Parlant des résultats auxquels ils ont abouti lors de la rencontre, le Chef du gouvernement a confié avoir assisté à des discussions franches et sereines ayant conduit à un consensus sur les modalités du déroulement de ce dialogue politique. Concernant ces modalités, SE Brigi Rafini a mentionné, entre autres, la question de l’ordre du jour, de l’accompagnement du climat qu’il faut créer pour que le dialogue puisse être avancé, du format, c'est-à-dire sur lequel ce dialogue va-t-il se dérouler, et enfin la question du calendrier.
S’agissant de l’ordre du jour, le Premier ministre a déclaré que les participants se sont principalement entendus sur quatre points à savoir les élections, la CENI, le CNDP, et l’accès équitable aux médias publics.
Des discussions sereines…
Pour ce qui est du format, il a été retenu, selon le Chef du gouvernement, que le groupe des différentes parties prenantes va regrouper 38 personnes parmi lesquelles 10 représentants de la majorité politique, 10 représentants de l’opposition politique, 10 représentants des partis non affiliés, 5 représentants des centrales syndicales représentatives, 3 représentants de la Société Civile. A ceux-là s’ajoutent 3 grands témoins qui sont l’Association des Chefs Traditionnels, l’Association Islamique du Niger, et l’Eglise, et 3 observateurs internationaux à savoir les représentants du Système des Nations Unies, de l’Union Européenne et de NDI.
« Au cours de discussions les participants ont pris des mesures consistant à accompagner ce dialogue afin de créer un climat d’apaisement sur l’ensemble de notre territoire », a-t-il souligné. SE. Brigi Rafini a confié que le gouvernement a, à ce titre été interpellé pour qu’il fasse des actes qui vont dans le sens de l’apaisement de climat politique. A cet effet, il a été demandé au Premier ministre, Chef du gouvernement, que l’accès aux médias publics se passe dans le respect des lois de la République.
Le Premier ministre a annoncé que les participants se sont donnés un mois en vue d’examiner les différentes questions notamment l’ordre du jour, et de déposer leurs travaux dans le délai. Il a noté que toutes les discussions se sont déroulées dans un climat de franchise absolue et de sérénité.
Volonté affichée des différents acteurs d’œuvrer dans le sens de la relance du dialogue politique
Par ailleurs, il a dit avoir noté la volonté très affichée de l’ensemble de parties prenantes à contribuer effectivement à la création des conditions nécessaires à l’apaisement tant souhaité par les Nigériens. SE.Brigi a formulé les vœux pour que ce processus qui vient d’être amorcé puisse se dérouler dans les meilleures conditions et atteindre ses objectifs. Le Chef du gouvernement a précisé que cette première rencontre qui a enregistré la participation de cinq leaders de chaque groupe, sera prochainement élargie à dix représentants par groupe politique.
Pour sa part, M. Seini Oumarou, président du MNSD-Nassara (membre de la majorité au pouvoir) est revenu sur le rôle que la presse doit jouer avant d’appeler les médias à plus de responsabilité pour que ce processus qui vient d’être engagé soit soutenu. Il a en outre demandé aux différents acteurs d’accompagner ce processus pour qu’ils puissent aboutir aux résultats escomptés par tous.
Pour M. Cheffou Amadou, président RSD-Gaskiya (un autre parti de la majorité), le dialogue politique que le gouvernement a pris l’initiative de relancer, est extrêmement important pour notre pays, parce qu’il s’agit de faire avancer la transition politique au Niger et, à terme, espérer la mise en place d’un système de régulation et de stabilisation des élections. Il a espéré que le dialogue politique que les acteurs ont décidé d’entreprendre avec sincérité et responsabilité puisse avancer notre transition démocratique. M. Cheffou Amadou a par ailleurs souligné que ce dialogue politique concerne toutes les franges de la société qui doivent accompagner ce processus qui doit s’effectuer dans la sincérité, dans la sérénité, et dans un esprit de responsabilité.
Représentant les partis de l’opposition politique, M. Amadou Djibo dit Max a dit avoir évoqué au cours de la réunion des mesures de décrispation entre autres l’accès équitable aux médias publics, la cessation de harcèlement contre les membres de l’opposition, la revue de la législation sur les manifestations. Il a enfin souligné que le grand gagnant de l’aboutissement d’un climat politique apaisé, est le Président Issoufou Mahamadou.
Laouali Souleymane(onep)
31 octobre 2019
Source : http://www.lesahel.org/