Son absence au pays a laissé l’UDR-TABBAT dans une situation d’incertitude quant au choix qu’il doit opérer entre rallier la mouvance présidentielle ou rester à l’opposition qu’il avait rejointe à la veille des élections. C’est sans doute cette situation que certains veulent aujourd’hui exploiter pour lui «concasser» son parti. Qui pourrait donc être en train de vouloir concasser ce petit parti dont le candidat à la dernière présidentielle n’a pas atteint les 2% des suffrages mais qui dispose tout de même de trois députés à l’Assemblée nationale. S’agit-il du principal parti au pouvoir, le PNDS dont le président Mohamed Bazoum avait juré d’abandonner la politique si Amadou Boubacar Cissé atteignait les 5% des suffrages aux dernières présidentielles ? Ou bien c’est le MNDS-NASSARA de Seïni Oumarou qui profite de sa position des rentes pour faire subir au parti d’Amadou Boubacar Cissé ce qu’il avait vécu quand il était à l’opposition et qui lui a fait perdre de nombreux militants aujourd’hui réunis au sein du Mouvement patriotique pour la République (MPR-Jamahoriya) d’Albadé Abouba ? L’un dans l’autre, ce n’est pas le fait d’avoir un parti politique qui constitue l’essentiel en politique, mais d’avoir des bases avec soi. L’ancien ministre Abdou Labo, qui s’est battu comme un diable pour arracher la Convention démocratique (CDS-RAHAMA) à Mahamane Ousmane doit avoir compris cela une fois pour toutes et doit même être en mesure de dispenser un cours sur les conséquences d’avoir un parti sans ses militants dans n’importe quelle université du monde.
Dan Lamso
31 mars 2017
Source : Le Monde d'Aujourd'hui