à la nouvelle majorité composée des principaux partis MNSD-Nassara et PNDS-Tarayya avec 43 députés contre 42 pour l’alliance du Président de la République Mahamane Ousmane l’AFC. Cette situation a créé une cohabitation houleuse jusqu’au coup d’Etat du Leut. Colonel Ibrahim Baré Mainassara le 27 janvier 1996 pour créer le Conseil National de Salut (CNS).

En juillet 1997, le chef de la transition du Conseil National de Salut (CNS) a décidé d’être candidat aux élections présidentielles, plusieurs militants du MNSD-Nassara Nassara et autres partis ont rejoint le mouvement de Cosimba créé par Ibrahim Baré Mainassara. Après les élections contestées, ce dernier a été élu président de la 4ème République. Le 09 avril 1999, le Commandant Daouda Malam Wanké a mis fin au régime de la 4ème République qui a couté la vie au Président de la République Ibrahim Baré Mainassara. Après une transition de neuf mois, le MNSD-Nassara a pris le pouvoir et Mamadou Tandja devient le président de la 5ème République. Une fois au pouvoir, le MNSD n’a pas pu échapper à la division face aux ambitions de ses leaders. En 2001, lors des renouvellements des structures pour la Présidence du parti, certains leaders ont connu des frustrations comme Wasalké Boukari, Almoustapha Soumaila, Feu Jean Padenou pour ne citer que cela. Le parti a connu son apogée, mais l’adversité qui profondément secouer le pays en 2007 après la motion de censure contre le gouvernement de Hama Amadou, puis en 2008 après le congrès de Zinder qui a porté Seini Oumarou à la Présidence du parti en remplacement de Hama Amadou, emprisonné à Koutoukalé accusé dans l’affaire dit « fonds d’aide à la presse », et Albadé Abou élu Secrétaire Général du parti. Après plusieurs années de procès sans succès Hama Amadou a créé et officialisé son parti le Moden FA Lumana, quelques semaines après le coup d’Etat du 10 février 2010 et mis fin au régime de la 6ème République. Ensuite en Août 2013, quand le Président élu en 2011, de la 7ème République Issoufou Mahamadou appelé les partis politiques pour un gouvernement d’union nationale, le MNSD s’est une fois de plus divisé avec le départ, après des mois de procès, de plusieurs cadre dont le SG du parti Albadé Abouba pour créer le MPR-Jamhuriya. Puis en 2020, le SG du parti Abdoul Kadri Tidjani a aussi claqué la porte pour créer son parti FALALA. Lumana a enfanté Amin amin de Ladan Tchana, Fussa’a de Salissou Mahamadou Habi. Du parti MPR-Jamhuriya aussi Amadou Salifou a quitté pour créer le parti Ya Salam, Alma Oumarou a créé le parti Farila.

Aujourd’hui, presque toutes les sections du MNSD connaissent des problèmes de division. Au-delà les partis politiques nés du MNSD-Nassara tous connaissent des problèmes à l’interne.

Comment ceux-là qui rêvent de reconstituer l’ancien MNSD vont-ils pour amener les uns et les autres à surmonter leurs égos et recoller les morceaux ? Après tant de déchirement et ‘’tank teferi’’ comme disent les zarma sans discernement et retenue ? affaire à suivre…

Zabeirou Souley

Le samedi 25 novembre 2023, le Ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie, M. Mahaman Moustapha Barké, aux côtés de la Directrice Générale de la NIGELEC et de son équipe, a officiellement déclaré l'opérationnalité de la centrale solaire de 30 MWc de Gorou Banda. Cet événement marquant intervient après l'inauguration de la centrale le 5 juillet 2023. Jusqu'à la veille de cette annonce, la centrale a injecté une quantité significative de 3176 MWh dans le réseau de la NIGELEC, provoquant une amélioration perceptible de la qualité de l'approvisionnement énergétique fourni par la société.

Le Ministre a souligné que cette réalisation a été rendue possible grâce à la collaboration sans faille des agents de la NIGELEC et des équipes techniques qui ont persévéré malgré le départ des dirigeants d'autres entreprises chargées de finaliser les travaux à la suite des événements du 26 juillet. Il a exprimé sa reconnaissance envers les agents de la NIGELEC, le responsable de la société sous-traitante, ainsi que les professionnels techniques des autres entreprises impliquées dans le projet.

Informant sur l'impact positif de cette centrale solaire, le Ministre Maman Moustapha Barké a souligné que près de 500 000 habitants de la région de Niamey bénéficieront de cette source d'électricité. Il a souligné que les retombées favorables se font déjà sentir depuis octobre, avec l'injection des Points de Transformation (PTR). Cette étape est considérée comme la première phase d'une solution d'urgence, avec la perspective de futures étapes, notamment le démarrage du 5ème groupe de Gorou Banda prévu pour le lundi suivant.

Le Ministre a insisté sur le fait que le changement positif s'est déjà produit au cours des dernières semaines, et que la population a témoigné d'une amélioration notable de la qualité de l'approvisionnement électrique de la NIGELEC. Il a souligné que d'autres étapes seront franchies progressivement, avec l'objectif ultime de revenir à la normale. Les perspectives à venir dépendront des programmes élaborés, et le Ministre a affirmé que la presse sera régulièrement mise à jour à chaque étape franchie.

En conclusion, il est à noter que cette centrale solaire de 30 MWc représente un jalon majeur dans l'histoire énergétique du Niger. Érigée sur une superficie de 27 hectares, son coût de 20 milliards de FCFA a été financé par l'AFD, l'UE et le Niger. Composée de 55 776 panneaux solaires de 540 Wc chacun, elle devrait produire 53 GW/h par an, exploitant la puissance du soleil nigérien pour répondre aux besoins croissants en énergie de la nation.

Boubacar Guédé  (Nigerdiaspora) 

À l’invitation de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali, Son Excellence Le Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger a effectué une visite de travail à Bamako, le 23 Novembre 2023 ;

  1. Après l’accueil de Son Excellence Le Général de Brigade Monsieur Abdourahamane TIANI par son frère Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, le Chef de l’Etat nigérien et la délégation qui l’accompagne ont reçu de la part des Autorités et du peuple du Mali un accueil chaleureux et fraternel dans l’esprit de l’hospitalité légendaire et des liens séculaires qui existent entre les peuples Malien et Nigérien ;
  2. Cette visite à Bamako s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’amitié et de la coopération qui unissent si heureusement les deux pays depuis leur accession à la souveraineté internationale ;
  3. Le Chef de l’Etat du Niger a eu un entretien en tête à tête avec son frère et homologue du Mali, Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la transition malienne, Chef de l’Etat. L’entretien entre les deux Chefs d’Etat a été suivi par une séance de travail élargie aux membres des deux délégations et ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun. Les échanges qui se sont déroulés dans une ambiance empreinte de fraternité ont permis un examen approfondi des défis communs et de passer en revue des sujets majeurs de l’actualité ;
  4. Au cours de leurs échanges, les deux délégations ont réaffirmé leur volonté commune de dynamiser, de renforcer et de diversifier la coopération bilatérale entre les deux pays, pour la hisser à la hauteur des relations stratégiques entre le Mali et le Niger et des attentes légitimes de leurs peuples respectifs à la paix, à la sécurité et au développement ;
  5. Les deux délégations ont salué la coopération bilatérale en matière d’hydrocarbures et se sont engagées à la poursuivre et à la renforcer ;
  6. Les deux Chefs d’Etat ont convenu de renforcer la coopération au plan politique, économique, scientifique et culturel et d’accroitre les échanges mutuels dans tous les domaines, en tenant, à Bamako, en décembre 2023, la 8ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération Mali – Niger ;
  7. Les deux délégations ont renouvelé leur appréciation de la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dont l’opérationnalisation est en cours, avec la tenue à Bamako, du 23 au 25 novembre 2023, de la réunion ministérielle de l’AES sur le développement économique dans l’espace du Liptako-Gourma, et, du 27 au 30 novembre 2023 de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de l’AES ;
  8. Sur le plan sécuritaire, les deux délégations ont réaffirmé leur engagement à conjuguer leurs efforts pour accroître la lutte contre les groupes terroristes au Burkina, au Mali et au Niger et ont convenu de mener des actions conjointes pour éradiquer ce fléau qui constitue un obstacle au développement des trois pays. ;
  9. La Partie nigérienne a chaleureusement félicité le Gouvernement du Mali et les Forces Armées Maliennes (FAMa) pour la reprise héroïque de la région et la ville de Kidal. Elle a  exprimé son espoir de voir le Mali consolider sa présence et son autorité sur l’ensemble de son territoire national ;
  10. Les deux délégations se sont réjouies de l’engagement commun à mutualiser les efforts pour ratisser les zones de repli des terroristes chassés de Kidal ;
  11. Les deux délégations ont également loué la résilience et l’engagement dont fait preuve les deux peuples face aux épreuves à eux imposées ;
  12. Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA a particulièrement réitéré son soutien fraternel et de solidarité au Peuple et aux Autorités du Niger, comme souligné à travers le Communiqué conjoint en date du 31 juillet 2023, du Mali et Burkina en réaction aux conclusions des Sommets extraordinaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, tenus à Abuja le 30 juillet 2023, et qui imposaient des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines aux populations et aux Autorités nigériennes.
  13. Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali a exprimé ses sincères remerciements à son frère et homologue du Niger pour sa visite à Bamako;
  14. Son Excellence Le Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger a invité Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali, à effectuer une visite officielle au Niger. Cette invitation a été acceptée avec gratitude et la date sera fixée par voie diplomatique.

Fait à Bamako, le 23 Novembre 2023